Le fondement islamiste de la décapitation d’un professeur
Le 16 octobre 2020, Samuel paty, professeur d’histoire géographie du collège de Conflans-Sainte-Honorine a été décapité par un terroriste islamiste. Il avait eu l’outrecuidance de présenter à sa classe les caricatures de Mahomet (publiées par l’hebdomadaire Charlie hebdo), ce que le terroriste n’a pas supporté.
Le mobile de l’agression a donc été considéré comme la dispense par enseignement, d’un cours sur la liberté d’expression et, selon l’expression du président de la République Emmanuel Macron : «  la liberté de croire ou de ne pas croire ».
Classiquement, les terroristes islamistes sont présentés, en France, comme des personnes atteintes de troubles psychiques ou psychiatriques. Il n’en est évidemment rien. Le terroriste islamiste a une logique personnelle qui répond à une injonction religieuse prescrite en Islam.
 
Autrement dit, pour lui, son acte est parfaitement justifié. L’inconvénient résulte de ce que l’occident ne  mesure pas la structuration intellectuelle de tels assassins et la parfaite justification de leurs actes au regard de la foi religieuse.
Le terroriste tchéchène (âgé de 18 ans) s’est expliqué (sur sur compte twitter) sur le motif de son acte :  « A Macron, le dirigeant des infidèles, j’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer qui a osé rabaisser Muhammad ».
Aussi, et selon le terroriste, comme le professeur s’en était pris à l’Islam, il cru pouvoir s’ériger en combattant, sans même avoir à mesurer l’horreur de son acte.
L’acte barbare, inqualifiable, apparait, en réalité, comme le résultat de l’intolérance et une dramatique illustration de son refus de la liberté d’expression, pilier des sociétés démocratiques.
Il est donc  nécessaire de comprendre le fonctionnement du terroriste et son mode de pensée particulier.
Le terroriste islamiste s’est juste référé au fonctionnement de la société en Islam dans laquelle il n’existe pas de séparation entre le profane et le religieux « car ce qui est dans les Cieux et sur la terre appartient à Allah » (4 verset 131, 132).
Il n’existe dès lors pas, pour lui, de règles qui s’appliquent dans la sphère publique (c’est-à-dire dans ses relations avec autrui ou avec les dirigeants) et d’autres qui concerneraient sa foi.
L’imbrication des dimensions temporelles et spirituelles sont telles quelles sont  indissociables. Plus précisément, le monde musulman est divisé en deux parties : la terre de l’Islam (régie par la Sharî’a ou encore la Loi d’Allah) et la terre de l’ignorance et de la contradiction qui n’est pas musulmane.
Or, le terroriste islamiste est convaincu qu’il se trouve, en France, sur un territoire de la seconde catégorie.
 D’ailleurs.  comme le terroriste islamiste est persuadé qu’il n’y a pas « d’autre religion que celle qui impose la soumission à Allah » (sourate 3 verset 19), il adhère au principe selon lequel « Allah a envoyé son Messager, Muhammad, avec la Direction et  la Religion pour la faire triompher sur toutes les autres » (Sourate 48 verset 28).
Les caricatures de Mahomet constituent donc  non seulement une atteinte à l’Islam mais violent également, les convictions centrales de son existence. Aussi, s’en tient il à la règle coranique selon laquelle il convient de distinguer les vrais croyants de ceux qui ne le sont pas : les vrais croyants sont ceux qui croient en Allah et son envoyé (Sourate 49, verset 15).
Inversement, tout ce qui n’est pas musulman (soumis à Allah) est hors de la voie juste.
Le fondamentaliste islamiste s’imagine donc (conformément à la règle coranique) devoir combattre, tous les messages religieux qui ne relèvent pas de l’Islam : « combattez ceux qui ne s’interdisent pas ce que Allah et son Prophète ont défendu, ceux parmi les gens du Livre (les juifs et les chrétiens) qui ne professent pas la Religion Vraie : combattez les jusqu’à ce qu’ils paient le tribu qu’ils se soumettent et qu’ils s’humilient (Sourate 9 Verset 29).
Tristement, pour le terroriste islamiste, le Professeur était fatalement un mécréant qui devait être éliminé. C’était même un devoir conforme à la Sourate 4, Verset 76 : « les croyants combattent dans le chemin d’Allah. Il faut combattre « les suppôts de Satan car les stratagèmes du démon sont impuissants ».
Le terroriste islamiste n’est heureusement pas seul dans son entreprise : « o croyants, si vous faites triompher la cause d’Allah, il vous assistera et affermira vos pas » (Sourate 47 verset 7).
Notons également que la conversion des infidèles n’est pas une garantie de tranquillité : « s’ils sombrent à nouveau dans l’infidélité, tuez les partout où vous les rencontrerez. Ne prenez ni ami ni auxiliaires (sourate 4 verset 89).
Le combat islamiste  s’inscrit d’ailleurs dans un rapport de force. Pour l’islamiste terroriste, le Jihad est une obligation et la violence qui en résulte se justifie par la justesse de la cause.
La paix ne doit jamais être recherchée dès que la guerre présente toute les chances d’être gagnée «  ne soyez point fables et n’appelez point à la paix lorsque vous êtes les plus forts et qu’Allah est avec vous. Il ne vous privera pas du bénéfice de vos œuvres » (Sourate 47, verset 35).
Le terroriste n’a donc  rencontré  aucun problème de conscience (comme dans le monde occidental), persuadé de n’être que la main d’Allah qui observe comment chacun se comporte et qui doit rendre coup pour coup aux ennemis de l’Islam « car Allah est plus fort qu’eux et ses châtiments sont plus terribles » (Sourate 4, Verset 84).
Dans son rôle de défenseur de la foi islamique, il pouvait donc entreprendre un processus de vengeance, comme l’ont fait ceux qui s’en sont pris au journal satirique, en janvier 2015, et celui qui a commis l’acte terroriste devant les locaux de Charlie hebdo en septembre 2020 lors des dernières publications de Mahomet, même sil  se trompe de cible.
L’Islam a préconisé plusieurs hypothèses dans lesquelles la vengeance est autorisée. S’Il est, en principe, interdit de tuer : « Sauf a bon droit ne tuez point l’homme dont Allah a rendu la vie sacrée » (sourate 17, verset 33),  il reste néanmoins possible de le faire dans le cadre de la loi du Talion (sourate 5 verset 45).

Il est même une obligation de le faire en cas d’attaque. « Ceux qui ont été attaqués sont autorisés à se défendre parce qu’ils ont été lésés » (sourate 22, verset 39-40).
A fortiori s’il s’agit de mécréants « Il dit aux anges, je suis avec vous affermissez les croyants. Je vais jeter la terreur dans le cœur des mécréants, frappez leur cou et leur doigts » (sourate 8, verset12-13).
Le terroriste a finalement été abattu par les services de police, dans la mesure où il était armé et qu’il menaçait les services de police. En tout état de cause, la mort ne lui faisait pas peur. Elle n’est que le résultat d’une volonté transcendantale, décidée par Allah : « que ceux qui veulent échanger la vie présente contre celle de l’Au-delà combattent dans le chemin d’Allah. Qu’ils succombent ou qu’ils soient vainqueurs, nous leur accorderons une généreuse récompense » (Sourate 4, Verset 74).
N’ayant aucune raison de craindre la mort, le terroriste pouvait donc lancer, dans les secondes précédant son élimination : Allah ou Akbar (Allah est le plus grand).
Le code pénal ne suffit pas pour faire comprendre aux terroristes l’interdiction de tuer.
Tant qu’il n’y aura pas de séparation entre la Mosquée et l’Etat dans la pensée islamique, de tels assassinats risquent de se multiplier encore longtemps.

2 Commentaires

  1. Donc pour ceux qui appliquent la taqqiya je leur dirais simplement ceci :  » ARRETEZ DE NOUS EMMERDER AVEC VOTRE ISLAM DES LUMIERES ». CELA N’EXISTE PAS. LES LUMIERES C’EST DIDEROT, VOLTAIRE ET TANT D’AUTRES. VOUS C’EST L’OBSCURANTISME.
    ROSA

  2. Simple question :
    Au regard des toutes les Sourates énoncées et celles qui sont également le corpus du Coran, est il interdit d’affirmer que le Coran est en flagrante incompatibilité avec les Lois de l Etat de Droit, avec celles de la Republique, avec la Charte des Natons Unies cet qu a ce titre il est nécessaire voire impérieux de oursuivre en Justice les Hommes et Femme, ainsi que les Etats qui s en réclament ?????
    Autre question :
    Il y a en France environ 8 millions de musulmans, dont, dit on a l envie (selon le « pasdamalgame »), l immense majorité ne se sent pas solidaire de L’islamisme radical ou Politique….
    Sommes nous en situation de nous interroger sur l absence de manifestations massive de ces musulmans avides de démontrer leur dégoût pour les actes barbares de leur « infime minorite » de coreligionnaires, et leur profond et sincere rejet de tout ce qui dans le Coran, de manière très explicite, contrevient aux Lois de la Republique et du « vivre ensemble » ???
    Un appel général des autorités musulmanes a se réunir dans toutes les grandes agglomérations qui ressembleraient quelques milliers de « fidèles musulmans » ne serait il pas la meilleure preuve de leur sincérité ???

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