L’arme aérienne des forces terrestres de Tsahal,

pivot de la guerre contre-insurrectionnelle et anti-terroriste

Dans une ère d’interopérabilité  et de connectivité, mises en oeuvre dans l’ensemble de Tsahal, les moyens aériens sont un facteur intégral de la doctrine de combat des diverses unités de l’armée de terre de Tsahal. La gamme de moyens aériens, allant des drones miniatures (multicoptères) aux engins aériens sans pilote comme l’Hermès 900 et l’Eitan (Heron-TP), sont les yeux et les oreilles des unités de l’infanterie,des blindés et de l’artillerie.

PHOTO: Tsahal

L’Etat d’Israël dispose d’un système de défense anti-aérienne multi-couches qui comprend le Dôme de Fer, la Fronde de David, les systèmes Hetz (Arrow) I et -II. Les Forces terrestres de Tsahal, les éléments mobiles, sont, de la même façon, assistés par plusieurs niveaux d’engins aériens pilotés électroniquement à distance : des drones « multicoptères », les UAV Skylark-1 (désigné au sein de Tsahal comme le  « Rokhev Shamayim », qui sera bientôt remplacé par le « Doher Shamayim »), l’Hermès-450 (bientôt complété par le Hermès-900) et bien d’autres moyens dont les programmes sont effectifs ou en cours d’essai. 

Rencontre avec le QG du secteur aérien de l’armée de terre -les forces « vert-olive ».

Les forces terrestres de Tsahal, du grade de Commandant de compagnie, en passant par le commandant de bataillon,le commandant de brigade et le commandant de division, bénéficient déjà de « services de recueil de renseignements et de vidéos en temps réel », grâce à la courtoisie, à la fois des drones « vert-olive » (désignés ainsi parce que manœuvrés par les forces terrestres dont c’est la couleur de la tenue) et les droens « bleus » (dont la gamme est pilotée par l’armée de l’air).

Dans le cadre d’exercices d’entraînement menés au niveau d’une brigade, comprenant des forces d’infanterie, des forces blindées, de l’artillerie et du génie, au cours d’opérations en Judée-Samarie, lors de la poursuite d’opérations anti-terroristes, durant des traques d’individus recherchés, lors d’opérations conjointes des forces terrestres, dans divers secteurs et le long des frontières, le commandants sur le terrain reçoivent un tableau complet de la situation en matière de renseignements, grâce aux charges utiles accrochées au « ventre » des drones.

Des séquences vidéos et des images de quoi que ce soit qui puisse se passer de l’autre côté de la colline, sur le champ de bataille ou dans les coins et sur les toits des maisons, dans des scénarios de combat urbain, les images de terroristes recherchés tentant d’échapper à leur filature ou d’une fenêtre spécifique d’une maison suspecte – toutes ces données sont transmises en temps réel, en ligne, à partir de la caméra embarquée jusqu’à l’écran que scrute l’opérateur, puis elles sont interprétées et disséminées en fonction d’objectifs liés au monde obscur du renseignement, à une vitesse électronique, jusque dans la « fosse » (salle de synthèse et de commandement de toutes les opérations, située dans les couches souterraines de la Kirya, à Tel Aviv)- où siège le poste du chef d’Etat-Major.

L’élément le plus récent de « l’arme aérienne des forces vert-olive » est constitué par les programmes de drones les plus minuscules, les plus simples possibles d’utilisation et les plus similaires aux besoins du « civil ». Ces gammes de nouveaux engins sont opérationnelles pour les unités de surveillance, depuis presque un an, mais l’ère des drones est encore envisagée par le QG de l’armée de terre, dans Tsahal, comme « un projet faisant ses premiers pas » -en dépit du fait que les drones ont déjà produit d’importants résultats opérationnels.

La section drone au QG de l’armée de Terre pose ses objectifs comme suit : « On doit faire en sorte qu’un drone soit disponible pour chaque commandant de compagnie ; les drones doivent constituer un système d’armement organique dans chaque unité ; l’activité des drones au QG de l’armée de terre de Tsahal doit être dominé par celle des drones vert-olive ».

Facile à manœuvrer et quasiment indemne de la moindre erreur

Quels sont les avantages dans l’utilisation de drones? Premièrement, ils sont quasiment indemnes d’erreurs ou de problèmes, du fait de l’expérience civile à grande échelle déjà couverte par ces programmes. Deuxièmement, ce type de dispositif est très simple à manœuvrer. Le cours de formation ne dure pas plus de cinq jours. En fait, environ trois jours de formation sont consacrés à enseigner à l’opérateur comment fournir  rapidement et avec précision, des vidéos de grande qualité. Troisièmement, le décollage et l’atterrissage ne posent pas de problèmes particuliers : n’importe quelle surface peut être utilisée pour faire atterrir un drone.

Un autre avantage majeur – un drone peut survoler une cible de façon statique, au-dessus d’un point intéressant, ou tourner en cercle autour d’une cible de façon continue – tout cela en fonction des seules instructions de l’opérateur. Et un autre avantage de taille : ce dispositif est peu onéreux et il présence aucun problème de maintenance, puisque des millions sont déjà disponibles à travers le monde.

Le modèle de drone le plus commun actuellement employé par les forces terrestres de Tsahal est le DJI Phantom -le drone civil le plus commun au monde (on en trouve pour 385 € dans le commerce). Ce modèle de drone comporte quatre moteurs/rotors. L’autre modèle basique en usage est le DJI Mavic, et le modèle professionnel avancé employé par Tsahal est le DJI Matrice, qui comporte une charge utile dotée d’une caméra diurne et nocturne et une endurance prolongée.

Le plus avancé des modèles de drone – le meilleur en performance de sa caméra en charge et pour la longueur de son endurance – est au même niveau que les drones bien plus grands. Par exemple, le drone Mavic peut demeurer en l’air 22 minutes et le drone Matrice, durant au moins 35 minutes.

Comment ces drones fonctionnent sur le champ de bataille? La caméra produit des séquences vidéo et la charge utile transmet la séquence vers la station au sol, où l’opérateur-interprète, qui utilise une tablette d’ordinateur normale, reçoit les données.

L’imagerie est surimposée sur une carte et l’information est renvoyée vers les utilisateurs des renseignements, où qu’ils puissent être situés. Les opérateurs reçoivent leur formation à l’école de Tsahal pour le recueil et la surveillance en situation de combat, et cette occupation spécialisée est déjà connue sous l’appellation d’Opérateur de Drone.

Les Commandants reçoivent un entraînement plus poussé, qui leur inculque essentiellement comment tirer partie du meilleur du potentiel et des capacités de ces drones, ce qu’ils peuvent ordonner aux opérateurs de drone de faire et tous les types de renseignements qu’ils peuvent fournir.

Les drones peuvent voler à des altitudes de plusieurs centaines de mètres, mais en fonction des objectifs opérationnels, ils sont restreints à un niveau de vol de 100 m. Les drones sont déjà opérationnels  au sein des unités de combat, de recueil et de surveillance et à l’avenir, ils seront aussi opérationnels au sein des bataillons d’infanterie, bien que quelques dizaines de systèmes de drones opèrent déjà dans diverses unités d’infanterie.

Si on grimpe un nouveau barreau de l’échelle de cet éventail de drones, on trouve le   « Rokhev Shamayim » (Skylark-1). Cette unité opère des véhicules sans pilote miniatures et ses hommes de troupe portent fièrement le bérêt bleu pâle du corps d’artillerie de Tsahal et le cheval ailé sur le badge de l’unité. Cette unité est très demandée, de la part des nouvelles recrues qui veulent à tout prix la rejoindre. 

Une partie de son personnel est constitué de femmes et l’été prochain, une femme-officier, le Lieutenant-Colonel Reut Rettig-Weiss, sera désignée comme Commandante de l’unité « Rokhev Shamayim » -la première nomination d’une commandante de sexe féminin dans toute l’histoire de cette unité. 

La portée des missions affectées à « l’arme aérienne du corps d’artillerie » ne cesse de s’étendre : un exercice d’entraînement avec la brigade parachutiste sur les Hauteurs du Golan, des missions de sécurisation de routine autour de la Bande de Gaza, l’appui vidéo pour les recherches de terroristes recherchés en Judée-Samarie. Les commandants de terrain ne feront pas un geste sans le soutien de l’unité « Rokhev Shamayim ». Une unité « Rokhev Shamayim » s’est même rendue en voyage à l’étranger récemment, pour participer à des exercices tactiques menés à Chypre, il y a quelques semaines. De plus, une équipe identique a également été transportée à l’étranger dans le cadre d’une mission spéciale de sécurité (et d’espionnage). 

Par définition, les prédispositions du drone « Rokhev Shamayim » fournissent un solution à l’échelle d’un bataillon, dans le cadre des opérations de combat. Cette solution s’applique à niveaux inférieurs de l’espace aérien – en-dessous de la couverture des radars et des nuages – et ce sont des avantages importants de ce dispositif.  

« Nous offrons aux commandants de bataillons un très haut niveau d’informations disponibles, comme nous n’opérons pas seulement sous le commandement du commandant de bataillon ou du commandant de brigade – mais que nous aspirons aussi à nous situer physiquement près de lui au cours de l’opération de combat, afin de lui fournir les apports vidéos qu’il demande », disent-ils au sein de cette unité. « En à peine quelques minutes, nous pouvons apporter toute une information prise du ciel (aéroportée) sans nul besoin de piste d’atterrissage, de jour comme de nuit.

La gamme de nos missions ne cesse d’augmenter et les « services » fournis par l’unité font l’objet de demandes de plus en plus fortes, de la part des commandants sur le terrain. Les opérations de sécurisation routinières,les arrestations de terroristes recherchés à Jénine et Naplouse, la détection de tunnels souterrains dans la Bande de Gaza. Nous savons comment identifier des tunnels en train d’être creusés ou un site qui fabrique des éléments de support en béton pour consolider les tunnels.

Nous surveillons également tout ce qui se passe au Liban et en Syrie ». La méthode d’opérations : quand une équipe d’un « Rokhev Shamayim » est déployé à côté du commandant de terrain, le commandant peut voir, de ses propres yeux, la séquence vidéo sur l’écran d’affichage. S’il est à distance, c’est le système « Alle Yarok » ( = feuille verte) qui est utilisé. Il reçoit les données de l’engin en l’air, le transmet sur latablette de l’opérateur et les données sont disséminées immédiatement vers le commandant de terrain qui en a besoin. 

Les drones utilisés par l’unité sont fabriqués par Elbit Systèmes. Le modèle de drone en usage en ce moment au sein de l’unité  « Rokhev Shamayim »est le Skylark-I, connu au sein de l’unité comme le «  »Rokhev Shamayim 10 ». A la suite d’essais en profondeur, ce dispositif va être amélioré et mis à jour, en ce qui concerne ses capacités en matière de technique de guerre électronique et maritime (coopération avc des navires de la marine et amerrissage). A l’avenir, l’unité recevra un nouveau programme – le Skylark III, que l’unité dénomme « Rokhev Shamayim 20 » ou « Doher Shamayim ». C’est un engin plus large, capable de transporter de multiples charges, qui dispose aussi d’une endurance plus étendue, de 4 à 5 heures. 

Le nouveau dispositif sera manœuvré grâce à une batterie, capable de voler à de hautes altitudes ( environ 915 m) et une portée opérationnelle de 40 à 50 km. Sur cet engin, la charge sera adaptée au corps du drone, comme dans les drones plus grands. Les membres de l’unité expliquent que les équipes d’opérateurs s’entraîneront à manœuvrer les deux types de modèles simultanément. afin de renforcer leur flexibilité opérationnelle, les opérateurs de drones différents s’assistant mutuellement sur le terrain.

L’unité « Rokhev Shamayim » apporte une contribution substantielle à l’intégration de femmes dans ses troupes des unités de combat. L’unité absorbe et entraine des équipes d’opératrices à un rythme régulier et le nombre d’attribution de postes d’opératrices à des femmes a augmenté. 

 D’altitude moyenne à haute altitude

Tournons maintenant notre attention vers les engins sans pilote qu’on puisse envisager come des appareils plutôt de grande amplitude : le Hermes-450 de l’escadrille « vert-olive » – une unité « verte », certes, mais quoi qu’il en soit associée avec les forces « bleues » (armée de l’air), dont les appareils décollent régulièrement à partir des mêmes pistes d’envol utilisées par des avions pilotés par des humains, sur les bases dispatchées à travers tout le pays.

« Nous sommes une unité opérationnelle d’engins sans pilote de l’Armée de Terre, subordonnée sur le plan professionnel à l’IAF (l’Air Force Israélienne), disent-ils au sein de cette escadrille. « Notre métier est de fournir un soutien aux forces terrestres grâce à une étroite coopération. Nous sommes intimement associés avec les forces « vert-olive » – les éléments de mobilité et de manœuvre sur le terrain – et ce sont eux les éléments que nous appuyons.

Le Hermes-450 est perçu par Elbit Systems, son fabricant, comme un engin sanas pilote tactique à missions multiples. Ce modèle de drone a déjà enregistré des milliers d’heures de vol avec des clients en Israël et à l’étranger. Le Hermes-450 peut porter une gamme diversifiée de charges, dont des capteurs électro-optiques/à infrarouge (EO/IR), des faisceaux laser, des ComInt (Communications du Renseignement ou Intelligence) et des capsules ElInt (Renseignements Électroniques). Son poids en charge peut peser plus de 180 kilogrammes. Il développe une endurance de 17 heures d’autonomie et une altitude maximale en vol de 5 400 mètres. 

L’unité Zik est un modèle d’interopérabilité entre l’armée de terre de Tsahal et les Forces Aériennes Israéliennes. L’Unité 5252 et les escadrilles de même type partage une infrastructure organisationnelle commune. C’est clairement indiqué dans la composition des équipages de l’unité : un officier opérateur de drone suit une formation d’officier d’infanterie à l’école de formation des officiers de Tsahal et une formation d’opérateur de drone dans l’armée de l’air. L’unité parle deux langages et opère à l’intérieur de deux univers culturels -l’éthos des forces aériennes, d’une part et l’appartenance de l’unité à l’armée de terre de l’autre côté -une situation unique pour une unité de Tsahal.

Que fait donc l’escadrille vert-olive, en réalité? « Nous traduisons les besoins des forces soutenues au sol en langage accessible aux drones. Nous apprenons et nous entraînons à aider les forces soutenues sur le terrain, l’élément en manœuvre sur le terrain. Les forces « bleues » s’intègrent à cette interopérabilité. Par le passé, un commandant -adjoint d’escadrille ne voyait jamais de ses propres yeux un bataillon d’infanterie ou de blindés. Actuellement, ils participent à des ateliers conjoints et à des activités d’entraînement communes.

Nous reconnaissons le fait que les forces aériennes sont le régulateur du ciel. Nous tentons de fournir à l’armée de terre les capacités fondamentales pour l’utilisation à fond des moyens aériens au niveau d’un bataillon. Nous voulons que tout commandant de bataillon ou de brigade sache ce qu’il peut obtenir de nos appareils, l’Hermes-450, et quel genre de renseignement il peut lui fournir. Nous avons récemment mené un exercice d’entraînement autour de la Bande de Gaza. On nous a présenté une simulation d’une situation extrêmement complexe.

Nous avons recueilli des renseignements, dit aux forces suivant l’entraînement d’où venait « l’ennemi » (simulé). C’est le type de renseignements qu’on obtient de l’appareil. Le concept de multi-niveaux progresse rapidement dans Tsahal : les drones ‘Rokhev Shamayim’ fournissent la dimension du niveau le plus bas, la partie inférieure de l’espace et le Hermes-450 couvre le niveau intermédiaire. A l’avenir, nous allons intégrer l’appareil plus long, l’Hermès-900 qui a pour vocation de couvrir les altitudes les plus élevées -la partie supérieure de l’espace ». 

Le drone Hermès-900 est un aéroplane sans pilote de grande amplitude, prévu à toutes fins utiles. Il a une envergure d’aile de 15 mètres, il peut atteindre une altitude de plus de 10.000 m, une endurance de 40 heures et une charge utile en vol de 350 kg, contenant des caméras electro-optiques, un pointeur-laser et des capsules ComInt et ElInt.

 

Durant les préparatifs de l’exposition aérienne de Paris, qui se tenait en juin de l’an dernier, Elbit Systems a dévoilé et fait de la publicité autour du nouveau système de surveillance prévu pour le Hermès-900 – SkEye, dont la caractéristique unique est sa capacité à surveiller une zone de 80 km², à savoir qu’un appareil seul peut surveiller une telle zone de 80 km² et transmettre des données de renseignements prélevées de cette zone. Il surveille de vaste zones et produit une imagerie de haute résolution.  

Le nouveau système est prioritairement destiné pour des opérations  au-dessus d’une ville, au cours d’attentats terroristes, quand des terroristes en fuite sont poursuivis à travers les rues et chemins d’une ville, ainsi que durant des désastres naturels dans des zones urabaines. L’écran d’affichage peut être divisé en dix zones différentes, chaque zone étant surveillée séparément et le système offre aussi une imagerie fixe et de grandes capacités d’enregistrement et de stockage. Ce système peut aussi être adapté aux drones Hermès-450.

Le Commandant de l’Etat-Major de l’armée de terre, le Général-Major Kobi Barak, a rédigé le passage suivant à propos du besoin de capacités guerrières multidimensionnelles sur le terrain (Le ciel ne représente plus la limite, Publication n° 11-12 de « ‘Bein HaKtavim’) : « Les forces terrestres ont besoin de capacités aériennes et de défense anti-aérienne indépendantes, dans le but de réaliser trois objectifs : des drones miniatures afin de repérer les forces ennemies et leurs infrastructures de dissimulation, qui permettront l’interception des menaces aériennes et de trajectoires élevées, auxquelles les forces de manœuvre au sol seront confrontées et de détruire immédiatement les sources du feu ennemi. 

La nouvelle dimension aérienne des engins sans pilote ou drones devrait être exploitée pour en tirer l’avantage maximal et les appareils autonomes et robots devraient être utilisés pour des missions de soutien crucial au plus haut point, comme de livrer de l’équipement logistique et de combat aux forces sur place ». Le commandant du QG des forces terrestres insiste dans son article sur le fait que « les forces ennemies sont décentralisées et peuvent disparaître » et que les forces terrestres sont confrontées à une menace de basse intensité (insurrectionnelle ou terroriste).

« En Irak et en Syrie, les forces ennemies emploient aussi des UAV et des drones ». Il continue : « D’où le besoin d’une branche aérienne au sein même des forces terrestres. La mise en place d’une flotte de drones miniatures qui peut repérer les forces ennemies … l’établissement d’un élément aérien vaste et diversifié au sein des brigades et des bataillons, la mise ne place d’un groupe d’appareils aéroportés autonomes opérant par « essaims » coordonnés et fournissant une connexion entre le repérage des forces ennemies et le moment de l’attaquer. Un lien direct entre sentir et attaquer ».

Les concepts décrits par le commandant du QG des forces terrestres de Tsahal sont en train d’être intégrés par l’escadrille vert-olive. L’un des commandants des troupes résume ainsi les missions de l’unité : « Nous sommes une flotte de drones. Nous maintenons un état d’alerte opérationnel 24h/24 et 7/7 jours.

Nous recueillons des renseignements en utilisant de nos appareils aériens à la demande, dirigeons la puissance de feu et protégeons les frontières. Nous avons des appareils dans l’espace aérien à tout moment. L’escadrille vert-olive et ses appareils sont destinés à fournir un soutien au niveau des division et au-delà et dans des cas extrêmes et irréguliers- au niveau des brigades et en-deçà. En fait, nous apportons notre soutien aux commandements régionaux, de divisions et de brigades de Tsahal. Nous sommes actuellement en voie de prendre livraison des drones de plus grande envergure, les Hermès-900.

L’équipe d’opérateurs de l’Hermès-900 est constituée de 3 opérateurs : le Commandant de mission, qui a pour charge d’assurer le vol de l’appareil ; un officier junior et un NCO dont la spécialité liée à son poste est de manœuvrer le système. Nous opérons depuis un écran où nous maintenons le contact avec l’appareil et avec la source des séquences vidéos, les données et les images fixes. Chaque écran-pisteur est adapté à un système « Masu’ah » – un système de partage d’informations avec les unités terrestres. l’équipe de pilotage peut, naturellement, opérer des sauts d’un endroit à un autre, selon les exigences de la mission. Notre section technique est en charge de l’entretien du service, des générateurs et de la logistique d’ensemble.

« L’équipe opérationnelle, à l’intérieur d’un semi-remorque surveille l’imagerie reçue des caméras en charge sur l’appareil. Par exemple, supposons que la mission soit de trouver si quelqu’un se cache à l’intérieur d’une maison. L’équipement de surveillance adapté à l’appareil peut descendre dans la gamme des résolutions (indicateurs thermiques) permettant de mesurer la température émise depuis la cible.

Si nous réalisons, par exemple que les tuyaux d’eau de la maison indiquent de la chaleur, on peut supposer sans trop se tromper qu’il y a quelqu’un dans la maison, puisqu’il utilise l’eau chaude. Conclusion : la maison est occupée. C’est une information vitale qui peut être cruciale pour des troupes terrestres traquant des terroristes recherchés.

Nous avons une fonction très spéciale que nous accomplissons en coopération avec le corps d’artillerie : orienter la puissance de feu des pièces d’artillerie. Nos appareils assistent directement l’orientation des tirs de l’artillerie. Nous coopérons avec l’unité ‘Rokhev Shamayim’ et nous utilisons parfois les avantages uniques de leurs appareils plus réduits pour des missions de l’espace aérien médian à inférieur. Nous coopérons avec les escadrons d’hélicoptères d’attaque des forces aériennes de Tsahal en identifiant et repérant des cibles pour eux et en dirigent les hélicoptères d’attaque au fur et à mesure au cours de l’attaque. 

Nous partageons un langage commun avec les forces « bleues » (armée de l’air). Nous sommes connectés au plan opérationnel global, qui comprend à la fois les unités « vert-olive » et ‘bleues », capables de se parler les unes aux autres, de comprendre ensemble d le sens de la mission et la place de chacun et d’utiliser correctement les avantages relatifs de chaque élément (maillon) de la chaîne de surveillance – qu’il soit aéroporté ou basé au sol ».

Dans cette ère d’interopérabilité et de connectivité que traverse Tsahal, le moyen aérien est un élément intégral de la doctrine de combat des diverses unités de l’armée de Terre dans Tsahal. Les appareils aériens, qu’il s’agisse de drones miniatures jusqu’au Hermès-900 et à l’Eitan (Heron-TP), sont les yeux et les oreilles de l’infanterie, des unités blindées et de l’artillerie, et même des forces navales qui partagent également ces ressources. Il ne s’agit pas d’une guerre sur écrans-plasma et lumière fluorescente – nos hommes sont de vrais guerriers-opérateurs déployés tout près des commandants des forces terrestres en manœuvre, de façon à leur fournir les renseignements,vidéo et audio qu’ils requièrent dans le but de pouvoir clairement prendre leurs décisions.

Dan Arkin | 27/09/2017

israeldefense.co.il

Adaptation : Marc Brzustowski

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  1. […] Dans une ère d’interopérabilité  et de connectivité, mises en oeuvre dans l’ensemble de Tsahal, les moyens aériens sont un facteur intégral de la doctrine de combat des diverses unités de l’armée de terre de Tsahal. La gamme de moyens aériens, allant des drones miniatures (multicoptères) aux engins aériens sans pilote comme l’Hermès 900 et l’Eitan (Heron-TP), sont les yeux et les oreilles des unités de l’infanterie,des blindés et de l’artillerie. Lire la suite sur jforum.fr […]

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