L’armée syrienne reprend à l’EI une ville dans la province de Homs
Des soldats syriens se reposant le 14 novembre 2015 à l’ombre d’un tank au sommet d’une colline surplombant la ville de Mahin, dans la province de Homs, qu’ils ont repris lundi 22 novembre à l’Etat islamique. AFP PHOTO / YOUSSEF KARWASHAN
L’armée syrienne du président Bachar el-Assad a repris lundi au groupe jihadiste État islamique (EI) une ville dans le centre de la Syrie après plus d’une vingtaine de jours de combats, selon des médias officiels et une ONG.
« L’armée, en coopération avec les groupes de défense populaire (milices pro-régimes), a pris le contrôle de Mahin et du village de Hawarine dans le sud-est de la province de Homs (centre) », a indiqué la télévision d’État citant une source au sein de l’armée. « L’armée a infligé de lourdes pertes à Daech » (acronyme en arabe du groupe EI) qui s’était emparé début novembre de la ville de Mahin, a ajouté la télévision.
L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a confirmé l’avancée de l’armée syrienne appuyée par des avions et des hélicoptères russes, faisant état de dizaines de morts et de blessés parmi les jihadistes.
Selon le directeur de l’OSDH, l’armée devrait continuer son avancée vers Al-Qaryataïne, située à une quinzaine de kilomètres à l’est de Mahin et contrôlée par l’EI depuis début août. Les jihadistes y avaient détruit un monastère syriaque catholique du Ve siècle.
Toujours dans la province centrale de Homs, les forces du régime progressaient aussi lundi vers la cité antique de Palmyre, avec l’appui d’hélicoptères russes, a ajouté M. Abdel Rahmane.
Depuis son entrée à Palmyre en mai, l’EI y a détruit ses plus beaux temples et monuments inscrits par l’Unesco au Patrimoine mondial de l’humanité.
La reprise de Mahin intervient à l’heure où Vladimir Poutine effectue une visite officielle en Iran où il participera à un sommet des pays exportateurs de gaz. Le président russe devait se rendre directement à la résidence du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, avec qui il doit s’entretenir de questions internationales, en particulier de la Syrie où l’Iran et la Russie sont engagés au côté du régime syrien contre les rebelles et les jihadistes.
Le secrétaire d’État américain, John Kerry, est, lui, à Abou Dhabi pour évoquer avec certains de ses homologues arabes ce conflit qui a fait plus de 250.000 morts depuis 2011.
Enfin, l’Irak a suspendu lundi pour 48 heures les vols au départ et à l’arrivée de deux aéroports du nord du pays en raison du danger représenté par des missiles de croisière russes tirés vers la Syrie. « L’Aviation civile irakienne a décidé de suspendre tous les vols au départ et à l’arrivée des aéroports d’Erbil et de Souleimaniyeh » à partir de lundi 08h00 locales (05h00 GMT), a indiqué cette agence dans un communiqué.
Cette décision a été prise « pour protéger les voyageurs en raison du passage dans le nord de l’Irak de missiles de croisière et de bombardiers », a précisé l’aviation civile. Les deux aéroports concernés par cette mesure sont situés dans la région autonome du Kurdistan irakien. Vendredi, la Russie a indiqué avoir tiré 18 missiles de croisière vers la Syrie depuis ses navires de guerre dans la Mer Caspienne.
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