L’accord EAU-ISRAEL nouveau révélateur des absurdités palestiniennes

 

Le 13 août 2020, Israël et les Emirats Arabes Unis ont signé un accord visant à la normalisation de leurs relations diplomatiques qui permettra, notamment, l’ouverture d’ambassades et de liaisons aériennes directes entre les deux pays. En contre partie, le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahou s’est engagé à suspendre, provisoirement, le plan d’annexion d’une partie de la Cisjordanie, tel qu’envisagé à compter du 1er juillet 2020. Cet accord israélo arabes ne devrait pas d’ailleurs pas rester isoler : d’autres monarchies du Golfe comme le Bahreïn, Oman, l’Arabie Saoudite mais aussi le Soudan envisagent de lui emboîter le pas (même si des déclarations discordantes sur ce point sont publiées dans la presse internationale).

Les PALESTINIENS TENENT une photo représentant le prince héritier d'Abou Dhabi Mohammed ben Zayed al-Nahyan portant une étoile juive lors d'une manifestation contre la normalisation des relations des Émirats arabes unis avec Israël, à Turmus Aiya près de Ramallah, mercredi. (crédit photo: MOHAMAD TOROKMAN / REUTERS)
Les PALESTINIENS exhibent une photo représentant le prince héritier d’Abou Dhabi Mohammed ben Zayed al-Nahyan portant une étoile juive lors d’une manifestation contre la normalisation des relations des Émirats arabes unis avec Israël, à Turmus Aiya près de Ramallah, mercredi. (crédit photo: MOHAMAD TOROKMAN / REUTERS)

L’occasion d’une réconciliation unique entre les juifs et le monde arabe n’enchante bien évidemment pas les palestiniens qui fulminent. Aussi, les factions palestiniennes (dont l’OLP et le Hamas, rivales depuis 2007) tentent de retrouver une unité idéologique pour lutter contre ce qu’ils estiment être « une trahison de leur cause ».

En effet, si l’accord de normalisation entre Israël et les Emirats Arabes Unis s’inscrit dans le cadre du Deal du Siècle de Donald Trump (dont l’un des volets repose sur les accords économiques entre Israël et les Monarchies du Golfe), il remet radicalement en question l’initiative de paix proposée lors du sommet de la Ligue Arabe de 2002 qui subordonnait la normalisation des relations entre les pays arabes et Israël à la création d’un Etat palestinien sur les territoires jordaniens conquis par Israël le 4 juin 1967 (avec Jérusalem Est pour capitale), à la restitution du plateau du Golan, et à une solution à ce qui est couramment appelé « le problème des réfugiés palestiniens » (que les pays arabes n’ont jamais accepté d’intégrer dans leur pays).

Désormais, c’est le pragmatisme qui est de mise dans les relations entre les pays arabes et Israël, et la recherche d’une stratégie commune contre l’Iran et la menace qu’il fait peser sur eux.

Pour leur part, les palestiniens, qui restent à contre courant de l’histoire, ont refusé les services de la délégation de responsables des services du renseignements égyptien venus rencontrer le Président de l’Autorité Palestinienne, le 18 août 2020, pour atténuer les critiques politiques et médiatiques palestiniennes à l’égard des Emirats Arabes Unis.

Ils ont plutôt décidé d’unir les forces du Fatah, du Hamas et du Jihad Islamique dans une stratégie commune (autrement dit une possible reprise des attaques terroristes contre Israël), considérant, selon les mots de Mahmoud Abbas, que l’accord passé n’était rien d’autre « qu’un coup de poignard dans le dos » et une trahison de Jérusalem et de la cause palestinienne ». Le Président palestinien a donc confirmé que les palestiniens adopteraient la même position à l’égard de tout autre Etats, arabe ou islamique, qui prendrait un accord de normalisation similaire avec Israël, autrement dit, les pays du Golfe sur le point de suivre l’exemple des EAU.

Les terroristes du Hamas et du Jihad Islamique ont donc assisté, le 20 août 2020, à la réunion organisée par le Fatah pour confirmer leur convergence de vue sur le principe d’une opposition définitive à cet accord de normalisation. Mahmoud Abbas, en grand défendeur de l’Islam, a également marqué son accord, voire, a été à l’origine du jugement religieux (Fatwa) rendu par l’imam de la mosquée al-Aqsa, qui a interdit aux ressortissants des Emirats Arabes Unis, de se rendre sur l’Esplanade des Mosquées (notons que le Mont du Temple est sous souveraineté israélienne et qu’Israël, seul, peut décider qui peut s’y rendre ou non).

Il s’agit toutefois d’une nouvelle absurdité palestinienne. Pour mémoire, une telle décision n’a jamais été prise lorsque l’Egypte (en 1979) et la Jordanie (en 1994) ont fait la paix avec Israël alors que les palestiniens se considéraient également trahis.

D’ailleurs, le Président palestinien a toujours adopté la position inverse en incitant les arabes et les musulmans à se rendre à Jérusalem, bien que la vielle ville de Jérusalem soit sous contrôle israélien, en précisant que « visiter la prison ne signifie pas soutenir le geôlier ».

Ce qui importe désormais, pour les palestiniens, c’est de trouver un nouveau motif pour la poursuite de leurs opérations  terroristes. C’est le raisonnement qu’ils ont donc adopté pour justifier les envois de ballons incendiaires sur le territoire israélien. Pour eux, ces opérations criminelles le sont en réaction au blocus de la bande depuis 13 ans : ils disent aspirer à une vie décente, et ainsi, vouloir attirer l’attention de la communauté internationale sur leur situation misérable.

Certains disent même n’avoir aucune inimitié contre le peuple juif mais simplement combattre un gouvernement qui les assiège depuis 13 ans (sic). De qui se moque-t-on ?

Les gazaouis ne devraient donc pas s’étonner de la fermeture, par Israël, du point de passage (Kerem Chalom) à la suite des envois de ballons incendiaires. Notons qu’il s’agit là d’une nouvelle illustration de l’absurdité de leur raisonnement : ce point de passage illustre en quoi les communications commerciales existent bien entre Israël et Gaza et qu’il n’y a pas de blocus punitif, mais juste une nécessité de se protéger de la barbarie palestinienne.

Il en est de même de la décision par Israël de fermer la zone de pêche de Gaza. Les gazaouis ne sauraient agresser Israël et lui reprocher de se protéger contre leur comportement criminel. Israël, en revanche, est parfaitement en droit d’empêcher les livraison d’armes destinée à une population dont l’unique raison d’être est de lui nuire.

De même, les envois de ballons incendiaires ont conduit le gouvernement israélien à limiter les exportations de carburant servant au fonctionnement de la centrale électrique de Gaza. Une fois encore, les livraisons de produits par Israël contredisent l’existence d’un blocus. Dès lors, les palestiniens ne sont pas enclins à poursuivre leurs opérations terroristes pour lever le blocus dont ils sont en réalité, les seuls responsables.

Bien évidemment, les palestiniens de Gaza inversent toujours les responsabilités. Ils feignent d’oublier que le blocus a été mis en place, uniquement à la suite de leur vote démocratique qui a placé au pouvoir le Hamas, c’est-à-dire un mouvement terroriste qui n’a qu’une seule idéologie, détruire Israël.

Notons que le Hamas cautionne ces envois de ballons incendiaires pour les mêmes raisons : « le peuple palestinien a le droit de résister à l’occupation israélienne et d’élever sa voix de quelque façon que ce soit contre le blocus de la bande de Gaza »….Il s’obstine donc et reste enfermé dans un raisonnement qui ne tient pas…

La signature à venir de nouveaux accords de normalisation entre Israël et les pays arabes devraient, naturellement, sonner le glas de leur idéologie meurtrière et illustrer le seul et véritable problème palestinien : ils ont devant eux la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Or, au lieu de choisir la vie, afin de pouvoir vivre avec leur postérité sur la Bande de Gaza, ils préfèrent la mort. Mauvaise pioche.

 

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

3 Commentaires

  1. Face à la mauvaise foi (à tous les sens du terme…), il n’y a qu’une attitude possible. Appliquer le proverbe arabe (?) : « les chiens aboient, la caravane passe ».

    • oui, proverbe arabe

      « Ce proverbe arabe était jadis employé pour décrire le comportement impassible des chameaux, très prisés par les peuples sédentaires d’Afrique du Nord, lorsqu’ils passaient à proximité des campements nomades et ceci malgré les aboiements incessants des chiens chargés de les défendre. »

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