NSA mole took codes targeting US cyber enemies

martin_NSA

 

On pourrait bien se souvenir de Harold Thomas Martin, un contractuel de l’Agence de Sécurité National (NSA) âgé de 51 ans, du Maryland, comme du deuxième Edward Snowden, bien qu’il y ait de nombreuses différences entre les deux dossiers.

Martin, un ancien officier de l’US Navy, disposant d’une habilitation d’accès aux renseignements top-secret de la Sécurité Nationale, a été arrêté le 27 août par le FBI et accusé de suppression sans autorisation et de rétention de documents classifiés hautement sensibles, depuis de nombreuses années. Les matériaux dérobés découverts, au cours de raids à son domicile et dans sa voiture, sont décrits comme susceptibles de provoquer « des dégâts exceptionnellement graves » à la Sécurité Nationale américaine.

Comme Snowden, Martin a travaillé pour Booz Allen Hamilton, qui embauche des employés doués d’aptitudes dans le domaine des renseignements pour les agences de renseignements américaines, qui préfèrent souvent employer des travailleurs de statut de contractuels pour des raisons économiques et juridiques. 

Les membres de premier plan de cette compagnie géante, après leur retraite du secteur de la défense américaine, ont des relations solides avec les arcanes du pouvoir à Washington.

Dans un communiqué, le FBI a déclaré que Martin a reconnu certaines des accusations retenues contre lui, quand une vastcachette de documents imprimés et de dossiers d’ordinateur marqués « top secret » ou « sensible » ont été découvert dans sa voiture et à son domicile. Etaient également en sa possession des documents ultra-sensibles dont la fuite trouve sa source dans son bureau.

Ses aveux révèlent que des sources de qualité du renseignement humain (Humint) et des renseignements électroniques (sigint) ont été compromis et que des atouts majeurs sont en danger d’élimination.

Les mobiles de Martin, qui n’ont pas été révélés jusqu’à présent, dans le vol et le détournement de matériaux confidentiels diffèrent de ceux de Snowden, qui s’est voulu être un lanceur d’alertes sur les pratiques de la NSA, dont il prétend qu’elles sont en infraction totale avec la Constitution américaine.

Les programmes qu’il a volés ne sont pas de même ordre. Ils comprennent une dissimulation de codes permettant de briser le cryptage, dont certains sont en relation avec les efforts américains visant à pirater les systèmes cybernétiques d’adversaires, en matière de cyberguerre, tels que la Russie, l’Iran, la Corée du Nord et la Chine.

Selon certaines sources officielles, le dévoilement de certains de ces codes pourrait permettre aux cibles d’espionnage de la NSA de découvrir qu’elles étaient piratées et, ainsi de permettre aux services de renseignements ennemis de réutiliser différemment ces outils.

Clairement, la NSA n’a pas amélioré ses méthodes d’examen et de surveillance de ses employés au cours des trois années depuis que Snowden s’est enfui avec une somme innombrable de documents classifiés, dont l’asile politique s’est achevé à Moscou.

Adam Schiff, pilote pour le parti Démocrate de la Commission des Renseignements du Congrès, a déclaré dans un communiqué que l’arrestation de Martin a rendu « douloureusement évident que la communauté des renseignements a encore fort à faire en vue d’instituer des réformes conçues pour protéger par avance les sources et les méthodes de la Nation des menaces intérieures ».

 

Martin a été assigné par la même entreprise que Snowdon et i la traversé les mêmes filtres d’examens de sécurité, dont un test du polygraphe détecteur de mensonges, avant de vaincre toutes les mesures de sécurité de la NSA et de prendre la fuite avec  une mine d’or de documents classifiés sous forme de dossiers imprimés ou encore dans les dossiers de ses ordinateurs.

Au cours des deux dernières années, Chelsea Manning et Thomas Drake ont aussi été arrêtés et condamnés comme orgeurs de fuites de matériaux classifiés. 

Mercredi 5 octobre, Snowden a rewitté un message e Moscou suggérant une arrière-pensée derrière l’arrestation de Martin : « C’est énorme. Est-ce que le BI a secrètement arrêté l’individu à l’origine des rapports disant que la NSA est assise sur d’énormes failles dans les productions de renseignements américains?  » demande t-il.

Le FBI et la NSA tentent encore de découvrir ce qui a poussé Martin à commettre ses actions et à qui il a bien pu passer les dossiers volés.

Même si la partie de l’accusation contre Martin qui a pu être publiée ne révèle pas quels documents il a supprimé, la chronologie soulève des inquiétudes que le groupe de hackers qui s’appelle  » Les briseurs de l’Ombre » ait pu utiliser certains des outils et programmes technologiques découverts en possession de Martin. Il semble que l’exposition de leurs activités autour de la période d’arrestation de Martin était directement ou indirectement reliée à des organisations des renseignements américains et qu’elles étaient destinées à masquer un certain nombre de défaillances récentes, en particulier dans les firewalls.

Si la suggestion de Snowden est exacte, les actions de Martin sont destinées à révéler des vulnérabilités dans les produits de cybersécurité américains à travers le monde entier. Les renseignements américains pourraient réutiliser ces vulnérabilités pour injecter un code visant à surveiller et à contrôler des réseaux et des programmes, comme ceux employés pour la communication, le transfert de données, l’envoi d’e-mails, le stockage de documents.

Si telle était l’intention de Martin, beaucoup de gens, d’entreprises et d’organisations ont des motivations louches pour l’arrêter.

Parmi eux, on trouve pêle-mêle les fabricants de programmes d’ordinateurs, les entreprises de sécurité de l’information et même des responsables des renseignements intéressés, pour des raisons injustes, à stopper ses recherches.

Un incident peut peser ironiquement sur le dossier Martin et indique qu’il a pu être la victime d’une opération d’infiltration : c’est l’affirmation qu’on l’a trouvé en possession de « produits volés d’une valeur de centaines de milliers de dollars ».

Une fin ironique à l’épisode Martin correspond à la diffusion en août d’un nouveau produit cybernétique appelé “Insider4Sight,”  conçu pour pincer les employés qui chipent des matériaux sensibles sur les banques de données des entreprises et des organisations.

DEBKAfile Reportage Special 6 Octobre  2016, 12:23 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire