La “Palestine” fête ses 4 ans sur le papier : mazal tov?

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La “Palestine” fête ses 4 ans sur le papier : mazal tov?

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Le 29 novembre 2016, l’Etat de Palestine va fêter ses 4 ans d’existence, la résolution de l’Onu 67/19 du 29 novembre 2012 lui ayant accordée le statut d’Etat observateur non membre (de l’Onu), et, de surcroit, sans la moindre assiette territoriale. La Palestine aimerait bien être reconnue comme Etat mais elle ne fait pas partie de l’Onu, ne dispose pas de moyen de subsistance (en dehors des aides qui lui sont allouées par la communauté internationale), se trouve dans l’incapacité de se choisir ses propres représentants (bien que son projet étatique soit inspiré des régimes démocratiques), et ses seules références historiques (toutes récentes) se cantonnent au combat contre les juifs et contre Israël. En d’autres termes, la Palestine ne dispose pas d’une population en mesure de s’auto déterminer pour une raison bien simple : tel n’a jamais fait partie du projet national palestinien.

1°- les réfugiés palestiniens dans les villes contrôlés par les palestiniens

Les camps de réfugiés palestiniens ont été établis dans les pays du Proche Orient le 8 décembre 1949, pour accueillir les arabes de la Palestine mandataire qui ont choisi de la quitter (pendant la guerre menée par les pays arabes contre Israël). La résolution 194 (du 11 décembre 1948) leur a offert d’y retourner, le plus rapidement possible, s’ils disposaient d’un foyer et s’ils acceptaient de vivre en paix avec Israël.

Or, l’une des plus grandes aberrations au sein de la société palestinienne, tient à l’existence de camps réfugiés palestiniens… dans les zones contrôlées par les palestiniens (c’est-à-dire sur une partie de la Cisjordanie et à Gaza). Or, les palestiniens y sont en guerre les uns contre les autres. C’est le cas notamment de Balata (situé à proximité de Naplouse), contrôlé par Mohamed Dahlan (en exil aux Emirat Arabes Unis), pressenti pour prendre la succession de Mahmud Abbas.

Le Coordinateur Spécial des Nations Unies, Nockolay Mladenov a, le 14 novembre 2016, déploré les conflits inter palestiniens survenus dans ce camp lorsque les services de l’Autorité palestinienne ont mené des perquisitions pour rechercher des terroristes : l’opération s’est terminée en bataille de rue à l’arme à feu.

Pour Mladenov, il n’appartient pas à l’ONU de s’immiscer dans la politique palestinienne mais elle doit « empêcher les différences politiques de déborder dans un environnement qui devient violent et dans lequel les Palestiniens se dressent les uns contre les autres avec des armes ». Il a d’ailleurs mis en garde la communauté internationale : « Si vous oubliez ces communautés, elles exploseront ».

Ce camp, parmi les 19 camps de réfugiés en Cisjordanie (250 000 personnes pendant que la bande de Gaza en contient 8 soit 600 000 personnes) montre en quoi les palestiniens des zones qu’ils administrent, grâce aux fonds de la communauté internationale, sont dans l’incapacité de prendre leur destin en main. Ils sont juste… réfugiés chez eux.

2°- l’incapacité pour les palestiniens de désigner leurs propres dirigeants

Il est régulièrement fait état, dans la presse, de la succession prochaine de Mahmud Abbas (âgé de 81 ans et dont le mandat a expiré en 2009). Le successeur pressenti n’est autre que richissime Mohamed Dahlan, qui a quitté la Cisjordanie (après sa discorde avec Mahmud Abbas) pour vivre dans un palace avec piscine luxuriante à Abus Dhabi, dans les Emirats Arabes Unis.

L’ancien responsable des services de sécurité à Gaza a accumulé sa fortune alors qu’il exerçait ses responsabilités politiques dans la bande côtière, avant d’en être expulsé par le Hamas, en 2007. Il a d’ailleurs avoué au New York Times : « Deux choses que je ne nie pas : c’est que je suis riche et que je suis fort, mais je travaille dur pour augmenter mon niveau de vie. » (Discours assez rare dans la bouche des palestiniens qui gagneraient à rejoindre les Emirats Arabes Unis, pour vivre dans des conditions plus agréables que celles qu’ils offrent en vitrine).

Mohamed Dahlan a la réputation d’un responsable à la poigne de fer. Au début de l’ère Oslo, il avait procédé à l’arrestation de milliers de terroristes palestiniens, dans des conditions proches de l’arbitraire, et, en en tous les cas, en dehors de toute procédure judiciaire. Ses informations, il les obtenait grâce à l’usage de la torture.

Pour autant, Mohamed Dahlan est apprécié par la communauté internationale en raison de sa capacité à gérer les situations compliquées. Pour sa part, et bien qu’il ne soit pas associé au processus de décision, le Hamas qui contrôle la bande de Gaza ne voit pas son arrivée d’un mauvais œil puisqu’il est le seul qui soit en mesure de dénouer la crise l’opposant à l’Egypte.

En tout état de cause, les discussions concernant la succession de Mahmud Abbas n’associent pas non plus le peuple palestinien qui se voit imposer une forme de diktat de la communauté internationale. Une fois encore, les palestiniens apparaissent comme étant incapables d’exercer le droit à l’autodétermination, ce dont les grandes nations de l’Onu ont parfaitement conscience.

3°- la culture terroriste au cœur de la pensée palestinienne

Le dernier problème tient à la culture terroriste au cœur de la pensée palestinienne. C’est d’ailleurs dans cet esprit que s’est ouvert le Musée Yasser Arafat à Ramallah, le 11 novembre 2016. Dans la Mouqata, la chambre du Prix Nobel de la paix (reçu le 14 octobre 1994) est loin de ressembler à celle de David Ben Gourion à Sde Boker. On y trouve ses vestes militaires, ses Keffiehs, ses kalachnikovs, son revolver et une mention sur l’affiche évoquant son décès survenu le 11 novembre 2004 : « En 2003, le gouvernement israélien décide officiellement de se débarrasser de Yasser Arafat et il y parvient apparemment en l’empoisonnant »(sic). En effet, chez les palestiniens, ce n’est pas la vérité qui importe mais juste la culture de la frustration et de la haine contre Israël et contre les juifs. Parmi les mensonges diffusés dans l’inconscient palestinien, notons la photo de l’appartement de Jérusalem présenté par le Musée, où sa mère l’aurait mis au monde (sic) alors que tout le monde sait qu’il est né en Egypte : pour les palestiniens, la réalité historique importe peu.

Ce Musée reprend d’ailleurs le message théorisé par Yasser Arafat pour les générations futures, à savoir l’obligation d’assassiner les juifs, car tel était le vœu de celui qui a rédigé la Charte de l’Organisation de Libération de la Palestine. Pour ce faire, sa charte a imaginé un lien indéfectible entre les palestiniens et la terre de la Palestine mandataire (sic), de sorte que chaque génération soit tenue de libérer la terre. La dernière a choisi l’intifada des couteaux pour y parvenir.

Une fois encore, il est toujours possible de lancer des grandes conférences pour réconcilier les juifs et les palestiniens, ou imputer leur échec à l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, manifestement peu intéressé par ce type de comédie. Le problème est bien évidemment ailleurs. Les palestiniens sont juste en guerre contre la philosophie qu’on leur inculque. Ils sont incapables de se gérer eux-mêmes puisqu’ils n’ont pas été institués comme peuple dans cet objectif. Les chartes de l’Olp et du Hamas, seuls textes fondateurs de la Palestine, se sont fixer pour objectif de conditionner les palestiniens pour les maintenir en guerre contre les juifs et contre Israël. C’est de cela dont les palestiniens doivent se libérer.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach 

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2 COMMENTS

  1. Les diverses intifadas ont échoué , dont la dernière celle des couteaux.

    La prochaine sera celle des épluches légumes, tout aussi vouée à l’échec

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