Pays aride, Israël n’a cessé de multiplier les prouesses techniques pour s’approvisionner en eau. Désormais le pays serait en mesure d’exporter une partie de sa production. Comment s’explique cette réussite ?

 

 

 

Selon un rapport interne de la compagnie des eaux israélienne (CEI), l’édification d’une nouvelle usine majeure de désalinisation d’eau de mer ne sera pas nécessaire au moins jusqu’en 2020.

Le pays compte, actuellement trois usines de désalinisation, une à Ashkelon, l’autre à Hadera et la dernière à Palmachim, elles fournissent la moitié des besoins en eau potable du pays.

Usine de désalinisation d’Ashkelon

Selon les données publiées, il ne faudra que répondre à un besoin ponctuel et local dans l’ouest de la Galilée. Ce rapport optimiste a été présenté au gouvernement et le sera bientôt à la Knesset.

Avec la fin de la construction d’une usine de dessalement d’eau de mer à Ashdod fin 2015, la capacité de production de toutes les stations arrivera à 600 millions de mètres cube annuels représentant presque 70% de la consommation domestique israélienne. La production devrait même atteindre les 750 millions de mètres cube suite à une décision gouvernementale.

Grâce à ces usines et celles de recyclages d’eaux usagées destinées à l’agriculture, l’État d’Israël a réussi à diminuer sa dépendance aux eaux de pluie. Satisfait, le directeur de la CEI, Alex Kouchnir, a comparé le confort des Israéliens dans ce domaine face aux mesures drastiques prises par certains pays se trouvant dans la même problématique. Israël est d’ailleurs cité en exemple et montre la voie à suivre à de nombreux pays dans ce domaine.


Champs de grenades

Les points qui restent à régler

Dans les pages du rapport, Kouchnir cite aussi quelques problèmes et blocages à la réussite totale des projets, comme la réduction nécessaire du nombre d’organismes régissant la distribution de l’eau. Un autre exemple celui des difficultés à construire et installer les centres de recyclage, les pouvoirs locaux préférant privilégier la construction plus rentable d’unité de logements.

Kouchnir a dénoncé l’implication  et le jeu de politiques influents et des municipalités cherchant à remettre la main sur les budgets colossaux consacrés à l’eau potable : une manne annuelle d’un milliard et demi de shekels. Les propriétaires des usines de désalinisation ont aussi tiré la couverture à eux en produisant plus que nécessaire afin d’augmenter leurs bénéfices.

Un autre point sensible montré du doigt par ce rapport est le manque de collaboration de la part de l’autorité palestinienne qui retarde l’installation de 130 centres de recyclage et conduites d’eau derrière la “ligne verte”.

Les Palestiniens profitent d’un certain laxisme israélien pour effectuer des branchements pirates sur les conduites nationales, 1187 cas ont été répertoriés seulement sur la conduite de Hevron en 2014.

Enfin, ce rapport met en exergue la responsabilité des entreprises industrielles dans la pollution des nappes phréatiques et des réservoirs naturels.

CAN

 

 

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire