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Israël: bouleversement dans le monde du renseignement

Israel - Jerusalem 7th April 2016 : An Israeli soldier from the special intelligence unit 8200 taking part in a Cyber Defense Challenge event in which teams compete against each other in stopping malicious hackers from invading vital infrastructures in a simulation game. *** Local Caption *** Cyber defense

Appelé à rejoindre le CENTCOM, Israël y voit des opportunités de partage de renseignement. Tout comme ses récents alliés arabes.

L’annonce définitive par le Pentagone, le 15 janvier, du transfert d’Israël de l’US European Command (EUCOM) à l’US Central Command (CENTCOM), le commandement militaire pour le Moyen-Orient, sera la dernière des mesures de l’ère Trump envers l’Etat hébreu.
Et ce, après les normalisations avec plusieurs pays arabes, le déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem, ou encore la reconnaissance de l’annexion du Golan. Bien plus qu’un changement de commandement de la coordination militaire israélo-américaine, l’arrivée des Forces de défense d’Israël (FDI) au quartier général de Tampa, en Floride, bousculera les modalités de partage du renseignement entre alliés occidentaux et arabes.
En intégrant CENTCOM, les FDI pourront y déployer un détachement militaire, à l’image des autres nations contributrices dont certaines, comme l’Arabie saoudite, ne reconnaissent pas Israël. La Direction du renseignement – aussi appelée J2 selon la typologie de l’OTAN – qui accueille déjà des officiers de liaisons des services de renseignement militaires des Etats présents sur place, pourrait désormais héberger des espions d’Aman, le service de renseignement militaire israélien, voire de l’Unité 8200 pour sa composante cyber.
Renforçant ainsi les échanges de renseignements sur les opérations au Moyen-Orient avec les alliés de longue date d’Israël – comme la France, représentée au sein de CENTCOM par le général Loïc Mizon -, cette intégration permettra le développement de coopérations balbutiantes avec les Etats dont les relations ont été récemment normalisées, comme les Emirats arabes unis et Bahreïn. Alors que la mission première du commandement américain pour le Moyen-Orient est de « dissuader l’Iran », Israël, qui perçoit la République islamique comme une menace existentielle, sera à même de contribuer en partageant des renseignements de diverses natures – humaine, imagerie, radar, etc.
En outre, le CENTCOM dispose également d’états-majors déployés sur les théâtres d’opérations, qui intègrent eux aussi des maîtres-espions venant de tout horizon. La base d’Arifjan au Koweït, par exemple, véritable hub du cyber-renseignement pour l’Opération Inherent Resolve (OIR) contre l’Etat islamique (EI, Daech) pourrait potentiellement ouvrir ses portes aux agents d’Aman.

Cela est sans compter le renforcement de la coopération entre les Etats-Unis et Israël, déjà d’un niveau élevé, comme l’illustre la frappe israélienne contre des cibles iraniennes près d’Abou Kamal, à l’est de la Syrie, opérée sur la base d’un renseignement américain le 13 janvier. En intégrant le CENTCOM, Israël bénéficiera ainsi d’un canal de discussion supplémentaire avec la Defense Intelligence Agency (DIA), en liaison permanente avec le J2 du CENTCOM.

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Alex E. MERALI

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danielka

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Alex E. MERALI

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