Haftara de la Parasha Ekev: Isaïe évoque la rédemption (vidéo)

Dans cette haftarah, la deuxième des sept lectures prophétiques de consolation qui suivent le 9 Av, le prophète Isaïe évoque des idées qui ont été mentionnées plus haut dans sa prophétie.

C’est la rédemption d’une « heure de faveur ». La rédemption qui précède la repentance, comme dans les paroles du prophète: « J’efface vos péchés comme un nuage, vos transgressions comme la brume – revenez à Moi, car je te rachète.»(Isaïe 44:22).

A côté de ces idées, nous remarquons de grands efforts de persuasion venant du prophète de la consolation, Isaïe se tourne vers les exilés et annonce la venue de la Rédemption qui mettra fin à leur exil et à leur servitude et leur permettra de retourner au pays et de refaire leur vie en Israël.

Le prophète a choisi de s’exprimer à travers la métaphore la plus foncière qui existe entre un homme et une femme, celle de l’amour et de la réciprocité.

Néanmoins il est encore possible, bien que très exceptionnel, que cette alliance soit endommagée, une mère oublierait-elle le fruit de son ventre? Certes non, Dieu ne peut oublier son peuple, ils auraient pu l’abandonner, mais jamais, ô grand jamais, l’oublier.

JForum avec Rony Akrich   www.coolamnews.com

 

Qui était Isaïe, YISHAYAHOU?

L’époque à laquelle Isaïe a exercé son ministère de Prophète se déroule, d’après certains historiens du VIIIème au VIIème siècle avant l’ère chrétienne mais on ne possède pas de repères historiques qui pourraient permettre de connaître ses dates.

Les prophéties d’Isaïe sont très longues puisque ce livre d’Isaïe contient 66 chapitres ! Lors des 39 premiers chapitres, le prophète prévoit et avertit le peuple du fait que la puissance étrangère voisine se renforce et constitue une immense menace qui pourrait se terminer par une invasion et un exil de la population d’Israël.

Il fut un contemporain du roi Hizkiyahou (Ezéchias) du royaume de Juda (de 766 à 701).

Cette période est témoin de la montée en puissance de Babel. Le Royaume de Juda est en pleine croissance et, la population a tendance à relâcher les mœurs et, évidemment, ces inconduites déplurent à D.

Le roi Hizkiyahou eut pour fils Menashé qui exerça donc à la place de son père cependant, il fut un souverain cruel qui n’acceptait pas ceux qui auraient pu s’opposer à lui et ainsi, il fit exécuter plusieurs personnages. 

Dans la haphtara Yitro, tirée du livre d’Isaïe, il y a une sorte de mise en parallèle avec la révélation au Sinaï. Nous assistons à un autre récit de révélation divine étonnante: la première vision d’Isaïe durant laquelle il fut ordonné comme prophète pour Israël.

Le prophète rapporte l’image, Dieu est assis sur un trône, entouré d’anges, créatures à six ailes. Ces dernières, appelées Séraphins, se hèlent: «Saint, saint, saint! Le Seigneur des Armées! Sa présence remplit toute la terre! » (Isaïe 6: 3). Ce verset sera intégré à la liturgie de la synagogue dans la prière des 18 bénédictions (amida) et porte le nom de « Kedousha ».

Alors que les Séraphins invoquent, les poutres de la porte tremblent et la maison de Dieu se remplit de fumée. Isaïe est totalement surpris et humilié: «Malheur à moi; Je suis perdu! Car je suis un homme aux lèvres impures et je vis au milieu d’un peuple aux lèvres impures; pourtant mes yeux ont vu le roi seigneur des armées » (6: 5).

Malgré les hésitations et les doutes d’Isaïe, son initiation se poursuit. Un séraphin prend un charbon ardent et brûle ses lèvres, déclarant qu’avec ce geste le péché d’Isaïe serait pardonné.

Alors Isaïe est interpellé directement par Dieu qui lui demande: «Qui dois-je envoyer? Qui ira pour nous? ”Isaïe se propose:“ Je suis là; envoie-moi » (6: 8).

Isaïe apprend qu’il est envoyé en mission pour informer le peuple d’Israël de leur destruction imminente.

La destruction sera complète, fait-on savoir à Isaïe. Les villes et les maisons seront vidées de leurs habitants et la terre sera complètement déserte (6:11). Mais tout espoir ne doit pas être perdu.

Comme les térébinthes et les chênes, dont les souches vivent même après avoir été abattues, un dixième de la population restera une “graine sacrée” (6:13).

Cette illusion, bien que sujette à interprétation, semble indiquer que tout le peuple sera ravagé, mais un dixième survivra et régénérerait Israël.

Les textes prophétiques d’Isaïe tout comme plus tard celles d’Ezéchiel ont parfois permis, selon les tournures historiques et conflictuelles traversées par le peuple juif, d’être interprétées selon des évidences immédiates telles que pendant la guerre du golfe ou lors de certaines attaques particulièrement meurtrières.

De leurs côtés, des commentateurs de croyances étrangères ne se sont pas gênés pour interpréter à leur avantage des textes d’Isaïe notamment.

JForum avec Caroline Elishéva REBOUH

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