J’ai 48 ans. Je ne porte jamais de mini-jupe. Pas assez jolie ou pas assez en sécurité pour ça.
J’ai 48 ans et je ne fais jamais semblant de ne pas savoir que mon chemisier a un bouton ouvert ou qu’il est un peu transparent.
Quand je choisis mes vêtements, je sais qu’ils sont codifiés, porteurs d’images, de messages donc, je veille à contrôler » ma communication non verbale le mieux possible. Le moins mal…
Sur le fond: je crois qu’on est responsable à mon âge du moins…des signaux qu’on émet. Pas tous certes, mais un bon nombre.
Lorsque, très rarement, un patient me dit qu’il ne fait que penser à moi depuis notre dernière consultation…je ne me perds pas en conjecture sur un éventuel « transfert ».
Je plante mes yeux sincères dans les siens et je lui dis que s’il veut poursuivre sa thérapie avec moi, soit il change radicalement de posture soit il va voir un confrère!
Quant aux lourdeurs masculines entendues parfois au détour d’un cocktail ou d’un déjeuner; je les trouve si affligeantes pour leurs auteurs que j’hésite selon l’humeur entre faire l’idiote, un trait d’humour ou un missile sol-air.
Lire la suite Emmanuelle Halioua
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