Et si la gauche avait toujours été antisémite ?
Antisémitisme de gauche : une réalité refoulée
Longtemps perçue comme le camp du progrès et des droits humains, la gauche française se voit aujourd’hui confrontée à un passé encombrant, que certains préféraient oublier. Dans son ouvrage La Gauche antisémite, publié aux éditions L’Artilleur, le journaliste Clément Weill-Raynal bouscule les certitudes : l’antisémitisme n’est pas uniquement le fait de l’extrême droite, mais a aussi de profondes racines dans les traditions socialistes, marxistes, voire républicaines.
À travers vingt chapitres documentés, l’auteur remonte le fil d’un antisémitisme ancien, diffus mais réel, souvent dissimulé derrière les apparences respectables de l’antisionisme ou du militantisme pour les « opprimés ».

Un malaise contemporain
Depuis le déclenchement de la guerre à Gaza en octobre 2023, La France Insoumise et certains de ses alliés n’ont cessé de se positionner avec virulence contre Israël. Mais pour de nombreux observateurs, cette hostilité dépasse le cadre politique et touche directement les Juifs en tant que communauté. Accusations de « complot », caricatures douteuses, refus de reconnaître l’antisémitisme du Hamas, silence sur les prises d’otages israéliennes : les exemples se sont multipliés, laissant place à une inquiétude croissante.
Jean-Luc Mélenchon lui-même, leader de LFI, a évoqué en 2019 des éléments proches du mythe du « complot juif », une rhétorique historiquement ancrée dans les discours antisémites européens. Ces positions ont suscité des critiques, y compris parmi des figures de gauche qui refusent de voir leur famille politique sombrer dans ce qu’ils considèrent comme un aveuglement idéologique.
Une histoire réécrite
L’un des apports majeurs du livre de Weill-Raynal est de démontrer que la gauche n’a pas toujours été du côté des Juifs — y compris durant l’affaire Dreyfus, où la fracture était bien réelle. Contrairement à l’image souvent véhiculée d’une gauche unanimement dreyfusarde, de nombreux socialistes et républicains de l’époque se sont montrés réticents à défendre le capitaine juif accusé à tort de trahison.
Même au XXe siècle, les exemples abondent. François Mitterrand, longtemps figure centrale de la gauche française, a maintenu des relations ambiguës avec son passé vichyste, et ses confidences sur le « lobby juif » à Jean d’Ormesson ont laissé des traces. Le Monde, sous la direction d’Hubert Beuve-Méry, a multiplié les prises de position hostiles à Israël, notamment lors de la guerre des Six Jours ou pendant la seconde Intifada.
Antisionisme ou antisémitisme ?
Pour Weill-Raynal, l’antisionisme militant a souvent servi de paravent à un antisémitisme plus profond. Cette tendance est particulièrement visible dans les années 2000, avec la montée des tensions entre Israël et les territoires palestiniens. France Inter, notamment dans les émissions de Daniel Mermet, ou Le Monde, avec des tribunes d’Edgar Morin, ont parfois relayé des discours où l’État d’Israël est assimilé aux Juifs dans leur ensemble, une confusion qui nourrit le ressentiment.
La justice elle-même n’est pas exempte de reproches. Lors de certains procès, comme celui de Daniel Mermet, l’expression « lobby juif » a été jugée recevable, signe d’une tolérance inquiétante à l’égard de stéréotypes séculaires.
Des figures oubliées et dérangeantes
Weill-Raynal exhume également les écrits de grands penseurs socialistes tels que Karl Marx, Jules Guesde, Jean Jaurès, ou Proudhon, dont les textes comportent des passages explicitement hostiles aux Juifs. Pour Karl Marx, dans son essai La question juive, le judaïsme est assimilé à l’argent et à la cupidité, dans une logique qui fusionne anticapitalisme et préjugés religieux.
Du procès de Prague en 1952 aux purges antisémites de Staline en URSS, la gauche communiste européenne n’a pas été épargnée. En France, le Parti communiste et la CGT ont parfois fermé les yeux, voire cautionné, ces épisodes, au nom d’une fidélité à l’Union soviétique.
Même des figures comme Henri Krasucki, Léon Blum ou Pierre Mendès France ont subi les attaques internes d’une gauche gangrenée par des réflexes antijuifs, pourtant rarement assumés publiquement.
Une idéologie qui persiste
Aujourd’hui, cette tradition trouve de nouveaux relais. Certains mouvements féministes refusent de coopérer avec des collectifs juifs, au motif que le sionisme serait incompatible avec leurs valeurs. Des groupes LGBTQ+ excluent également les militants juifs pro-israéliens. Dans le monde universitaire, des étudiants de grandes écoles participent à des manifestations où le soutien au Hamas devient ouvert, effaçant la distinction entre critique d’un État et rejet d’un peuple.
Le livre de Clément Weill-Raynal n’est pas une charge idéologique, mais un travail de mémoire. Il met en lumière ce que d’aucuns préfèrent taire : une part obscure de l’histoire politique française, qui traverse les décennies, les partis et les causes. Une réflexion salutaire pour tous ceux qui refusent que la critique d’un pays se transforme, insidieusement ou frontalement, en rejet d’un peuple.
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Un texte et des écrits mesures et appuyés par des faits réels .
Mais attention a l’exaspération de certains . Quant à l’Hyper gauche Israélienne il y en a autant a dire que pour les cocos français
La gauche israélienne aussi est antisémite ! Elle rêve de jeter a la mer tous ceux qui défendent leur patrie juive Israël et tous ceux qui défendent une identité juive !!! Leur programme est de donner tout ce que revendiquent les palestiniens, race inventée depuis 1967 seulement. La gauche cherche a spolier les Juifs de leur terre ancestrale depuis plus de 3000 ans pour mieux l’offrir aux palestiniens …. En France vous êtes frappés par des non juifs mais en Israël les Juifs sont frappés par leurs propres frères juifs, adeptes de la gauche suicidaire israélienne …. C’est plus terrible d’être frappés par sa propre famille …. Car les non juifs ne nous ont jamais aimés. C’est connu, c’est évident, et ca a toujours existé ainsi sous le soleil ! N’allez pas croire que les députés français qui défendent Israël nous aiment plus : a la première occasion ils tourneront leur veste ! Ouvrez les yeux en Europe et n’imaginez pas qu’un ami des Juifs restera ami pour l’éternité !!!!!
La France et l’Europe montre ce qu’ils ont tjr été : des antisémites pathologiques. Les juifs n’ont plus rien a faire ici mais partir est aussi très compliqué. Quoiqu’il en soit nous devons acter cette séparation car ici ça devient très très dangereux
Rassuré de voir des gens qui reconnaissent la Réalité de combien la France et les pays d’Europe ont été antisémites dans leur histoire.
Je ne pense pas qu’en 1962, De Gaulle manquait de discernement pour faire entrer en France 120.000 Juifs d’Algérie, donnés par Ben Gourion. Il savait pertinemment combien la France était antisémite, à fortiori 17 ans seulement après la Libération. Il savait combien les youpins avaient été écrasés et exploités par un siècle d’impérialisme colonial, donc de racisme, dans l’ » Algérie de papa », et qu’en 1962 le niveau de vie moyen en Algérie était inférieur de 20% à celui de la France. Il était d’une génération qui avait toujours considéré l’Algérie comme le dépotoir des problèmes de la France, et il voyait donc les youpins comme de futurs larbins des enfants des collaborateurs et des nantis corrompus. N’a-t-il pas 6 ans après, à la suite des grèves dures de mai 68, conclu dès août 1968, un accord lui permettant de faire venir en France des travailleurs arabes taillables et corvéables à merci?
Partir n’est pas compliqué. Nos ancêtres l’ont toujours fait durant des siècles, et nos parents l’ont réalisé pour l’exode d’Algérie. Cela demande juste du travail, donc de l’organisation et de la discipline. Il faut en prendre la décision et s’y préparer plusieurs années à l’avance. Je sais bien que pour les youpins du Maghreb, écrasés et exploités par un siècle d’impérialisme colonial, donc de racisme et d’infériorisation, la haine de soi juive a été exacerbée, et cela peut être plus difficile pour eux d’agir rationnellement, mais cela n’est pas impossible à réaliser.
NE PAS OUBLIER QUE 1492 L ESPAGNE PAYS EUROPÉEN EXPULSER SES JUIFS , LES PAYS EUROPÉENS VOUDRAIENT SUIVRE CET EXEMPLE LA QUESTION POSÉE : C EST POUR QUAND?
Les refondateurs du Judaïsme d’Algérie, Ribach pour Oran, Rashbatz pour Alger, et Reba ( Ephraïm Ankaoua ) pour Tlemcen, ont plaqué l’Espagne dès le pogrom de Saragosse de 1391. Ils n’ont pas attendu un siècle de plus, pour qu’on les oblige à partir, en 1492, par le Décret de l’Alhambra d’expulsion de tous les Juifs d’Espagne. En juillet 1962, j’ai vu mes parents quitter l’Algérie sans regarder derrière-eux et ne plus jamais y retourner jusqu’à leur mort. Chaque génération relit l’Exode, chaque année dans la haggadah de Pessah, et donc en pratique les enseignements. Je garde en moi cette mémoire et recommande aux Juifs de France de ne pas attendre, et de se préparer à partir avant que l’État Français ne les y oblige par un décret d’expulsion.
Je ne vois pas l’intérêt de se plaindre de l’antisémitisme en Europe et notamment en France. Nous ne sommes pas chez-nous dans ces pays, et donc n’avons pas à revendiquer un droit à y vivre. Quand on vit en Diaspora, dans un pays où nos droits fondamentaux donnés par Dieu ne sont pas respectés, on change de pays tout simplement. C’est ainsi qu’ont toujours fait nos ancêtres, pendant des siècles. Je reconnais aux français le droit de rejeter le Peuple Juif, mais je reconnais aussi parfaitement au Peuple Juif le droit de rejeter la France comme nos ancêtres l’ont toujours fait dans l’histoire.
Nous ne sommes aucunement responsables de l’antisémitisme, c’est le problème des goyim. La Réalité est que, par exemple, les Juifs d’Algérie, les youpins au sens du dictionnaire Larrousse, ont été piégés en 1962, à vivre en France 17 ans après les crimes antijuifs du régime vichyste. Les Juifs de France doivent en prendre conscience, comprendre que la France ne pourra rien nous apporter, et donc que la seule solution au » problème Juif » est de s’organiser pour partir. Je sais combien s’organiser pour partir demande du travail, mais il n’y a pas d’autre solution. De plus les Juifs de France doivent comprendre que les français ne les aideront sûrement-pas à partir. Ils chercheront même à gêner leur départ, d!autant que la communauté juive de France est infiltrée de traîtres à la Nation Juive, indicateurs politiques comme il y en a toujours eu dans l’histoire. Be-hatslakha vé bezrat hashem.
En tous cas,vous vous exprimez très bien en FRANCAIS , j’espère pour vous la même aisance en Hébreux.
Il faut croire que la FRANCE vous a permis cette maitrise..
La France n’était pas Pétain++, il y eût des « JUSTES » et des Résistants.
« La France n’ etait pas Petain »
En 1940, 40 millions de français, 40 millions de petainistes. N’ enjolivez pas la situation des Juifs en France. N’ oubliez pas. Ouvrez les yeux.
Je suis entré en France en 1962, enfant. Je n’ai pas vécu le régime vichyste, mais mes parents et grands-parents, comme tout mon environnement Juif algérien de l’époque, maudissaient la France pour ses persécutions et crimes antijuifs. Mon père, ancien combattant, m’a précisé qu’en 1946-47, durant le trajet en train Paris-Marseilles, il voyait une France complètement détruite, et préférait vivre en Algérie de l’époque » laissant la France pas belle pour les boches ».
Il m’a souligné qu’en août 1943, la France Libre de De Gaulle ne comptait pas 55.000 personnes, dont moins de 20.000 combattants. Les dossiers du ministère des anciens combattants révèlent qu’en mars 1944, à 3 mois du Débarquement, il n’y avait pas 40.000 résistants et seulement 3000 justes, sur la France entière, face à 41 millions de pétainistes. Prétendre que la France n’était pas majoritairement pétainiste pendant et après la guerre, serait du délire pervers. Si en 1971 Pompidou a gracié Paul Touvier, et Mitterrand, dans les années 80, a ralenti les procès de la collaboration, c’est bien que le pétainisme antijuif a continué à se déchainer bien après la guerre. En 1962, les réseaux de l’OAS métropole n’étaient-ils pas truffés de pétainistes antijuifs, à la différence de l’OAS Algérie-Sahara? Je ne sais pas comment les Juifs de France ont réagi aux pétainistes durant la guerre et après la guerre, mais les Juifs d’Algérie, que Ben Gourion a donnés à De Gaulle en 1962, n’ont rien oublié.