« Escale israélienne » à Lille : les parades à la discrimination©

5
715

« Escale israélienne » à Lille : les parades à la discrimination


Le 15 février 2018, les organisateurs ont décidé d’annuler le festival « Escale en Israël » consacrée à la culture israélienne, qui devait se tenir du 14 février au 18 février. Au programme : conférence sur la société israélienne contemporaine, découverte de l’hébreu dans le cadre de cours d’initiation, initiation aux vins et à la gastronomie israélienne, projection d’un film israélien et, en clôture, soirée musicale israélienne.

Cette manifestation s’inscrivait  dans le cadre de la « saison croisée France Israël », initiée par l’institut français qui va se dérouler de juin à novembre 2018. Il s’agit d’une initiative visant à rapprocher les deux pays avec une série d’évènements croisés (dans les deux pays) destinée à nouer des relations bilatérales, dans les domaines culturels, scientifiques, de l’éducation, de l’innovation… entre professionnels, étudiants, universitaires et entrepreneurs

L’objectif de la « saison croisée France Israël » vise à resserrer les liens (déjà très forts) entre les pays et envisager des synergies dans le futur pour métisser les disciplines et penser et construire le monde de demain.

Naturellement, les militants qui se disent « pro palestiniens » ne supportent pas les rapprochements entre les pays démocratiques et Israël. Aussi, ont-ils, le 14 février 2018, perturbé le festival « Escale en Israël » et, notamment, sa première manifestation en l’occurrence une exposition de photos et des cours d’hébreu à la Maison des étudiants sur le campus à Villeneuve d’Ascq. Ce faisant, ils ont procédé selon le même mode opératoire que ceux qu’ils admirent, à savoir, en terrorisant les présentateurs et les personnes assistant à la représentation.

Pour éviter la multiplication des incidents supposés ternir l’image de la richesse et de la créativité israélienne, Gaëlle Robin, étudiante, chargée de la filière marketing, communication et culture, et des relations presse au sein de l’association a expliqué la décision d’interrompre le festival : « Les manifestants nous ont dit qu’ils allaient venir manifester à toutes nos activités. Donc on a décidé d’arrêter. On ne veut pas créer plus de polémique sur cela ». Elle a toutefois bien confirmé la dimension paisible du festival : «  On était neutre, on a bien dit qu’il n’y avait rien de politique ni religieux (…) Notre projet a été validé par l’établissement ».

Notons que cet appel au boycott de la manifestation a été lancé par l’association France Palestine Solidarité Nord-Pas-de-Calais (AFPS) qui a rédigé des communiqués sur son site internet appelant à « l’abandon de l’escale israélienne ». De même, le blocage de cette manifestation a été encouragé par deux professeurs de l’université de Lille 1, Moussa Nait Abdelaziz et Abdellatif Imad, qui ont écrit au Président de l’université en critiquant la manifestation, comparant Israël à l’Afrique du Sud : « cette manifestation qui, sous couvert d’ouverture culturelle, fait l’apologie d’Israël, nous choque profondément  » d’Israël. « Aurions-nous accepté d’organiser une manifestation édulcorée sur l’Afrique du Sud, au temps de l’apartheid et de Mandela en prison ? ».

Effectivement, les ennemis d’Israël stigmatisent l’Etat juif en le comparant à l’Afrique du sud à l’époque de l’Apartheid, alors que les situations ne sont en rien comparables. En Afrique du Sud, le pouvoir en place avait, entre 1948 et 1991, organisé un développement séparé des populations en fonction de critère raciaux et ethniques correspondant à des zones géographiques déterminées.

S’agissant d’Israël, il n’y a aucune ségrégation à l’égard des ressortissants arabes vivant en Israël qui jouissent des mêmes droits que les ressortissants juifs en terme de droit de vote, de sécurité, santé, enseignements, allocations familiales…Israël est d’ailleurs un pays si respectueux des droits individuels que de nombreux palestiniens de Jérusalem optent désormais pour la citoyenneté israélienne. Rappelons donc que les seuls palestiniens discriminés au Moyen Orient, le sont dans les pays arabes (Liban, Syrie, Iraq…) où ils n’ont pas le droit de posséder, d’’exercer d’activité professionnelle, ni même d’accéder à la nationalité du pays, bien qu’ils soient arabes.

Pour ce qu’il en est des palestiniens vivants en Cisjordanie (sur laquelle la Jordanie a renoncé à sa souveraineté le 31 juillet 1988), il n’y a pas non plus de discrimination ni bantoustans. Ces sont les accords de paix israélo palestiniens d’Oslo de 1993 qui l’ont divisée en trois zones : A, sous contrôle civil et administratif exclusif palestinien (les grandes villes Jénine, Ramallah, Tulkarem, Bethléem… soit 20% du territoire), B sous contrôle civil palestinien et militaire israélien (les villages palestiniens situés dans le nord de la Cisjordanie soit 20 % du territoire), et C, sous contrôle exclusif israélien (les zones désertiques sur lesquels se situent les implantations israéliennes soit 60 % du territoire). La présence de militaires israéliens à l’entrée des zones A et B palestiniennes et sur l’ensemble de la zone C résultent, non d’une occupation ou d’une discrimination mais bien des seuls accords de paix
Il est donc regrettable que des universitaires, animés par la recherche intellectuelle, encyclopédique, scientifique, et la compilation des connaissances qu’ils dispensent à leurs étudiants, se prêtent aux mensonges des associations pro palestiniennes.

Pour sanctionner les fauteurs de troubles pros palestiniens, il est possible d’agir en justice sur le fondement de l’article 431-1 du Code pénal au terme duquel :
« Le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de menaces, l’exercice de la liberté d’expression, du travail, d’association, de réunion ou de manifestation est puni d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende. Le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de coups, violences, voies de fait, destructions ou dégradations au sens du présent code, l’exercice d’une des libertés visées à l’alinéa précédent est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45000 euros d’amende ».

Le BNVCA a déjà chargé un Avocat afin de déposer plainte contre les auteurs et complices de cette  entrave à la liberté d’expression.
Par ailleurs, les appels lancés par l’AFPS pour mettre un terme au festival peuvent être attaqués sur le fondement de la discrimination ou de l’incitation à la haine raciale (Article R625-7 du Code pénal).

A sa décharge, l’action menée par l’AFPS est compréhensible. L’avant dernier jour était consacré à la projection du film israélien « je danserai si je veux » du cinéaste arabe Maysaloun Hamoud, qui met en scène 3 jeunes femmes palestiniennes  partageant un appartement à Tel Aviv, loin de leurs villes d’origine et à l’abri des regards critiques palestiniens. Les palestiniennes Leila et Salma profitent de la vie nocturne à Tel-Aviv, apprécient la fête, les bars et la danse, et affirment leur liberté en imitant les hommes. Pour sa part, Nour, étudiante en informatique religieuse voilée, sympathise très vite avec ses colocataires. En somme, le film illustre l’enfermement de la société palestinienne… qui devrait calmement disparaître.

Les membres de l’association AFPS ont fait annuler le festival  « Escale en Israël » à Lille. Ils auront certainement beaucoup plus de mal à bloquer « saison croisée France Israël » qui se déroulera en Israël et en France au cours des 6 derniers mois de l’année 2018.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

5 COMMENTS

  1. Il ne s’agit que d’extrémistes enfermés dans les mensonges palestiniens.
    Ces gens antisémites et antisionistes ne veulent pas voir la vérité et
    il y a une grande jalousie du fait que des juifs ont réussis en Israel ce que
    les arabes n’ont pas été capable de faire.

  2. a Franck R
    votre commentaire est hors de propos, la Bible n’est pas un traité de politique internationale. vous avez le droit d’être croyant mais svp laissez le dieu d’Abraham hors de tout cela.
    cela dit je trouve stupide les agissements de France Palestine mais ne nous sortez pas des propos qui devraient rester dans l’intimité des coeurs, des croyances toutes personnelles

  3. Des universitaires animés par la recherche intellectuelle, dites vous ?
    Oui, c’est le cas en général.
    Mais cette description ne peut pas s’appliquer aux musulmans animés par d’autres objectifs.

  4. y en a marre de cette France qui accepter l’abomination des musulmans et interdit à ceux qui sont porteur de vie et de paix de s’exprimer …. C’est vraiment lamentable et immonde.

  5. “Evolution de la Palestine” (en arrière plan de la photo) – Ils devraient lire l’évolution de la terre d’Israël promise par le Sain Béni soit-Il (3ème promesse) :”Ce jour-là, Hachem fit une alliance (conclut) avec Avram, disant: Je donne ce pays à ta semence (descendance), depuis le fleuve d’Egypte (Misraïm) jusqu’au grand fleuve, le fleuve Euphrate: Le pays des Kéniens, des Keniziens, des Kadmoniens, des Héthiens, des Phéréziens, des Rephaïm, des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Jébusiens”.(Beréchith 15).
    Quand parle le saint Béni soit-Il, c’est comme si c’était déjà fait.
    Hors l’Israël actuelle est toute petite comparé à la promesse de Hachem! Boycotter Israël, c’est comme boycotter la Torah, boycotter la parole de D.ieu !
    Au jour du Jugement, il y aura des comptes à rendre !

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.