Une journaliste travaillant pour le service vidéo de l’Agence France-Presse (AFP) au Caire a été forcée samedi de remettre une cassette contenant des entretiens recueillis aux abords de l’ambassade d’Israël après l’attaque contre la mission diplomatique.
Dalia Hassan, de nationalité franco-égyptienne, a dans un premier temps été bousculée par des hommes en civil qui ne se sont pas identifiés et qui ont tenté de lui prendre sa caméra. La journaliste leur a alors montré sa carte professionnelle. Elle a quelques minutes plus tard été cernée par un groupe d’une cinquantaine d’individus menaçants qui lui ont réclamé la cassette d’enregistrement pour pouvoir quitter les lieux.
Les séquences tournées contenaient des entretiens avec des jeunes affirmant avoir été visés par des tirs à balles réelles lors de la violente attaque contre l’ambassade dans la nuit de vendredi à samedi. Le bureau de l’AFP au Caire a contacté les services gouvernementaux égyptiens chargés de la presse pour leur exprimer son indignation après cet incident. Ces derniers ont promis d’enquêter.
LE CAIRE, 10 sept 2011 (AFP)
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Ce qui était important pour la journaliste de l’AFP c’était de réaliser son reportage. Aucune sensibilité aux risques d’enflammer les esprits dans un contexte déjà si délicat, si complexe.
Avec l’impartialité connue de l’AFP, on imagine aisément le sens qu’aurait pris le reportage…
Tout le monde sait que la police militaire dans un premier temps n’a pas réagi, a regardé faire. puis le commando est entré en action. Trop tard selon certains. Que voulaient-ils donc? Laisser massacrer les gens de l’ambassade par une foule déchainée? D’ailleurs les tirs sont peut-etre partis d’autres foyers de violence.qui sévissaient un peu partout.
Pauvre Egypte c’est donc la dictature ou le chaos…