Edgar Morin, décès d’un intellectuel hostile à Israël

Edgar Morin, philosophe et sociologue français, est décédé à l’âge de 104 ans, marquant la fin d’une vie dédiée à la réflexion critique et à la lutte contre l’intolérance. Membre de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale, Morin s’est imposé comme une figure intellectuelle majeure en France, souvent qualifié de « grand-père de tous les Français » pour son rôle de guide dans les débats contemporains. Son approche holistique, mêlant philosophie, psychologie, ethnographie et biologie, visait à comprendre la complexité de l’humanité et des enjeux mondiaux actuels.

Né Edgar Nahoum en 1921 à Paris de parents juifs grecs laïques, il a toujours refusé d’être défini uniquement par son identité juive, se revendiquant comme Français, méditerranéen et citoyen du monde. Son parcours a été marqué par des engagements forts, notamment au sein du Parti communiste et dans la Résistance, où il adopta le pseudonyme Edgar Morin. Après la guerre, il a travaillé dans la propagande militaire française en Allemagne, puis comme journaliste avant de rejoindre le CNRS. Son indépendance d’esprit l’a conduit à être exclu du Parti communiste, renforçant sa méfiance envers l’endoctrinement et son insistance sur l’autocritique permanente.

Morin s’est également distingué dans le domaine du cinéma documentaire, co-inventant le « cinéma vérité » avec le film « Chronique d’un été » en 1961. Ce travail novateur a révolutionné la manière de traiter les questions sociales, en donnant la parole à des citoyens ordinaires sur des sujets comme la classe sociale, le colonialisme ou le racisme. Sur le plan intellectuel, il a abordé des thèmes variés tels que l’antisémitisme, la mondialisation, l’environnement et la politique, souvent avec une grande lucidité et une vision prémonitoire. Il a notamment critiqué vigoureusement le traitement des Palestiniens par Israël, ce qui lui a valu des controverses et une condamnation pour antisémitisme, finalement annulée par la Cour de cassation.

Dans ses dernières années, Morin est resté un observateur engagé des crises contemporaines, notamment le changement climatique, le capitalisme débridé et la montée des nationalismes. Il a continué à partager ses réflexions sur les réseaux sociaux, alertant sur les dangers qui menacent la planète tout en gardant une certaine espérance. Sa pensée complexe et transdisciplinaire a marqué plusieurs générations, et son influence reste palpable dans les débats intellectuels et politiques.

Le président français Emmanuel Macron a rendu hommage à Morin en saluant son humanisme et sa curiosité intellectuelle, tandis que des figures politiques comme Jean-Luc Mélenchon ont souligné son engagement contre les violences à Gaza. Edgar Morin laisse derrière lui une œuvre riche et un héritage moral qui continuera d’inspirer la réflexion critique face aux défis du XXIe siècle. Son décès crée un vide important dans le paysage intellectuel français, mais son message d’exigence morale et d’ouverture au monde demeure un repère essentiel.

La disparition d’Edgar Morin ne saurait toutefois effacer les controverses profondes qui ont accompagné ses dernières décennies d’engagement public. Derrière l’image consensuelle du penseur humaniste, du résistant et du théoricien de la complexité, demeure aussi celle d’un intellectuel farouchement hostile à Israël, dont les prises de position sur le conflit israélo-palestinien ont souvent suscité l’indignation. Ses critiques, parfois radicales, ont nourri un débat durable sur la frontière entre dénonciation politique, mise en accusation d’un État et excès idéologique. C’est donc un héritage contrasté qu’il laisse derrière lui : celui d’un homme qui aura marqué la pensée française, mais dont le rapport à Israël restera l’un des angles les plus contestés de son parcours.

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4 Commentaires
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Richard MALKA

La pire des choses pour un juif: vouloir plaire à des antisémites. Qu’il aille rejoindre sinwar, nasrallah etc…..

Adam

La haine de soi est une maladie qui touche de nombreux intellectuels juifs. Ils pensent qu’en agissant ainsi, ils seront mieux reconnus et acceptés par les autres. Erreur, un juif reste un juif aux yeux des autres, et un jour ou l’autre cela ressort. Regardez comment tous ces artistes juifs de gauche (comme tous les artistes) sont attaqués pour leur supposée solidarité congénitale avec Israel.
Edgar Morin était un esprit brillant lorsqu’il parlait philosophie, sociologie, pensée humaniste. ll aurait pu par son aura atténuer voire juguler l’antisémitisme latent chez ses copains de gauche. Dommage qu’il ait préféré s’unir à aux dans leur combat contre Israel plutôt que de se solidariser avec le peuple dont il est issu. Qu’il repose en paix.

Damran

Dans son roman “La Rumeur” Edgar Morin/Nahum a abordé l’antisémitisme.
Il a développé la propagation d’une rumeur dans un petit village qui sert de toile de fond pour évoquer des tensions sociales/préjugés liés à l’antisémitisme.
Comment ce penseur Juif a-t-il pu se transformer en un farouche ennemi d’Israël ?
S’agit-il d’une haine de soi exacerbée ou d’un complexe de Juif mal dans sa peau ?
Il a sans doute été un « résistant » mais il n’a pas l’envergue d’un Romain Gary qui allait voir De Gaulle pour l’interpeller au sujet de son hostilité envers Israël.
Edgar Morin/Nahum fait partie de ces intellectuels de gauche qui n’ont pas réussi à s’arracher à leur idéologie et qui restent scotchés à leurs certitudes inamovibles…

Alain

L’une des caractéristiques des juifs dont on ne parle pas est qu’ils sont très, très, très intelligent. Mais quand ils se mettent à être c**, ils n’ont pas de limite non plus.
Edgar Morin est sans doute de ceux-là. Son intelligence lui aurait tellement monté à la tête qu’il n’aurait pas su se libérer des scories de son gôchisme d’origine.