DENK : un parti islamique antisioniste aux Pays-Bas ©

0
526

Photo : des manifestants de Denk multipliant les signes de reconnaissance islamiste

DENK : Un nouveau parti musulman anti-israélien aux Pays-Bas 

 

L’immigration massive sans sélection de Musulmans en Europe de l’Ouest est le pire problème qui soit advenu aux Communautés juives en Europe de l’Ouest depuis la Shoah. Elle a aussi débouché sur les pires attaques contre le statut d’Israël en Europe Occidentale. Une évolution récente aux Pays-Bas ajoute encore à ce dernier point.

Le nouveau Parti National DENK (Pense) s’adresse essentiellement aux électeurs musulmans. Ses fondateurs sont deux Députés nés Turcs, Tunahan Kuzu et Selçuk Öztürk. Ils ont tout d’abord été expulsés d’un courant du Parti Travailliste (PvdA), fin 2014, parce qu’ils s’opposent à la politique d’intégration des immigrés, menée par le Vice-Premier-Ministre Lodewijk Asscher (PvdA)[1]. Il a critiqué le rôle de certaines organisations turques aux Pays-Bas concernant l’intégration des immigrés[2].  Kuzu s’est attiré une certaine attention internationale quand, au cours de la visite aux Pays-Bas du Premier Ministre Binyamin Netanyahu, ke 7 septembre 2016, il a refusé de lui serrer la main.

57d181f5c36188ef238b473a1

DENK est en faveur de la reconnaissance de l’Etat non-Existant palestinien. Cette politique a le soutien de tous les partis néerlandais de la gauche politique. Cela comprend l’extrême-gauche du  Parti Socialiste SP, le Parti des Verts de Gauche, le Parti pour les Animaux, le Parti Travailliste et les libéraux de gauche D66. Une récente motion parlementaire visant à la reconnaissance de l’Etat Palestinien a été battue par 76 voix pour et 71 votes contre[3].

Les partisans de la motion savent pertinemment qu’il existe deux entités palestiniennes différentes, respectivement dans la Bande occidentale de Judée-Samarie et à Gaza. Ce sont des racistes humanitaires qui vulent ignorer le fait que le plus grand parti palestinien, qui contrôle Gaza, a pour objectif de sa convention le Génocide de tous les Juifs[4]. Le seul autre parti significatif palestinien, le Fatah, qui contrôle la Bande cisjordanienne, glorifie la violence contre les citoyens israéliens.

DENK adopte une position anti-israélienne encore plus extrémiste que tous les partis parlementaires. Il veut interdire l’importation de produits des implantations “illégales” israéliennes[5]. Il veut aussi que le gouvernement néerlandais exige du gouvernement israélien le remboursement de l’investissement hollandais “dans les projets de développements en Palestine”, qui ont été détruits par des actions démontrées du gouvernement israélien[6]“.

Le programme de DENK correspond à un épais document. i on le lit attentivement, il n’accepte pas la culture hollandaise en tant que culture dominante. Il l’exprime de manière éhontée, qui n’explique pas précisément ce que cela signifierait en pratique. Il déclare que, non seulement les immigrés ne doivent pas écor les Néerlandais, mais plutôt l’inverse[7].  On trouve un exemple d’une telle déclaration désinvolte dans : “Quand je pense aux Pays-Bas, je rêve d’une Hollande saine où l’infirmière Théa prend en compte les désirs et demandes de Tante Latifa[8]“.

racism-police-migrant-party-726398

Cela peut vouloir dire que Latifa ne veut pas être soignée par un médecin masculin. Cela peut aussi vouloir dire que Latifa est une antisémite qui ne veut pas d’infirmière juive pour s’occuper d’elle. J’ai, autrefois, interviewé une infirmière juive d’Amsterdam, qui disait: “Un Marocain dont je m’occupais de l’enfant est allé voir son médecin-traitant. Le père a déclaré qu’il ne voulait pas que son fils soit soigné par une infirmière juive. Alors son médecin l’a affecté à un autre hôpital[9]“. C’était l’un des nombreux cas d’antisémitisme musulman aux Pays-Bas. L’infirmière juive dont je connaissais la famille depuis de nombreuses décennies, ne souhaitait pas que son nom soit divulgué. C’est souvent le cas de Juifs qui révèlent leurs mauvaises expériences vécues avec des Musulmans.

Il y a déjà des partis musulmans locaux depuis des années. A l’été 2015, le Maire de Rotterdam Ahmed Aboutaleb (Parti Travailliste) voulait diriger une mission commerciale de sa ville en Israël. Il y a eu une vive opposition contre ce projet au sein du Conseil Municipal. Cela provenait d’une coalition de gauchistes et d’incitateurs musulmans antisionistes : Nida, un parti musulman, le SP et la Gauche verte. Un peu plus tard dans l’année, Aboutaleb s’est rendu en visite en Arabie Saoudite. Le SP et deux autres partis s’y sont opposés. Le part des Verts de Gauche et Nida apparemment n’en avaient cure[10].

En 2015, le Maire d’Amsterdam Eberhard van der Laan (Parti Travailliste) souhaitait jumeler sa ville avec Tel Aviv et Ramallah[11]. Parmi les premiers à s’y opposer, on trouvait l’Union des Travailleurs Turcs[12] et celles des travailleurs marocains, ainsi que d’autres organisations musulmanes[13]. Plus tard, une motion du conseil municipal a été adoptée qui restreignait les contacts avec Tel Aviv, mais pas du tout avec les glorificateurs de la violence palestinienne contre les civils israéliens à Ramallah[14].  Cette motion était proposée par le Parti Travailliste, qui, traditionnellement, est le principal parti à attirer les Musulmans. Cela sert d’illustration des effets secondaires de l’anti-israélisme musulman : les propositions discriminatoires contre Israël peuvent séduire les Musulmans.

En 2014, au cours du dernier conflit à Gaza, les manifestations contre Israël se sont déroulées dans de nombreuses villes néerlandaises. Elles ont totalement ignoré les crimes du Hamas et ainsi indirectement soutenu le parti palestinien adepte de la promotion du génocide. Les participants étaient généralement et principalement des Musulmans et des gauchistes autochtones. A Utrecht, dans un de ces rassemblements, Judith Sargentini, membre du Parti des Verts de Gauche au Parlement Européen, s’est exprimée. Lorsqu’elle a voulu, non seulement,critiqué Israël, mais aussi critiquer le Hamas, elle a dû s’arrêter  parler[15].

cj4am63xiaahubd1

Le nombre d’immigrés des pays musulmans avec leurs descendants aux Pays-Bas, compte pour environ Un million d’individus. Cela représente à peu près 6% de la population totale des Pays-Bas. Un tiers d’entre eux sont orginiaires de Turquie. Dans ce pays, 69% de la population adulte adoptent des points de vue antisémites, comme l’a démontré une étude globale de la Ligue Contre la Diffamation[16]. Près d’un autre tiers est constitué par les Marocains. la même étude a démontré que le nombre d’antisémites classiques est de 80%[17]. On peut caractériser un aspect de la politique hollandaise d’immigration non-sélective comme un vaste programme d’importation de très nombreux antisémites provenant des pays musulmans.

Dans le même temps, il existe des signes dans la société hollandaise que l’aversion envers les Musulmans devient de plus en plus forte. Ce rejet a deux composantes : l’une est la xénophobie hollandaise, dont l’islamophobie est une partie intégrante. Cela démontre comment le dégoût de certaines personnes peut se transformer en attaque du groupe tout entier auxquels ces individus appartiennent. Le second aspect est la conséquence directe des mauvais comportements, parfois extrémistes, d’individus qui revendiquent leur être de Musulmans et de certaines organisations musulmanes se comportant de bien des façons.

L’un des indicateurs de cette aversion concerne les hauts scores dans les sondages du Parti anti-Islam PVV dirigé par Geert Wilders. Lors des élections de 2012, il a obtenu 15 sièges des 150 disponibles au Parlement. Les sondages actuels lui en prévoient au moins le double de ce chiffre. Le programme du PVV exige la fermeture de toutes les mosquées et de toutes les écoles islamiques, ainsi qul’interdiction du Coran. Parmi d’autres propositions, on trouve la détention préventive des Musulmans radicaux, l’interdiction du foulard islamique dans la fonction publique et aucune autre admission de demandeurs d’asile et d’irés provenant de n’importe quel pays musulmans[18].

Par Manfred Gerstenfeld

Dr.Manfred-Gerstenfeld

Le Dr. Manfred Gerstenfeld a présidé pendant 12 ans le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (2000-2012). Il a publié plus de 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Adaptation : Marc Brzustowski.

[1] www.ad.nl/binnenland/pvda-zet-twee-turkse-kamerleden-uit-fractie~a9318ce8/

[2] www.haaretz.com/world-news/europe/1.740790

[3] http://nos.nl/artikel/2145656-kamer-nipt-tegen-erkenning-palestijnse-staat.html

 

[4] http://avalon.law.yale.edu/20th_century/hamas.asp

[5] www.bewegingdenk.nl/wp-content/uploads/2016/11/Verkiezingsprogramma_DENK_2017-2021.pdf

Verkiezingsprogramma Denk 2017-2021, 53.

[6] Ibid

[7] Ibid,

[8] Ibid, 4.

[9] www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/14570

[10] www.ad.nl/rotterdam/handelsmissie-naar-israel-leidt-tot-verdeeldheid-in-raad~a5ba193d/

[11] “SP wil onderzoek naar stedenband Tel Aviv opschorten”, Parool, 22 August 2014.

[12] www.docp.nl/turkse-arbeidersvereniging-sluit-zijn-aan-bij-verzet-tegen-stedenband/

[13] www.amsterdamvoorpalestina.nl/about-2/

[14] Elise Friedmann, “Amsterdamse gemeenteraad voor uitgeklede samenwerking Tel Aviv”, Cidi, 6 November 2015.

[15] www.nu.nl/binnenland/3849039/duizend-mensen-bij-vredesmars-gaza.html

 

[16] http://global100.adl.org/#country/turkey/2014

[17] http://global100.adl.org/#country/morocco/2014

[18] www.pvv.nl/index.php/visie.html

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.