Le Ministre de l’Intérieur espagnol Juan Ignacio Zoido a promis de manière répétée, samedi 19 août, qu’après les attaques au véhicule de l’Etat Islamique, jeudi et vendredi, qui ont fait 14 morts etplus de 130 blessés, dans deux villes catalanes,le réseau terroriste responsable des violences avait été “complètement démantelé” et qu’il ne posait plus de menace. Cette assurance était destinée à calmer la nervosité du public et des touristes, mais elle est loin de correspondre à la réalité des faits.

Les sources des renseignements et de l’antiterrorisme révèlent que la cellule clandestine de Daesh qui a organisé ces attaques à partir de sa base de la petite ville de Ripoll, près de la frontière pyrénéenne avec la France,a effectivement,été mise hors service. Mais, il ne s’agit que d’une des branches d’un large réseau terroriste qui s’étend entre le Maroc et, au moins, six autres pays européens : l’Espagne, la France, l’Allemagne, la Belgique,les Pays-Bas et aussi loin au nord que la Finalnde, où un soi-disant “réfugié” marocain a poignardé à mort, vendredi, deux femmes dans la ville de Turku, au sud-ouestdu pays.

Il existe des signes troublants que les attaques en Espagne et en Finlande n’ont rien été d’autre que les trois-coups d’une vague majeure encore en préparation de la part des réseaux de l’Etat Islamique. De façon inhabituelle,Daesh a revendiqué l’attaque de Cambrils, en Espagne, après la première revendication du précédent attentat sur la promenade de Las Ramblas à Barcelone. La deuxième revendication mentionnait les deux attaques, matérialisant le lien dans une chaîne continue d’événements. le laboratoire de fabrication de bombes, qui a explosé accidentellement à Alcanar, a aussi fourni des preuves meurtrières de l’existence d’une organisation orientée vers l’essaimage de la mort à échelle massive.

A Cambrils, la police a éliminé les cinq terroristes ensemble, après qu’ils aient utilisé leur véhicule pour reproduire l’attentat de Barcelone, en tuant une personne et en en blessant sept. Quatre suspects sont en détention aux mains de la police.

Le Ministre espagnol n’a, évidemment, pas dévoilé les événements qui ont précédé et débouché sur les attaques en Catalogne. Nos sources peuvent, cependant, révéler qu’ils remontent au 8 mai, quand les services de renseignements espagnols et marocains travaillant ensemble, ont mis à jour un dangereux réseau de Daesh qui avait envoyé des éclaireurs à travers toute l’Europe, en partant de Tanger au Maroc et de l’enclave espagnole de Mellila. La Catalogne devait devenir leur nouvelle boîte postale et le théâtre de leurs opérations. La plupart des auteurs d’attentats en Catalogne étaient en fait des résidents locaux d’origine marocaine. Certains ont des liens directs avec des contacts de Daesh en Syrie et en Irak et on a découvert que certains autres quittaient le pays pour combattre dans les rangs de Daesh en Syrie.

Le 22 mai, les services anti-terroristes espagnols et marocains travaillant en coopération ont appréhendé un groupe de suspects à Essaouira sur la côte Atlantique du Maroc. Ils étaient en possession de vastes quantités d’armements et se préparaient à frapper un célèbre festival de musique dans la ville qui attire des auditoires provenant de nombreux pays.

Des résidents catalans faisaient aussi partie de ce groupe.

Depuis l’attaque meurtrière de Barcelone, un modèle de crimes à grande échelle a émergé, prenant essentiellement pour cibles les stations de vacances jouissant d’une popularité internationale, au cours de cet été. Les autorités espagnoles savaient que la cellule catalane, qui opérait comme partie prenante de cette machine de meurtre aux bras multiples était dirigée par “le Wilayat d’al-Aqsa-Maroc au Maghreb appartenant à l’Etat Islamique”, qui prend ses ordres au commandement central de Daesh en Syrie.

Quoiqu’il en soit, aucune alerte de sécurité maximale n’a marqué le pic de la saison touristique dans les lieux de vacances de Catalogne, même si les extrémistes musulmans locaux avaient été appréhendés en route vers le Maroc ou la Syrie.

Les experts de l’antiterrorisme à Debkafile soulignent que l’attaque de Turku n’était qu’un faible indicateur de la vaste envergure du réseau que Daesh pilote depuis le Maroc, mais cela ne dit pas aux services de l’antiterrorisme en Europe, où ces cellules éclatées vont frappé la prochaine fois.

DEBKAfile  Reportage Exclusif, 20 août  2017, 10:34 AM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

 

3 Commentaires

  1. \les responsables politiques ne font que parler, pendant ce temps la les futurs terroristes se gavent de plaisir, de l’inaction de l’europe.
    Mettre des fleurs, allumer des bougies, ou autres manifs de ce genre ne sert a rien.
    Il faut ratisser, eliminer, et expulser.

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