Des milliards refusés : le pays musulman qui refuse de trahir Israël.

Malgré les fortes pressions du Qatar, de l’Arabie saoudite et d’autres pays, le président du Somaliland rejette catégoriquement les offres économiques visant à rompre l’alliance stratégique signée avec Netanyahu. L’alliance historique avec Jérusalem se renforce et prouve que la souveraineté sur la mer Rouge n’est pas à vendre (Le Monde arabe).

Lors de sa visite d’État à Jérusalem en juin dernier, le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi (Ero), ne s’est pas contenté de signer des accords diplomatiques ; il a adressé un message clair à quiconque tenterait de briser la jeune alliance avec Israël . En coulisses, selon des sources étrangères, Hargeisa subissait de fortes pressions de la part des pays arabes, notamment du Qatar et de l’Arabie saoudite , qui s’efforçaient par tous les moyens de prendre leurs distances avec Israël.

Tout a commencé en décembre 2025, lorsqu’Israël est entré dans l’histoire en devenant le premier pays membre de l’ONU à reconnaître officiellement le Somaliland comme un État indépendant et souverain. Cette décision historique, signée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président Eero, a abouti à une visite d’État exceptionnelle en juin 2026, marquée par l’inauguration de l’ambassade du Somaliland à Jérusalem et la signature d’une vaste alliance stratégique.

Mais le soutien public apporté à Israël a alarmé les pays arabes. Le Qatar, qui soutient le gouvernement somalien à Mogadiscio, a vivement critiqué cette initiative, la qualifiant de « dangereux précédent ». Il a rapidement reçu le soutien de l’Arabie saoudite, de la Turquie et de l’Égypte, qui ont condamné cette percée israélienne dans la région.

D’après des informations publiées par des sources étrangères, des pressions sans précédent ont été exercées en coulisses sur Hargeisa, dans le but de geler, voire de rompre, les relations naissantes avec Jérusalem. Une délégation qatarie de haut niveau aurait même proposé d’importants financements pour la sécurité et les infrastructures en échange d’un abandon d’Israël.

« La souveraineté ne s’achète pas avec de l’argent. »
Mais le président du Somaliland n’a pas cédé. Il a fermement rejeté les pressions et a clairement indiqué aux médiateurs que les relations avec Israël constituaient une décision nationale définitive et irrévocable. Le message qui est sorti d’Hargeisa était clair et net : la souveraineté ne s’achète pas, même avec des sommes colossales.

Cette position ferme a été exprimée avec émotion lors de la cérémonie d’accueil officielle qui s’est tenue à la résidence du président à Jérusalem. Le président Yitzhak Herzog et son épouse Michal ont reçu le président du Somaliland et son épouse, Fardosa Mohamed Rubella, lors d’une cérémonie solennelle. Les deux présidents ont ensuite tenu une réunion diplomatique, à l’issue de laquelle ils ont fait des déclarations à la presse.

Pour rappel, en février dernier, le premier ambassadeur du Somaliland en Israël, le Dr Mohammed Haji, a été reçu à la résidence du président et a présenté ses lettres de créance au président Herzog. L’ambassadeur avait alors déclaré que le président du Somaliland devrait prochainement effectuer une visite officielle en Israël et avait souligné qu’il s’agissait d’un partenariat stratégique couvrant de nombreux domaines.

L’ambassadeur Haji avait précédemment indiqué que la relation entre les deux pays inclurait une coopération dans les domaines de la sécurité, de l’énergie, des sciences et de l’agriculture. Il a ajouté que le peuple du Somaliland appréciait grandement le fait qu’Israël ait été un pionnier en le reconnaissant, tant en 1960 qu’aujourd’hui.

L’importance stratégique du golfe d’Aden
La portée régionale de cette position ferme est immense. Le Somaliland contrôle le golfe d’Aden et le détroit de Bab el-Mandeb , voie maritime cruciale constamment menacée par le terrorisme houthi au Yémen. Pour Israël, il s’agit d’un point d’appui stratégique face aux menaces en mer Rouge, et pour le Somaliland, d’une reconnaissance internationale vitale.

L’alliance entre Israël et le Somaliland continue de provoquer des séismes géopolitiques. Tandis que les puissances régionales déversent des sommes colossales et profèrent des menaces implicites d’isolement d’Israël, il s’avère qu’un pays, situé au cœur du goulot d’étranglement stratégique le plus important du monde, refuse obstinément de céder aux tentations financières.

À l’occasion du 35e anniversaire de l’indépendance du Somaliland, célébré par un impressionnant défilé militaire à Hargeisa, la capitale, le président du pays a reçu un geste symbolique émouvant : une menorah juive traditionnelle lui a été offerte par la délégation israélienne. Le président a indiqué avoir eu un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui l’a félicité, ainsi que son peuple, pour la fête de l’indépendance.

Cette alliance surprenante prouve que, dans le monde complexe de la géopolitique du Moyen-Orient , il y a encore de la place pour les principes et la véritable souveraineté – même lorsque les tentations financières sont énormes et même lorsque les pressions sont fortes.

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