On sort les mouchoirs : 

DISSOLUTION DE BARAKACITY: LE FONDATEUR DE L’ASSOCIATION DEMANDE « L’ASILE POLITIQUE » À ERDOGAN

Par JP
Driss Yemmou, dont l’organisation a été dissoute sur demande du ministère de l’Intérieur pour avoir propagé des « idées prônant l’islamisme radical », estime ne plus être « en sécurité » en France.

Il estime ne plus être « en sécurité » sur le sol français. Driss Yemmou (dit Idriss Sihamedi), fondateur de l’association BarakaCity, dissoute ce mercredi en Conseil des ministres, s’est adressé via Twitter au président turc Recep Tayyip Erdogan pour lui demande « l’asile politique ».

Écrit en turc, le tweet formule cette « requête » à la fois pour Driss Yemmou et pour son « équipe ». « Je ne suis pas en sécurité en France en tant que représentant de notre ONG », affirme-t-il.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé la dissolution de cette association, qui selon lui « incitait à la haine », « entretenait des relations au sein de la mouvance islamiste radicale » et « se complaisait à justifier des actes terroristes ». À l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal s’est voulu clair:

« Cette association et son président-fondateur, derrière un paravent humanitaire, diffusaient antisémitisme, menaces de mort et apologie de crimes contre l’humanité. »

Quant à Driss Yemmou lui-même, il est soupçonné de harcèlement en ligne envers Zineb El Rhazoui, ex-journaliste de Charlie Hebdo. Il doit être jugé deux fois par le tribunal correctionnel de Paris pour cyberharcèlement et pour injure publique. À travers sa demande « d’asile », il entend vraisemblablement jouer des tensions qui s’accentuent aujourd’hui entre Paris et Ankara.

Par JP
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Derrière l’humanitaire, la part d’ombre de BarakaCity qui inquiète les autorités

L’ONG musulmane située à Evry-Courcouronnes (Essonne) est menacée de dissolution. Pourquoi ? Enquête sur ses réseaux et l’idéologie promue par son sulfureux président, Idriss Sihamedi.

Par Bartolomé Simon et Nicolas Goinard

 

Le 27 octobre 2020 à 10h08, modifié le 27 octobre 2020 à 11h25

 

BarakaCity ne sera peut-être bientôt plus. Cette ONG humanitaire musulmane, créée en 2008 et dont les locaux se trouvent à Evry-Courcouronnes (Essonne), est menacée de dissolution. Pourtant, aux yeux des autorités, ses activités caritatives sont moins dans le viseur que la personnalité et l’idéologie controversée de son président, Idriss Sihamedi.

Pour justifier sa dissolution, le ministère de l’Intérieur évoque des « messages publiés en ligne depuis les comptes de l’association ou (ceux de son président) » qui « provoquent de très nombreux commentaires hostiles à l’Occident, à la laïcité, aux francs-maçons ou encore aux musulmans qui ne partagent pas la conception de l’islam promue par l’association ».

Une conception de l’islam rarement évoquée, en façade, par BarakaCity, mais très prégnante dans le discours de son président. Influent et prolixe sur les réseaux sociaux, il compte à lui seul près de 40 000 abonnés sur Twitter et 48 000 sur Facebook. Ses récentes attaques contre l’ex-journaliste de « « Charlie Hebdo », Zineb El Rhazoui, et la chroniqueuse de RMC Zohra Bitan lui ont fait gagner près de 10 000 abonnés. L’association, elle, en compte plus de 700 000 sur Facebook. Soit plus que l’ONG Médecins sans frontières (591 000) et quasiment l’équivalent de Greenpeace France (800 000).

Retombé dans l’anonymat sur un plan médiatique depuis mars 2019, et le classement sans suite de l’enquête pour « financement du terrorisme » et « association de malfaiteurs terroriste » visant son association, Idriss Sihamedi se fait de plus en plus virulent depuis la rentrée 2020. Au même moment, le gouvernement annonçait son projet de loi sur le séparatisme, et le procès des attentats de 2015 occupait l’actualité.


Dans une publication Facebook datée du 3 septembre, Idriss Sihamedi rappelle, selon lui, que « PERSONNE ne peut offenser notre prophète. Qu’Allah maudisse Charlie et enflamme leurs tombes à la chaleur du soleil ». Une semaine plus tôt, le 27 août, il écrit sur Twitter que « mourir martyr est la plus belle chose dans la vie d’un croyant […] C’est ce qui nous diffère d’eux. Aimer la mort comme ils aiment la vie. » C’est ce que Mohamed Merah, le tueur au scooter à Toulouse avait dit aux policiers du Raid : « Moi la mort, je l’aime comme vous aimez la vie ».

Malgré ses prises de paroles polémiques, Idriss Sihamedi peut compter sur de nombreux relais religieux et politiques, notamment à gauche. En témoignent les signataires d’une pétition de soutien en sa faveur suite aux perquisitions chez Barakacity : Houria Bouteldja, porte-parole des Indigènes de la République, Taha Bouhafs, journaliste et militant indigéniste ou encore le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), menacé lui aussi de dissolution par le gouvernement.

On trouve également des footballeurs professionnels comme Mehdi Tahrat (ancien joueur de Ligue 1) Alayxis Romao (actuel joueur de l’En Avant Guingamp, en Ligue 2) ou encore Jacques Faty, ou Fatih. Originaire d’Epinay-sous-Sénart (Essonne), ce converti a joué à l’Olympique de Marseille et vit désormais en Turquie, où il vient d’obtenir la nationalité locale. Il multiplie d’ailleurs les soutiens envers le président turc Erdogan sur ses réseaux sociaux. « Il est bon, il a fait du bon travail pour la Turquie », militait-il sur le plateau de RMC en juin 2017.

 

Source : leparisien.fr

11 Commentaires

  1. « Moi la mort, je l’aime comme vous aimez la vie ». Pour une fois il dit vrai , nous nous préférons la vie חַיִים. Alors pourquoi n’est il pas logique et ne ce suicide t’il pas ?
    Ah suis je bête, il parle de la vie des autres.

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