La France tente de relancer le dialogue avec Israël par la lutte contre l’antisémitisme
Lors d’une visite en Israël, Aurore Bergé, ministre déléguée à la lutte contre les discriminations, a essayé d’apaiser les tensions entre la France et Israël en prônant une offensive contre l’antisémitisme.
Par Pascal Brunel
Aurore Bergé a tenté de décrisper le dialogue entre la France et Israël après des mois de tensions entre les deux pays. Lors d’une visite en Israël lundi, la ministre déléguée chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes et de la lutte contre les discriminations a annoncé une guerre sans merci contre l’antisémitisme en France.
Parmi les armes pour mener cette bataille figure un projet de loi sanctionnant les appels à la destruction de l’Etat hébreu et les comparaisons entre la politique d’Israël et celle des nazis. « Il ne faut pas que les Français juifs ne se sentent plus chez eux dans leur pays et aient un sentiment d’abandon […], l’antisémitisme ne doit pas être perçu comme une fatalité », a affirmé la ministre, lors d’un point de presse à Tel-Aviv.
Selon elle, les « critiques » à l’encontre de la politique du gouvernement de Benyamin Netanyahou, notamment pour ce qui est de l’essor de l’implantation israélienne en Judée Samarie « s’intègrent dans un débat politique mais n’ont rien à voir avec des appels à la destruction d’Israël ».
« Génocidaire »
Elle a critiqué l’usage du qualificatif « génocidaire » employé par La France insoumise pour dénoncer la politique israélienne durant les deux ans de guerre dans la bande de Gaza contre le Hamas, tout en reconnaissant qu’une « catastrophe humanitaire, alimentaire et médicale » a bien eu lieu dans cette enclave.
La ministre s’est rendue dès lundi sur le site du festival Nova à Réïm, où le Hamas a tué plus de 370 personnes lors de l’attaque du 7 octobre 2023. Des portraits des jeunes victimes couvraient les lieux de la rave-party. Cette attaque, qui a fait au total 1.221 morts en Israël selon un décompte officiel, a déclenché une guerre dévastatrice à Gaza.
Sur le front politique, elle s’en est aussi prise au Rassemblement national, qui tente de se « refaire une virginité en se présentant comme un refuge pour les juifs inquiets face à La France insoumise ». Jordan Bardella s’est rendu en Israël en mars 2025.
Il s’agissait de la première visite d’un président de cette formation à l’invitation d’un ministre israélien, Amichai Chikli, chargé de la diaspora et du combat contre l’antisémitisme, partisan d’une alliance avec des formations ultranationalistes étrangères. Jean-Marie Le Pen avait, en revanche, toujours été persona non grata en Israël.
Aurore Bergé a également déploré que la répression sanglante contre les manifestants iraniens n’ait pas suscité la même ampleur de protestations suscitée par la guerre dans la bande de Gaza. « Je le regrette, mais cela ne m’étonne pas », a-t-elle ajouté.
« Jeter de l’huile sur le feu de l’antisémitisme »
En enfourchant ce cheval de bataille, Aurore Bergé, première ministre française à se rendre en Israël depuis quinze mois, a visé un point ultrasensible. La reconnaissance officielle par la France de l’Etat de Palestine en septembre a provoqué une crise aiguë entre les deux pays, dont les relations étaient déjà tendues.
Benyamin Netanyahou a dénoncé cette initiative en la qualifiant « de récompense offerte au Hamas » et de « soumission honteuse aux terroristes palestiniens ». Sur un ton fort peu diplomatique, le Premier ministre israélien avait auparavant accusé le président français de « jeter de l’huile sur le feu de l’antisémitisme en encourageant ceux qui s’en prennent aux juifs dans les rues de Paris », tout en déplorant le manque de moyens « de votre gouvernement pour faire face » à cet antisémitisme.
Outré par ces accusations, l’Elysée avait « dénoncé une analyse erronée et abjecte ». Autant dire qu’une véritable embellie entre les deux pays est loin d’être encore acquise.
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La montée de l’antisémitisme en France était au centre des rencontres menées ce mardi 17 février à Jérusalem par Aurore Bergé, la ministre de l’Égalité et de la Lutte contre les discriminations. Interview Aude Ferbos (www.sudouest.fr)
C’est un vrai traumatisme en Israël : les femmes victimes de violences sexuelles pendant les attentats perpétrés par le Hamas ou pendant leur captivité n’ont pas reçu le même soutien ni la même reconnaissance que celles d’autres pays. Au contraire, la dénonciation des faits a créé du silence, voire une certaine remise en question. Or, il n’y a aucun doute : les terroristes eux-mêmes ont documenté les viols, les ont filmés en direct et les ont revendiqués. Le viol est toujours une arme de guerre. C’est en ce sens que la première dame, Michal Herzog, m’a remis un rapport officiel dédié à ce sujet. Comment expliquer cet angle mort ? Ils l’expliquent par l’obsession anti-israélienne, voire l’antisémitisme. Les violences sexuelles comptent-elles moins que pour d’autres parce que ce sont des femmes israéliennes ou juives ? Le simple fait de poser cette question est insupportable. La montée de l’antisémitisme en France était au cœur de cette visite. Comment ce phénomène est-il perçu en Israël ? L’antisémitisme était au centre des rencontres menées aujourd’hui à la Knesset [le Parlement, NDLR]. Avec les députées Caroline Yadan et Constance Le Grip, présidente du groupe Amitié France-Israël, nous étions reçues par les deux coprésidents du groupe Amitié Israël-France, Karine Elharrar et Yossi Taieb. Ils sont issus de deux partis différents, l’une dans l’opposition, l’autre dans la majorité, avec des positions différentes sur la reconnaissance de l’État palestinien |
JForum.fr avec les echos.fr, www.upday.com et www.sudouest.fr
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Miam, miam, yabon le petit youpin à écraser, humilier et exploiter en francaouie, pour faire vivre et satisfaire la perversité des descendants des collaborateurs et des arabes assassins du FLN algérien. Pour les Juifs, vivre dans un pays d’antisémitisme d’État n’est pas du tout une preuve d’intelligence. Mme Bergé va jusqu’en Israël pour essayer de garder un maximum de pigeons Juifs en France, mais elle n’a toujours pas compris que ceux qui restent y vivre sont les Juifs ratés. Elle doit donc trouver une autre solution que les Juifs ratés. Pourquoi ne va-t-elle-pas aux États-Unis ou en Allemagne demander que les américains ou les allemands viennent vivre en France pour engraisser la descendance des collaborateurs, des arabes assassins du FLN algérien et de leurs amis d’extrême gauche ? Pauvre Mme Bergé qui s’égare, mais aussi pauvres responsables israéliens qui n’ont toujours pas rapatrié les Juifs de France !