Amnesty International a enfin reconnu les victimes israéliennes, et les médias ont détourné le regard.

Sharon Levy

Plus de deux ans après les atrocités du 7 octobre, et après avoir faussement accusé Israël de génocide, Amnesty International a publié un rapport sur les crimes de meurtre, de prise d’otages et de violences sexuelles commis par le Hamas ce jour-là.
Amnesty International a retardé la publication du rapport, craignant qu’il n’influence l’opinion internationale sur Israël en reconnaissant les crimes commis contre des Israéliens.
Les principaux médias qui ont largement relayé l’accusation de génocide d’Amnesty ont largement ignoré ce rapport tardif sur les victimes israéliennes, révélant ainsi une tendance à la couverture sélective qui fausse la compréhension de la guerre.

Deux ans. C’est le temps qu’il a fallu à Amnesty International, l’une des organisations de défense des droits humains censées être les plus importantes au monde, pour reconnaître officiellement dans un rapport que le 7 octobre 2023, le Hamas avait commis des crimes horribles contre le peuple juif et l’État d’Israël.

Ce sont des faits que les Juifs n’avaient pas besoin qu’Amnesty International découvre. Les massacres, les violences sexuelles, les prises d’otages et les brutalités ont été documentés en temps réel. Les preuves existaient. Les témoignages existaient. Ces crimes étaient indéniables et auraient dû être immédiatement signalés par toute organisation se réclamant de la défense des droits humains.

Amnesty International a choisi une autre voie. Dès le départ, elle a présenté Israël comme le principal agresseur, tout en minimisant, voire en occultant, les atrocités commises contre les Israéliens.

Pire encore, un an seulement après le massacre, Amnesty International a publié un rapport accusant Israël de génocide. Pour parvenir à cette conclusion, l’organisation a étiré et déformé la définition du génocide , tout en évitant soigneusement de faire un bilan précis du nombre de terroristes du Hamas tués lors des combats. Le résultat n’est pas un rapport rigoureux sur les droits humains, mais un document façonné pour correspondre à un récit préétabli.

 

Pour Amnesty International, les preuves importaient moins que la préservation d’un récit mensonger de génocide. Lorsque des preuves irréfutables de crimes contre l’humanité commis le 7 octobre ont été révélées, l’organisation a choisi le silence. La raison est évidente : reconnaître ces crimes aurait perturbé le récit soigneusement construit pour priver Israël de la sympathie internationale.

Un rapport détaillant les crimes du Hamas devait initialement paraître en septembre 2025. Sa publication a été retardée suite à une opposition interne au sein d’Amnesty International, certains critiques faisant valoir que même une reconnaissance tardive des atrocités du Hamas pourrait être bénéfique à Israël auprès de l’opinion publique, notamment compte tenu de sa proximité avec les négociations de cessez-le-feu en cours.

Amnesty International se présente comme une organisation humanitaire impartiale, engagée à défendre toutes les victimes de violations des droits humains. Pourtant, cet épisode révèle comment des considérations politiques internes ont pu primer sur ce mandat. Les victimes israéliennes n’ont été reconnues que lorsque cela pouvait être soigneusement orchestré et contrôlé afin de ne pas perturber le récit dominant. Ce calcul moral sélectif fragilise davantage encore la crédibilité déjà douteuse de l’organisation et ses prétentions d’impartialité.

Malgré ce retard, le simple fait qu’une importante organisation de défense des droits de l’homme ait enfin documenté les crimes commis contre les Israéliens aurait dû constituer un événement digne d’intérêt.

Au contraire, nombre de ces mêmes médias qui se sont empressés de relayer l’accusation de génocide profondément erronée portée par Amnesty International contre Israël sont restés étrangement silencieux concernant son rapport détaillant les crimes contre l’humanité subis par les Israéliens le 7 octobre. Ce contraste est difficile à ignorer et en dit long sur les victimes jugées dignes d’attention, et celles qui ne le sont pas.

 

Les principaux médias, dont CNN, la BBC, le Washington Post et l’Associated Press, sont restés silencieux face au nouveau rapport d’Amnesty International, alors qu’ils avaient immédiatement relayé son accusation de génocide un an auparavant. Cette disparité révèle la manière sélective dont ces médias traitent les informations provenant d’une même organisation, privilégiant les affirmations qui confortent leur récit préconçu et ignorant celles qui le nuancent.

Si les médias qui ont relayé avec tant d’empressement le rapport profondément erroné d’Amnesty International sur le génocide avaient respecté les normes journalistiques élémentaires, ils auraient examiné avec rigueur ses distorsions et son utilisation abusive du terme « génocide ». À tout le moins, ils auraient également rendu compte des documents d’Amnesty International concernant les victimes israéliennes. Leur refus de le faire révèle une réalité inquiétante : celle où le jugement éditorial détermine non seulement les histoires relatées, mais aussi l’existence même des victimes.

Lorsque les organisations de défense des droits humains et les rédactions décident quelles souffrances méritent d’être reconnues – et lorsque cette reconnaissance n’est accordée que par opportunisme politique –, elles font bien plus que mal traiter un simple rapport. Elles érodent la confiance du public, vident de leur substance les principes qu’elles prétendent défendre et transforment le discours des droits humains en un instrument d’effacement sélectif.

Née à Toronto, Sharon Levy s’est installée en Israël en octobre 2023 et a occupé divers postes au sein d’institutions de défense et de recherche israéliennes. Elle est titulaire d’une maîtrise en sciences politiques, avec une spécialisation en contre-terrorisme et cybersécurité, de l’Université Reichman.

JForum.fr avec HonestReporting
Crédit photo : Noam Galai via Getty Images

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