Le père de François Hollande, Georges Hollande, retiré de ses fructueuses affaires depuis des années à Cannes, où il vit paisiblement et discrètement, a dû se demander jusqu’où irait son fils, François, dans la trahison lorsqu’il l’a vu en voyage officiel en Algérie commémorer les soldats algériens morts pour l’indépendance.
On aurait pu imaginer que le président de la République française aille se recueillir pour honorer la mémoire de ses concitoyens morts au combat en Algérie. C’est tout le contraire qui s’est passé. Rappelons ici que cette guerre fut déclarée à l’Algérie par un gouvernement auquel appartenait François Mitterrand(1), le mentor de notre président actuel.
Mais François Mitterrand n’était pas le seul partisan de l’Algérie française. Georges Hollande, riche radiologue installé près de Rouen, fut toujours très engagé en politique auprès de Jean-Louis Tixier-Vignancour, ancien Camelot du Roi, Croix-de-feu. Il militait notamment très activement pour le maintien de l’Algérie dans la République française, et ne s’est jamais renié.

Monument aux morts algériens lors de la guerre d’indépendance (Alger)
Mais son fils François, qui rend régulièrement visite à son père lorsqu’il réside à Mougins, n’est pas à un reniement près, y compris sur le plan affectif du reste. En honorant les soldats algériens morts pour l’indépendance de l’Algérie, le président Hollande bafoue la mémoire des soldats et civils français morts en Algérie. Des soldats français que Mitterrand et son père ont envoyés se faire tuer ! Il s’agit de haute trahison que l’Histoire jugera un jour. Le temps fait le tri.
Si encore l’accès à l’indépendance de l’Algérie avait été une issue heureuse pour ce pays. Bien au contraire, cet ancien département français a connu une guerre civile qui fit encore plus de morts que la guerre d’indépendance. De surcroît l’Algérie, incapable de s’assumer depuis l’indépendance, nous envoie par centaines de milliers ses ressortissants qu’elle ne parvient pas même à nourrir. Je vous mets dehors, puis je m’installe chez vous ! Et notre président dit encore : merci.
La rencontre entre Hollande et le président algérien Bouteflika avait quelquechose de profondément pathétique. Les éloges appuyés du premier pour le second sont affligeants. « Avec le président Bouteflika, nous avons établi une relation d’extrême confiance. Ses conseils, sa vision du monde sont particulièrement précieux. » C’est peut-être la faiblesse de leurs légitimités démocratiques qui les rapproche.
S’il l’avait su, Georges aurait-il voté pour François ?
Massimo Luce
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