Abbas, « homme de paix », ou l’aveuglement occidental ©

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Le 22 septembre 2015, deux palestiniens ne sont pas parvenus à assassiner des soldats israéliens dans la ville de Hébron. Le premier est mort très tôt dans la nuit par la détonation de l’engin explosif qu’il destinait aux soldats (ce qui est couramment appelé en Israël : « accident de travail »), la seconde, une palestinienne de 18 ans, a été abattue alors qu’elle tentait de poignarder un soldat à un check point. Ainsi, et pendant que Mahmoud Abbas reçoit de Anne Hidalgo, Maire de Paris, la médaille pour son action en faveur de la paix (le 21 septembre 2015), les palestiniens poursuivent leurs actions criminelles à l’encontre des juifs. Cette récompense du Président palestinien traduit au mieux l’aveuglement de l’occident, au pire, son égarement moral lorsqu’il s’agit d’analyser le phénomène jihadiste.

Il convient tout d’abord de rappeler les raisons pour lesquelles Anne Hidalgo a décoré Mahmoud Abbas : « Parce que vous êtes un homme de paix, je suis heureuse de vous remettre cette médaille de la Ville de Paris ». Insistant, la maire socialiste a reconnu en lui « un homme d’État exceptionnel » : « Vous n’avez jamais eu d’autre fin que la paix, et vous n’avez jamais employé d’autre moyen que la légalité internationale », avant de conclure « Paris soutient la création d’un État palestinien vivant en paix et en sérénité auprès d’Israël ». Naturellement, Mahmoud Abbas, s’est félicité des  « relations d’amitiés très fortes qui lient les Palestiniens à la France » et, enthousiaste quant à leur devenir, il a ajouté « Nous en sommes fiers et nous souhaitons qu’elles progressent afin de servir l’intérêt des deux États ».  Rappelons d’ailleurs, que Mahmoud Abbas, l’humaniste, avait participé à la marche contre le terrorisme, le 29 mars 2015, à Tunis.

Cet épisode n’est en fait qu’une nouvelle illustration de la philosophie du monde de l’Islam, construite autour de la Takia, à laquelle l’occident est parfaitement étrangère. Il s’agit d’un mensonge, une sorte de « ruse divine (El Makr) » qui consiste à accorder un bienfait à une personne pour provoquer sa perte. Comme le suggère la sourate 23 verset 54, il faut l’endormir et la laisser croire: « Laisse-les dans leur égarement pour un certain temps » (d’ailleurs, le mensonge et la tromperie ne sont pas répréhensibles à l’égard d’un non musulman). Selon la Sourate 3 verset 28, le pacte avec les ennemis ne vaut que pour les tromper : « Que les croyants ne prennent pas, pour alliés, des infidèles, au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d’Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d’eux ».

La société occidentale imagine que le monde de l’Islam fonctionne selon le même raisonnement qu’elle. C’est une erreur. L’Islam doit vaincre par le Jihad, c’est-à-dire une guerre menée à des fins religieuses, quelque soit les moyens employés et notamment le combat armé en Israël. Notons qu’en Islam, le combat par les armes est obligatoire dans 3 hypothèses : tout d’abord, lorsque les non musulmans envahissent une terre musulmane (c’est ce qui est dit de la présence juive en Palestine). En effet, les musulmans ont le droit de conquérir des terres non musulmanes mais pas l’inverse. Le recours aux armes est également autorisé lorsqu’un imam appelle un peuple à se lancer au combat (il suffit donc que l’Iman les y invite à la fin des prêches). Enfin, l’hypothèse des armes est prévue lorsque des non musulmans capturent et emprisonnent un groupe de musulmans, ce qui est le cas en Israël où de nombreux combattants jihadistes sont arrêtés par Tsahal.

L’occident imagine pouvoir attendre du Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas qu’il invite les palestiniens à la retenue, au calme, et à l’apaisement. Il n’en est rien. D’ailleurs, et conformément au principe de la takia, l’homme de paix Mahmoud Abbas a vivement entraîné les palestiniens dans la poursuite de leurs actions meurtrières : dans son discours lancé en arabe, le 18 septembre 2015, il a béni les terroristes : « Nous vous bénissons, nous bénissons les Mourabitoun et les Mourabitat. Nous saluons toutes gouttes de sang versées à Jérusalem. C’est du sang pur, du sang propre, du sang qui mène à Allah. Avec l’aide de Allah, chaque djihadiste (shahid) sera au paradis, et chaque blessé sera récompensé. Nous ne leur permettrons aucune avancée. Dans toutes ses divisions, Al-Aqsa est à nous et l’église du Saint Sépulcre est notre, tout est à nous. Ils n’ont pas le droit de les profaner avec leurs pieds sales, et on ne leur permettra pas non plus. ».

C’est dans cet esprit que la mère du terroriste de Hébron (décédé dans l’explosion de la bombe qu’il portait) a lancé, au cours du cortège menant la dépouille de son fils au cimetière (enroulé dans un drapeau de l’organisation Jihad islamique) : « Je suis très fière de mon fils, j’espère qu’un martyr sortira de chaque maison palestinienne ».
L’occident, bien naïf, est en décalage complet avec les prévisions islamistes. Il imagine que le bon sens, la mesure et la nécessité d’apaisement prendra le dessus grâce aux personnes musulmanes raisonnables. Sur ce point, l’occident a le même endormissement qu’avec l’Allemagne nazie, dans la période précédant le seconde guerre mondiale. Il se leurre. Dans le monde de l’Islam, le monde doit embrasser la religion de Mahomet à la fin des temps, conformément à la Sourate 8, Verset 39 : « Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de luttes doctrinales (guerre civile, désordre civil) et qu’il n’y ait pas d’autre religion que celle de Dieu. S’ils cessent Dieu le verra ».
L’occident aveuglé, oublie que le Coran invite à tuer ses ennemis et que les combattants, dédouanés par Allah, ne peuvent jamais être considérés comme des meurtriers. La Sourate 8 verset 17 rappelle en effet : « Vous ne les avez pas tués. C’est Dieu qui les a tués. Lorsque tu portes un coup, ce n’est pas toi qui le portes, mais Dieu qui éprouve ainsi les Croyants par une belle épreuve.».
Les palestiniens essaient finalement de se trouver une utilité historique. Ils n’ont aucune direction idéologique en dehors de la Charte de l’Olp et les Nations Unies qui affirment qu’ils constituent un peuple. Or, comme les pays arabes ne les considèrent pas, que Mahmoud Abbas s’enrichit en négociant avec Israël (au lieu de le détruire), ils se raccrochent à l’Esplanade des Mosquées. Des palestiniens de Jérusalem ont donc lancé, le jour de Kippour : « Ils veulent prendre le contrôle d’Al-Aqsa, mais cela n’arrivera pas. Nous resterons ici même si cela doit durer des années. Al-Aqsa nous appartient ». En effet, ce qui agace les palestiniens, c’est le nouveau lot de juifs, chaque jour, qui vient visiter le Mont du Temple et y prier (le jour de Kippour, 370 personnes se sont rendues sur le Mont du temple dont 150 juifs). Se sentant pris pour des imbéciles, la violence devient le seul mode d’expression des palestiniens.
Les palestiniens et les jihadistes dans le monde sont toutefois grandement aidés par l’aveuglement de la communauté occidentale qui se fait berner conformément au principe de la takia. La communauté internationale a négocié le 14 juillet 2015, l’accord sur le nucléaire avec l’Iran qui prévoit une limitation de l’enrichissement de l’uranium, une limitation de la production de plutonium, un renforcement des inspections des sites contre une levée des sanctions. Or, l’Iran a déjà fait savoir que rien ni personne ne l’empêcherait de fabriquer la bombe atomique et devenir une puissance nucléaire. L’égarement moral de la communauté internationale apparaît encore avec l’élection de l’Arabie Saoudite, comme Présidente du groupe nommant les experts du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies. Gageons qu’il ne faille pas un nouveau massacre de juifs pour imposer les normes morales.
Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach 

 

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