PARIS, 24 juillet 2010 (AFP)
Le directeur général de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), Yukiya Amano, s’est défendu d’être moins conciliant que son prédécesseur Mohamed ElBaradei vis à vis de l’Iran et s’est dit opposé à une « politisation » de l’agence. « Il n’est pas question d’être plus conciliant ou moins conciliant », a déclaré à Radio France Internationale (RFI) M. Amano qui s’exprimait en français. Il s’est refusé à juger la gestion de l’Agence par son prédécesseur. « Je suis contre la politisation de l’agence », a-t-il poursuivi. « L’agence est une institution qui est chargée d’activités techniques qui comportent bien sûr des aspects politiques », a-t-il dit. « Mais je n’ai aucune intention de politiser l’Agence. » Téhéran avait évoqué un changement de ton de l’AIEA sur le dossier nucléaire depuis que M. Amano la dirige.
En juin dernier, le pouvoir iranien avait demandé le remplacement de deux inspecteurs de l’AIEA jugés partiaux et le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, avait déclaré qu’il s’agissait d’un avertissement au nouveau directeur général de l’agence onusienne.
L’Iran est soupçonné par de nombreux pays de mener des activités d’enrichissement nucléaire à des fins militaires et non civiles comme il le prétend. M. Amano a également indiqué qu’il allait entrer personnellement en contact avec les autorités israéliennes afin de persuader l’Etat hébreu de signer le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. « Je vais avoir un dialogue direct avec l’autorité israélienne », a-t-il dit. Se rendra-t-il en Israël ? « C’est possible », a-t-il répondu. Israël n’a jamais reconnu officiellement disposer de l’arme atomique. Enfin M. Amano a plaidé pour que les pays en voie de développement aient un accès au nucléaire civil. « L’agence peut les aider à renforcer ou établir l’infrastructure nucléaire », a déclaré le patron de l’AIEA qui s’est rendu à ce titre en Egypte, en juin dernier.
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