Le gouvernement américain a minimisé mardi le contenu d’un récent rapport du département d’Etat émanant d’une fuite et affirmant que la Syrie a utilisé des armes chimiques dans sa répression brutale d’une rébellion qui dure depuis près de deux ans.
Foreign Policy, un magazine en ligne, a affirmé avoir pris connaissance du contenu d’un câble du Département d’Etat rédigé par des diplomates américains en Turquie rendant très « convaincante » la thèse selon laquelle les forces du Président Bachar al-Assad ont utilisé des gaz toxiques.
Les auteurs du rapport se seraient fondés sur des interviews avec des activistes, des médecins et des personnes ayant fait défection, et représenterait à ce jour un des efforts de compréhension les plus importants des Américains pour enquêter sur les plaintes de l’opposition syrienne dans ce domaine.
Le porte-parole du Conseil National de la Sécurité Tommy Vietor a cependant minimisé mardi les affirmations contenues dans le rapport, affirmant qu’il n’y avait aucune preuve que la Syrie avait effectué de nouveaux pas dans la voie de l’utilisation d’armes chimiques.
« Les reportages dont nous avons pris connaissance par l’intermédiaire des médias sur des soi-disant incidents avec des armes chimiques en Syrie n’étaient pas consistants par rapport à ce que nous croyons être la vérité sur le programme de (ce pays) dans ce domaine’, a-t-il déclaré.
« Le Président (Barack) Obama a été très clair lorsqu’il a dit que si le régime du Président al-Assad commettait la grave erreur d’utiliser des armes chimiques ou manquer à ses obligations de les sécuriser il aurait à en assurer la responsabilité », a ajouté le porte-parole.
M. Obama a affirmé que l’utilisation d’armes chimiques ou l’absence de contrôle des arsenaux d’armes chimiques constituaient « une ligne rouge » au delà de laquelle les Américains pourraient être amenés à intervenir de manière plus énergique dans le conflit.
Des responsables américains avaient affirmé le mois dernier que la Syrie s’apprêtait apparemment à préparer et à déployer des armes chimiques, mais qu’après une avalanche d’articles sur le sujet et de sérieuses mises en garde de Washington, le régime syrien avait finalement fait machine arrière.
Selon des chiffres de l’ONU, plus de 60.000 personnes ont trouvé la mort dans les violences en Syrie depuis le début de la rebellion contre les autorités de Damas en mars 2011.
olj / afp Article original
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