Après cinq ans de détention à Gaza, le soldat franco-israélien Gilad Shalit, devrait rentrer mercredi 19 octobre en Israël via l’Egypte, ont indiqué jeudi un responsable palestinien et les médias israéliens.

S’exprimant sous couvert de l’anonymat, ce responsable palestinien a affirmé que le soldat devait être libéré au lendemain de la remise en liberté par Israël de quatre cent cinquante prisonniers palestiniens, le mercredi 19 octobre.

Selon le site Internet Ynet, il sera d’abord conduit au Caire via le terminal routier de Rafah, entre la bande de Gaza et l’Egypte, avant de rejoindre une base militaire en Israël, où l’ancien otage retrouvera ses parents, en présence du premier ministre, Benjamin Nétanyahou, avant de recevoir des soins médicaux et un soutien psychologique.

D’autres médias israéliens ont de leur côté indiqué que Gilad Shalit devrait revenir chez lui mardi ou mercredi, compte tenu de la procédure requise en Israël pour l’application de l’accord d’échange de prisonniers conclu avec le Hamas. « Shalit sera là pour Simhat Torah », une fête juive célébrée le 20 octobre, a annoncé jeudi la radio publique israélienne, précisant que le médiateur du premier ministre chargé du dossier, David Meidan, devait se rendre « incessamment » au Caire pour y finaliser les ultimes modalités de l’échange.

PUBLICATION DE LA LISTE DES PRISONNIERS LIBÉRABLES

Le ministère de la justice israélien a indiqué qu’il publierait « au plus tard dimanche matin » sur le site Internet de l’autorité pénitentiaire la liste nominative des Palestiniens — quatre cent cinquante hommes et vingt-sept femmes — libérables dans le cadre de la première phase de l’accord. Les Israéliens auront ensuite quarante-huit heures pour déposer au cas par cas devant la Cour suprême un recours contre ces libérations, même si de tels recours n’ont jamais abouti par le passé.

Le ministre des affaires étrangères palestinien s’est quant à lui déclaré, jeudi, « déçu » par une partie de l’accord d’échange entre des prisonniers palestiniens et le soldat franco-israélien. L’Autorité palestinienne estime en effet que le Hamas n’aurait pas dû accepter le bannissement de certains prisonniers.

DOPER LA POPULARITÉ D’ISRAËL

« Nous sommes très déçus du fait que certains d’entre eux seront transférés vers Gaza et ne pourront pas rester dans leur maison avec leur famille en Cisjordanie et que d’autres seront expulsés » à l’extérieur des territoires palestiniens, a déclaré, jeudi 13 octobre, sur la chaîne France 24 Riyad Al-Malki. « Nous ne voulons voir aucun Palestinien expulsé de son propre territoire par une décision prise par son propre peuple », a-t-il poursuivi.

Riyad Al-Malki, en visite à Paris avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, s’est également interrogé sur le calendrier de l’annonce de cet accord. Il s’est demandé s’il ne s’agissait pas « de doper la popularité d’Israël, du gouvernement et du Hamas vis-à-vis de l’Autorité palestinienne et du président Abbas », alors que la cote de ce dernier dans l’opinion palestinienne est considérablement remontée grâce à son discours à l’ONU.

LEMONDE.FR avec AFP

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