Une provocation iranienne sous égide égyptienne

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Une nouvelle étape inquiétante dans le conflit qui oppose l’Iran à Israël : Pour la première fois depuis la révolution islamique, deux bâtiments de la marine iranienne devaient franchir hier le canal de Suez en direction de la Méditerranée, leur destination étant un des ports syriens de Lattaquié ou Tartous.

Un des navires est un bateau lance-missile, l’autre un cargo. Les services de sécurité israéliens suivent de près le trajet des navires mais Tsahal a reçu l’ordre de ne pas réagir à la provocation iranienne.

De hauts responsables militaires affirment que ce convoi témoigne du lien étroit qui existe entre l’Iran, la Syrie et le Liban. « C’est une provocation qui, si elle se poursuit, risque de devenir dangereuse », a déclaré un responsable militaire.

Selon les informations parvenues à Jérusalem, l’autorité responsable du canal de Suez a permis le passage des navires alors qu’il y a huit mois, elle avait empêché le passage d’un bateau iranien qui devait participer à une flottille à destination de Gaza. Jusqu’au dernier moment, on pensait à Jérusalem que les Egyptiens empêcheraient le passage même si cela est contraire à la convention de Constantinople de 1888.

Les autorités du canal ont d’ailleurs démenti hier avoir délivré aux navires l’autorisation de passage. « Tout navire qui traverse le canal doit prévenir quarante-huit heures à l’avance, or jusqu’à présent personne ne s’est adressé à nous », a déclaré hier le directeur du canal, Ahmed al-Manakhli.

« Du point de vue du droit international, il n’y a pas de problème. Les Iraniens ont le droit d’utiliser une voie internationale. Le problème réside dans le message. Il y a là une provocation évidente. Imaginez que nous prenions des bateaux lance-missiles et naviguions au large de la Turquie, ce serait évidemment une provocation. De même, Israël s’abstient de naviguer dans le Golfe persique. Les Iraniens voient le vide qu’a créé la chute du régime en Egypte et ils relèvent la tête », a déclaré hier un haut responsable israélien.

« C’est une provocation qui prouve que l’assurance et l’insolence des Iraniens augmente de jour en jour. Cela fait suite à la visite du président Ahmedinejad au sud-Liban et à ses déclarations agressives à l’encontre d’Israël. Malheureusement, la communauté internationale ne semble pas prête à faire face aux provocations répétées de la part de l’Iran.

Nous attendons de la communauté internationale qu’elle agisse au plus tôt et de manière déterminée face à ces provocations, qui visent à détériorer la situation dans la région, et qu’elle remette les Iraniens à leur place », a déclaré hier le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman.

Itamar Eichner et Yossi Yehoshua – Yediot Aharonot

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Israël a les yeux rivés sur deux navires iraniens censés franchir le canal de Suez

Israël suivait attentivement les mouvements de deux bâtiments de guerre iraniens censés franchir le canal de Suez vers la Méditerranée pour la première fois depuis 1979, une menace maritime qui ne pourrait se concrétiser qu’à moyen ou long terme, selon des experts.

Le bouillant chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman, un faucon de droite nationaliste, s’est alarmé de cette “provocation”, mais le ministre de la Défense Ehud Barak a aussitôt calmé le jeu en indiquant qu'”Israël suivait attentivement les mouvements des bateaux iraniens et a informé ses alliés”.

“Nous n’avons reçu aucune demande pour le passage de navires de guerre iraniens”, a de son côté déclaré jeudi à l’AFP Ahmed al-Manakhly, chef des opérations de l’Autorité du Canal de Suez.

Les deux bâtiments, une petite frégate Alvand de 1.500 tonnes comptant un équipage de 135 hommes et armé de torpilles et de missiles anti-navires, ainsi qu’un pétrolier ravitailleur Kharg de 33.000 tonnes, ont été construits et vendus par la Grande-Bretagne il y a une vingtaine d’années.

Cité par l’agence iranienne Fars, le commandant de la marine iranienne, le vice-amiral Habibollah Sayyari, a évoqué “une mission d’entraînement d’élèves officiers” et la volonté de l’Iran de “maintenir une présence permanente et puissante en haute mer”.

“A l’évidence, ils ne constituent pas une menace militaire en Méditerranée, où croisent les plus gros porte-avions du monde” de la Sixième Flotte américaine, a affirmé à la radio publique israélienne le général de réserve Yaakov Amidror, ex-chef du département analyse des Renseignements militaires.

“Le Hezbollah déployé le long de la frontière nord d’Israël avec ses milliers de roquettes est beaucoup plus dangereux, mais sait qu’en cas de guerre, il essuierait des pertes très lourdes, comme en 2006”, a-t-il ajouté. Interrogé par l’AFP, Ephraïm Inbar, professeur de science politique à l’Université Bar Ilan de Tel-Aviv, partage ce point de vue, estimant improbable une confrontation immédiate. “L’Iran adresse un message politique pour affirmer sa présence et sa puissance en Méditerranée orientale, où il dispose d’alliés, la Syrie, le Liban et le Hezbollah”, souligne-t-il.

Ménashé Amir, expert de l’Iran et de l’islam fondamentaliste, s’inquiète des projets à long terme “planifiés par Téhéran, indépendamment de l’effervescence qui agite actuellement le monde arabo-islamique”. “Les Iraniens ont eux-mêmes indiqué que la mission des deux navires pourrait se prolonger jusqu’à un an, impliquant ainsi une présence permanente et extrêmement dangereuse en Méditerranée”, a-t-il dit à l’AFP.

“La mainmise de l’Iran sur le Liban a commencé par un petit pas en 1982 quand il y a dépêché 500 Pasdarans (Gardiens de la révolution)”, rappelle M. Ménashé Amir. Et d’assurer que l’Iran veut s’installer durablement en Méditerranée “pour faire planer sur Israël et l’Europe la menace de ses missiles balistiques, d’une portée de 2.000 km”.

Egalement très alarmiste, Alex Fishman, l’expert militaire du quotidien Yédiot Aharonot, estime que “les Iraniens font monter les enchères dans leur jeu de poker contre l’Occident et accroissent les risques d’une confrontation directe entre la marine israélienne et leurs navires”. Selon lui, Téhéran brave ainsi les sanctions occidentales et “affichant une présence symbolique mais forte et renforçant l’assurance des organisations islamistes extrémistes en Egypte, au Liban, en Syrie, au Maroc et en Tunisie”.

Le Parisien.fr

1 COMMENT

  1. Le nazi persan encourage les révolutions dans les autres pays arabes, mais il écrase dans le sang ceux qui voudraient se soulever contre sa politique. Et pour détourner tous ces graves problèmes qui préoccuppent ses concitoyens on agite encore une fois l’épouventail Israêlien en faisant une démonstration de force. Qu’il fasse quand même trés attention, Israël a les moyens de l’anéantir, lui, le hamas et le hezbollah réunis.Mais Israël souhaite encore, et toujours la paix , il ne cesse de le clamer. Quel écho entend il ? Obama au lieu de calmer le jeu, l’attise en abandonnant tous ses meilleurs alliés arabes et donne une mauvaise image de son pays qui est loin de celle de la véritable Amérique qui a voté récemment son soutien à Israël à 62% lors d’un récent sondage .Obama élu pour représenter l’Amérique et ses valeurs, l’a trahie en devenant la voix de son Maître, l’islam.C’est cet ennemi de la Paix , qui a reçu un prix Nobel à Stockolm. Le Monde , vraiment, ne tourne pas rond.

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