STRASBOURG (Parlement européen), 16 juin 2010 (AFP)
Un collectif d’organisations pro-palestiniennes veut organiser « dans la seconde quinzaine de juillet » une deuxième « flottille pour Gaza », similaire à celle ayant subi fin mai un raid israélien, a annoncé mercredi l’un de ses responsables à Strasbourg.
« Nous avons six bateaux qui sont déjà prêts à quitter l’Europe, nous espérons appareiller le mois prochain, dans la seconde quinzaine de juillet », a indiqué lors d’une conférence de presse au Parlement européen Mazen Kahel, porte-parole de la Campagne européenne pour arrêter le siège de Gaza (ECESG).
Avec d’autres organisations – comme le mouvement Free Gaza, l’ONG turque Insani Yardim Vakfi, les ONG grecque et suédoise Bateau pour Gaza, et le Comité international pour la levée du blocus de Gaza -, l’ECESG avait participé à l’organisation de la première flottille, dont l’attaque par Israël le 31 mai avait fait neuf morts et provoqué une réprobation internationale. « Nous pensons que cette deuxième flottille sera plus importante que la précédente », a ajouté M. Kahel, qui s’exprimait à l’invitation de l’eurodéputé travailliste britannique Richard Howitt.
« On fera en sorte que cette flottille n’arrive même pas à s’approcher d’Israël. Elle sera stoppée par tous les moyens nécessaires le plus tôt possible », a mis en garde la député travailliste israélienne Einat Wilf, également invitée du Parlement européen.
« Nous n’allons pas tomber dans le même piège deux fois », a prévenu Mme Wilf. « Ces flottilles n’ont rien à voir avec l’aide humanitaire », a-t-elle estimé dénonçant leur instrumentalisation par l’Iran, « un pays qui veut clairement rayer Israël de la carte ».
Si Téhéran arme cette flottille « on pourrait appeler ça un acte de guerre », a-t-elle souligné. Une levée du blocus permettrait à l’Iran d’établir une tête de pont à Gaza, a renchéri le député centriste israélien Nachman Shai, également invité au Parlement européen par l’eurodéputé libéral néerlandais Bastiaan Belder. « Gaza deviendrait la ligne de front de l’Iran », a-t-il indiqué. « Si vous voulez ce type de voisins dans la Méditerranée, encouragez-les », a-t-il dit à l’adresse des Européens. « Nous, nous pensons que la présence iranienne en Méditerranée n’est pas nécessaire et n’est pas bienvenue », a-t-il ajouté.
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