Dix jeunes, âgés de 15 à 20 ans, ont été placés en garde à vue et devraient être présentés au parquet lundi.Marseille la violente semblait s’être assagie ces dernières semaines.
On n’entendait plus parler de règlements de comptes et la police annonçait prises sur prises… Les problèmes de sécurité de la ville sont toutefois loin d’être résolus.
Samedi, en plein après-midi, une bande de jeunes s’est attaquée à un TGV, dernière en date d’une inquiétante série d’agressions sur des trains ces dernières années.
«On est revenu à l’époque de l’attaque des diligences, on est en plein Far West…» réagit David-Olivier Reverdy, du syndicat de policiers Alliance.
«Nous avons déjà eu à Marseille des attaques de train de marchandises dans les quartiers nord et des agressions régulières sur les contrôleurs.
On a franchi un cran supplémentaire avec cette attaque hors normes», souligne le policier.
C’est en effet l’attaque de la diligence revue et corrigée par des jeunes de cité. Une trentaine d’entre eux ont obligé un TGV qui venait de repartir de la gare Saint-Charles en direction de Nice à stopper alors qu’il passait devant la cité Air Bel.
Cette cité du XIe arrondissement, dans l’est de Marseille, vient d’être classée en zone de sécurité prioritaire et n’a rien à envier aux cités des quartiers nord.
Pour faire stopper le train, les «sauvageons» ont allumé des torches à flammes rouges, des signaux de sécurité imposant aux conducteurs de s’arrêter.
«Ils ont sans doute voulu faire un défi»
Dix jeunes, âgés de 15 à 20 ans, ont été arrêtés pour «entrave à la circulation des trains, dégradations volontaires et vol».
Des passagers du train, qui ont appelé la police après avoir aperçu les assaillants par la fenêtre, ont rapporté qu’ils avaient des armes, mais aucune n’a été retrouvée.
Dimanche, la garde à vue des dix suspects a été prolongée de 24 heures.
«Ils disent qu’ils ont allumé des fumigènes pour faire un film pour le groupe de rap de la cité et qu’ils n’avaient pas l’intention d’attaquer les voyageurs…», indique David-Olivier Reverdi, selon qui cette version n’est «pas très plausible».
«Ils ont sans doute voulu faire un défi, montrer ce qu’ils sont capables de faire, poursuit le policier. Ils ont arrêté le train juste devant la cité, ce n’est pas anodin.
Mais, visiblement, ça a dégénéré: ils ont quand même ouvert un wagon technique…
Il y a des actes réels qui laissent à penser que leurs intentions étaient tout autres que de faire un film!»
Les policiers sont en train d’analyser les traces laissées par les jeunes délinquants et de visionner leur film et ceux pris par les voyageurs. La SNCF devrait porter plainte et se constituer partie civile.
La compagnie a déjà eu à déplorer des attaques de train.
En juillet 2011, une vingtaine de jeunes ont bloqué un TER reliant Marseille à Miramas.
Ils avaient placé chariots, poutres et parpaings sur la voie, avant d’immobiliser un second train, de fret celui-là, et de voler des produits de grande consommation.
En juin 2008, toujours à Marseille, un autre transport de fret avait été stoppé net par des blocs de béton jetés sur les rails.
Les malfaiteurs avaient investi plusieurs wagons avant de dérober un lot de matériel informatique.
Aliette de Broqua/ Le Figaro.fr Article original
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IL VOUS FAUDRA, VU QUE VOUS NE DISPOSEZ PAS DE FORCES CAPABLE D’ENDIGUER LE FLÉAU DES VOS BANDES DE VOYOUS VENUS DE PARTOUT ET PRINCIPALEMENT ON EN CONVIENDRA D’ENDROITS QUE JE NE NOMMERAI PAS. POUR NE PAS LES FROISSER, DÉCRÉTER LE COUVRE-FEU ET DE PERMETTRE AUX HONNÊTES CITOYENS LE POUVOIR DE SE DÉFENDRE ARMES A LA MAIN.
La France et ses forces de l’ordre sont totalement débordés par les agissements des « jeunes des quartiers », ceux-là même qui sont qualifiés de « chance pour la France » par nos politiciens hypocrites. Dommage que la justice française soit aussi laxiste et permissive. Aux USA, ils seraient restés au moins 10 ans en prison. Ici, ils feront quelques jours de garde à vue puis rentreront dans leur cité acclamés comme des héros. Pauvre France !