source HICHAM BOUGRINE14 avril 2008, lundi 08 h 55. Par le Sheikh Abdel Hadi Palazzi, directeur de l’Institut Culturel Italien de la Communauté musulmane, co-fondateur musulman et co-président de l’Amitié Israël-Islam, Root & Branches Ass. Ltd.

Paru dans www.IsraelNationalNews.com du 21 décembre 2007

Traduit par Albert Soued, écrivain, www.chez.com/soued/conf.htm

En tant que sheikh Musulman sioniste et ami du peuple Juif, je ne peux pas me taire. Je sens un besoin moral de déclarer que les Nations du Monde sont encore une fois en train de préparer de mauvais jours au peuple Juif.

L’Administration américaine qui se dit être en faveur d’une supposée guerre contre la terreur est prête à accepter une terreur islamique financée par l’Arabie saoudite, ainsi qu’un diktat Saoudien obligeant les Juifs à se retirer de la Terre d’Israël. Par ordre venant de “ses amis Américains”, le peuple Juif risque d’être ramené aux “frontières d’Auschwitz”, selon l’expression d’Abba Eban (1).

Les peuples sont rarement satisfaits de leurs hommes politiques et, aujourd’hui, les Israéliens sont dans cette situation. La plupart d’entre eux se sentent trahis aussi bien par les politiciens de gauche qui tentent de faire passer la reddition devant Abou Mazen comme “un pas vers la paix” que par les politiciens nationalistes connus qui déclarent s’opposer à la déportation des juifs hors de Judée-Samarie, mais qui ne lèvent pas le petit doigt pour l’empêcher.

Plus le temps passe, plus on constate que la direction morale du peuple Juif est limitée à une minorité impuissante. Le cauchemar d’Oslo est récurrent et il est devenu plus sombre à Annapolis. C’est la raison pour laquelle on a créé récemment à Jérusalem un Nouveau Congrès Sioniste, une fédération d’organisations diverses, authentiquement sionistes, bénies par le nouveau Sanhédrin (2) et par les rabbins israéliens qui font le plus autorité. Ce Congrès a de plus le soutien de 30% du public laïc concerné. J’ai regretté de n’avoir pas pu assister à cette réunion d’installation, qui s’est déroulée le 27/11/07 à Jérusalem. Mais je suis reconnaissant à Allah le Sublime de m’avoir donné l’opportunité de remercier Pr Hillel Weiss pour l’honneur qu’il m’a fait en m’invitant et en transmettant mes vœux aux participants.

J’étais heureux d’avoir eu l’opportunité de répéter que les territoires de Judée-Samarie sont le foyer qu’Allah a donné au peuple Juif et que toute tentative de voler les propriétaires légitimes est une déclaration de guerre contre le décret divin. Selon mon humble avis, chacune de mes sœurs juives et chacun de mes frères juifs est moralement obligé de lutter pour maintenir l’intégrité de la Terre d’Israël, afin de faciliter la mission du peuple Juif d’être “la lumière des Nations” et d’ouvrir la Voie de la Rédemption.

Les “lobbies” du pétrole imposent leur volonté de poursuivre Oslo et ils obligent tout le monde civilisé à s’incliner devant un maître de la kleptocratie, tel que Abou Mazen, et à financer la terreur anti-juive. En ces jours tragiques, mon cœur est avec les Juifs en Israël, avec ces familles juives qui risquent d’être déportées de Judée-Samarie pour apaiser les princes du pétrole et leurs homologues occidentaux.

Je prie pour que cette épreuve soit surmontée et défaite par de nouveaux dirigeants Juifs, qui montreront que le rêve sioniste est encore vivant. Dans le passé, le rêve du peuple Juif de vivre en paix et en sécurité dans la Terre d’Israël n’a pas été effacé par des gouvernements puissants, et aujourd’hui ce rêve ne sera pas non plus effacé, malgré les tentatives des dictateurs Arabes, des politiciens Américains qui cèdent à leurs exigences, et des politiciens Israéliens corrompus qui se sont soumis à Annapolis. On pourrait facilement entrevoir que le cauchemar qui a commencé à Oslo va maintenant atteindre un niveau terrifiant, avec une ascension probable des gangsters du Hamas, dans les régions évacuées par Israël, incluant même Jérusalem.

Le président Bush prétend lire la Bible tous les jours, mais il semble oublier qu’il y est écrit que la Terre d’Israël est un cadeau de D. aux enfants d’Israël, les descendants d’Abraham, Isaac et Jacob. Ce territoire n’a pas été donné à quelqu’un d’autre, en particulier les descendants d’Ismaël, du fait que ceux-ci ont hérité d’immenses territoires ailleurs. Ainsi, celui qui cherche à voler l’héritage divin du peuple juif déclare la guerre non seulement à une nation particulière, mais à D. et à sa volonté. Aussi longtemps que les Etats-Unis ont défendu le droit d’Israël sur sa terre, Allah les a gratifiés d’une manne d’abondance et de bénédictions, alors que l’Empire Soviétique – qui a nié les droits nationaux du peuple juif (3) – a été effacé de la carte du monde.

Aujourd’hui, il y a un risque que l’Administration Américaine imite l’Union Soviétique. Je prie pour que vienne une nouvelle Administration Américaine plus respectueuse des droits du peuple Juif sur sa terre.

Notes de la traduction.

(1) Un des premiers ministres des Affaires Etrangères d’Israël, d’origine sud-africaine

(2) Un Sanhédrin vient d’être élu le 17/12/07 à Jérusalem, avec le rabbin Adin Steinstaltz comme “Nassi” (chef). Le Sanhedrin est constitué de 71 personnalités religieuses et il a pour but d’amender la “halakha” ou loi juive.

(3) L’union Soviétique a été un des premiers pays à reconnaître l’état d’Israël. Par la suite, ne s’alignant pas sur la politique russe, Israël a été mis à l’index au profit d’une politique agressivement pro-arabe.

LA TERRE D’ISRAEL

Déclaration de Cheikh Palazzi Grand Mufti de Rome :

« Nous (musulmans) devrions nous réjouir que les juifs soient retournés en Israël et qu’ils y aient fondé un Etat. C’est un grand signe pour nous car dans le Saint Coran, est écrit que le Mahdi* reviendrait dans ces temps la.”

* Mahdi = Messie

Et aussi : “il est évident que les juifs retournés en terre d’Israël font reverdir les terres de Palestine comme si cette terre reconnaissait ceux à qui elle appartient. »

Marc Tobiass : Qu’est-ce qui vous a incitée à créer le site «Arabs for Israel»? Un côté recherchait la paix tandis que l’autre voulait la guerre.

Nonie Darwish : Ma décision est le fruit de plusieurs étapes déterminantes. Évidemment, lors de mon enfance en Égypte et à Gaza, je partageais la haine des Juifs et des Israéliens inculquées dans le milieu arabe. J’étais endoctrinée comme tous les autres. Mais quand j’ai émigré aux États-unis en 1978, j’ai commencé à réaliser qu’il y avait une autre réalité complètement ignorée par les Arabes, parce que volontairement occultée. On nous a toujours enseigné que les Juifs sont venus dans la région comme des étrangers, des occupants. Personne n’a jamais laissé entendre que les Juifs avaient des racines historiques sur cette terre du Proche-Orient. Curieuse de nature, je me suis donc intéressée à la question. Parallèlement, en vivant dans un milieu multiculturel aux États-unis, j’entendais souvent des Juifs et des Chrétiens parler de paix, de compassion, de pardon et de tolérance. Ils demandaient souvent ce que l’on pouvait faire pour parvenir à la paix avec les Arabes. En revanche, je n’entendais jamais de tels propos du côté de mes amis arabes. Il n’était question que de haine envers Israël et les Juifs. Je réalisais alors qu’un côté recherchait la paix tandis que l’autre voulait la guerre. En tant que journaliste, l’idée m’était venue d’écrire un article pour promouvoir la paix, mais je restais paralysée, de peur de me couper du milieu Arabe.

M. Tobiass : Alors justement qu’est-ce qui a déclenché votre courage pour oser prendre la parole et dire ce qui semble être « l’irrecevable » dans le monde arabo-musulman ?

J’ai d’abord eu la hantise d’être confrontée à la haine des miens si je m’autorisais à dire du bien des Juifs et d’Israël.

N. Darwish : Ma première motivation à soutenir Israël remonte à une dizaine d’années. À l’époque, mon frère a eu un accident cérébral alors qu’il était de passage à Gaza. Dans son entourage, tous les Arabes lui ont dit que s’il voulait avoir une chance de survivre, il ferait mieux d’aller se faire soigner à hôpital Hadassah en Israël plutôt qu’au Caire. Quand j’ai appris que l’hôpital Hadassah lui avait sauvé la vie, je me suis sentie reconnaissante envers les médecins de l’hôpital, mais aussi envers les autorités israéliennes et le peuple juif. Je découvrais un aspect de la réalité israélienne que l’on nous avait toujours caché. Une fois de plus, j’ai eu le désir de prendre la plume pour en parler, mais j’avais encore la hantise d’être confrontée à la haine des miens si je m’autorisais à dire du bien des Juifs et d’Israël. Quelques années après, je suis retournée pour la première fois en Égypte afin de faire découvrir le pays à mes enfants nés aux États-Unis. Cela a été un choc ! Les Frères musulmans s’étaient renforcés et la société s’était radicalisée. Les discours de haine avaient empiré et se propageaient davantage alors que, parallèlement, je découvrais plus de chômage encore, de pauvreté et de corruption que par le passé. Dans la presse, aucune mention de cette réalité. En revanche, les journaux rendaient Israël et les États-Unis responsables de tous les malheurs du pays. Cela m’avait profondément déprimée, mais le pire m’attendait au lendemain de mon retour aux États-Unis, avec les attentats du 11 septembre. Je me suis réveillée avec les images d’un avion percutant la deuxième tour des Twins. Je me suis immédiatement dit que c’était là le résultat du jihad que je venais de laisser derrière moi en Égypte. Les États-Unis étaient à leur tour frappés par le poison, comme si le jihad dont j’étais issue me rattrapait en Amérique. Devant cette horreur, j’ai ressenti soudainement une grande empathie pour Israël qui est victime du terrorisme depuis plus de cinquante ans ! Et comme je savais que le public était très mal informé sur tout ce qui touche au conflit israélo-Arabe, j’ai décidé qu’il fallait lui déciller les yeux, lui dire la vérité.

N. Darwish : Il y a beaucoup de contradictions dans le Coran. Le mot «Palestine» n’y figure pas alors que les enfants d’Israël y sont bénis à plusieurs reprises. Le Coran mentionne également que les enfants d’Israël seront rassemblés en Terre promise avant la fin du monde. Ce verset (17 :104) implique normalement qu’aucun musulman ne doit s’opposer au rassemblement des Juifs en Terre promise, car ce serait aller contre la volonté d’Allah. Le problème est que l’on perçoit pratiquement deux textes dans le Coran : ce que Mohamed a écrit d’abord à la Mecque -texte modéré-, et ce qu’il a ensuite écrit à Médine, beaucoup plus virulent et plein de colère. L’autre problème c’est que la majorité des musulmans ne différentient pas ces deux textes ou alors privilégient le second qui est chronologiquement postérieur – comme s’il annulait le texte de la Mecque. Et comme il n’y a pas d’autorité suprême pour trancher en faveur d’un Islam modéré et que peu de musulmans lisent réellement le Coran dans son intégralité, ils ne savent pas vraiment de quoi il est question. Ils sont le plus souvent abreuvés de sermons extrémistes.

M. Tobiass : Pourquoi exalte-t-on plus volontiers la violence et l’agressivité plutôt que la modération dans les rangs de Islam ?

N. Darwish À cause du sentiment qu’il faut haïr pour faire le jihad – la guerre sainte contre tous ceux qui ne sont pas musulmans -, que seuls le jihad et le martyre sont source d’honneur et de fierté. C’est l’interprétation de la majorité. Mais les tenants de cet Islam profitent de la richesse et de la puissance que leur procure de nos jours le pétrole pour diffuser leur Islam à travers le monde.

M. Tobiass Vous avez écrit qu’il est regrettable que les Arabes n’aient pas fait preuve de leur hospitalité légendaire pour accueillir les Juifs de retour au Proche-Orient, et qu’ils auraient dû les accueillir comme une bénédiction plutôt que comme une menace.

N. Darwish Oui, absolument. Ils auraient dû dire aux Juifs qu’ils étaient les bienvenus dans la région. Cela aurait été un signe de force et non de faiblesse. Ils auraient dû accueillir les Juifs qui fuyaient l’Europe après la Seconde Guerre mondiale….

M. Tobiass Comme les Ottomans à l’époque de l’expulsion des Juifs d’Espagne ?

N. Darwish Tout à fait, et l’Empire Ottoman a prospéré ensuite pendant plusieurs siècles. Je ne comprends pas pourquoi les Arabes ont pris le parti des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Imaginez le bien que cela aurait été pour Islam d’adopter une attitude hautement morale. Quelle aurait été sa grandeur si nous avions accueilli les Juifs désespérés qui fuyaient les persécutions ! Au lieu de cela, les Arabes ont choisi la guerre et le terrorisme.
http://deboutpeuplededieu.free.fr/CONFLIT%20IRAELOARABE.htm

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