Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU tiendra lundi une session spéciale sur la situation en Syrie, à la demande de l’Union européenne, des pays arabes, et des Etats-Unis, a annoncé jeudi un porte-parole.
« Il y aura une session spéciale du Conseil lundi à 11H30 (09H30) sur la situation des droits de l’homme en Syrie », a indiqué un porte-parole de l’ONU, Cédric Sapey.

La demande de session spéciale du Conseil, une procédure peu fréquente, a été déposée par 24 pays membres, soit plus du tiers nécessaire pour convoquer les 47 membres du Conseil des droits de l’homme dont le siège est à Genève.

L’Arabie saoudite, la Jordanie, le Qatar et le Koweit font partie des pays ayant appelé à la convocation.

« Nous devons maintenir la pression en raison de la dégradation de la situation » en Syrie, a indiqué un diplomate, relevant que « tous les membres de l’UE, les Etats-Unis et les pays arabes étaient sur la même longueur d’onde ».

Les membres du Conseil devraient s’accorder sur une résolution condamnant notamment la répression en Syrie et demandant l’ouverture d’une enquête sur les violences des forces syriennes contre les opposants au régime de Damas.

Lors d’une session spéciale le 29 avril dernier, le Conseil des droits de l’homme avait déjà condamné la Syrie pour avoir ouvert le feu sur des manifestants pacifiques et avait demandé l’ouverture d’une enquête sur d’autres crimes présumés.

Le haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Mme Navi Pillay, devrait demander jeudi au Conseil de sécurité à New York que la Cour pénale internationale lance une enquête sur la répression sanglante menée par le régime syrien contre ses opposants, selon des diplomates.

Le Conseil de sécurité, qui comprend 15 membres, tiendra une réunion sur la crise en Syrie jeudi au moment où la pression internationale contre le
président Bachar al-Assad s’amplifie.

Navi Pillay, et la coordonnatrice des secours d’urgence, Valerie Amos, devraient évoquer les derniers développements en Syrie, où la répression contre les manifestations aurait fait près de 2.000 morts depuis cinq mois.

Mme Pillay devrait indiquer « qu’il y a des preuves que la Syrie a commis de graves violations des lois internationales sur les droits de l’homme », selon une source diplomatique.

Le haut-commissaire pourrait en outre réclamer l’ouverture d’une « enquête internationale minutieuse » sur la répression, a également indiqué la même source à l’AFP.

GENEVE, 18 août 2011 (AFP)

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