Les Etats-Unis ont assuré lundi, réagissant à des prises de position de la Turquie et de la Ligue arabe, que le président syrien Bachar al-Assad et son régime étaient « de plus en plus isolés ».
« Assad est de plus en plus isolé, la communauté internationale exige de plus en plus d’une seule voix la fin immédiate de la violence », a assuré Victoria Nuland, la porte-parole du département d’Etat.
Le président turc Abdullah Gül a affirmé dimanche que son pays ne faisait plus confiance au régime de Damas, alors que la répression en Syrie a fait plus de 2.200 tués depuis mars, selon l’ONU. Samedi, les ministres arabes des Affaires étrangères ont appelé à « mettre fin aux effusions de sang et à suivre la voie de la raison, avant qu’il ne soit trop tard. »
Mme Nuland a également évoqué « la préoccupation exprimée par le président russe (Dmitri) Medvedev ».
Un émissaire russe a pourtant assuré lundi à Damas que la position russe était inchangée: Moscou se contente d’appeler le régime Assad à des réformes.
La Russie s’oppose aussi à l’ONU à un projet de résolution européenne, soutenue par les Etats-Unis, et organisant un gel des avoirs financiers du président Assad et de son entourage, ainsi qu’un embargo sur les armes.
La Russie est allée jusqu’à promouvoir une résolution concurrente ne prévoyant pas de sanctions.
Moscou, comme la Chine notamment, reproche aux Occidentaux d’avoir utilisé la résolution de l’ONU sur la Libye pour faire la guerre dans ce pays, et veulent éviter le même résultat en Syrie.
Washington « intensifie son travail » à l’ONU dans l’espoir de parvenir à des sanctions, a pourtant soutenu Mme Nuland lundi: « Cela sera une priorité diplomatique dans les jours et semaines qui viennent ».
WASHINGTON, 29 août 2011 (AFP)
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