Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a dénoncé vendredi la répression syrienne qui s’exerce, selon lui, aussi dans des écoles contre des enfants, en évoquant d’autre part la possibilité d’une guerre civile pour justifier l’approche française à l’égard de Damas.
Aujourd’hui en Syrie, « on brutalise les enfants dans les écoles. Il y a eu des mouvements dans certaines écoles où les gamins protestaient contre… et bien l’armée est intervenue dans des écoles », a-t-il affirmé à la chaîne de télévision française I-Télé.
Alain Juppé n’a pas donné d’autres détails sur cette répression dans des écoles.
« Nous sommes aussi fermes » que pour la Libye mais « nous n’avons pas vocation à faire la guerre partout », a aussi ajouté le ministre, en se défendant d’avoir une position moins tranchée à l’égard des dirigeants syriens que celle affichée pour leurs homologues libyens.
« Depuis le début nous avons dit (que c’était) inacceptable, j’ai même dit il y a deux ou trois mois, avant d’autres, que (le président syrien) Bachar al-Assad avait perdu sa légitimité », a-t-il fait valoir.
« Nous essayons d’agir en proportionnant chaque fois nos moyens d’intervention à la situation ». En Syrie, « vous avez des communautés qui sont peut-être en train de s’antagoniser, des chrétiens d’un côté, des allaouites, des sunnites, tout ceci risque de dégénérer en une guerre civile, c’est pour cela qu’il faut agir avec détermination », a-t-il dit.
Depuis plus de six mois, la répression en Syrie a fait plus de 2.700 morts, selon l’ONU.
PARIS, 23 sept 2011 (AFP)
![]() |
![]() |








































