Dans une vidéo diffusée par les rebelles, un officier de l’armée syrienne tente et réussit à engager le dialogue avec le camp adverse. On le voit déposer son arme, un message à la main, puis échanger avec ses ennemis. La suite, on la connaît déjà, puisque, peu de temps après, le commandant est mort « au champ d’honneur ». La brigade rebelle de Saad Bin Ibada al Khazerji tentait de prendre d’assaut un poste de commandement, à Mliha près de Damas.
Le titre de la vidéo est plein d’espoir, déclarant : « pour la première fois un chef honorable de l’armée syrienne dépose son arme, pour discuter avec les rebelles ».
Le nom de ce brigadier est Mustapha Abdel Karim Shdoud. Il lance : « Nous ne voulons blesser ni tuer personne, nous en avons assez des destructions, nous sommes avec vous ». Les rebelles semblent accueillir sa proposition avec enthousiasme, puisqu’on les voit s’assembler autour de lui.
Son geste héroïque a été favorablement accueilli par de nombreux Syriens sur les réseaux sociaux, y voyant l’amorce d’un dialogue par et sur le terrain, sans plus attendre de la diplomatie en panne.
Or, peu de temps après la diffusion de cette vidéo, on apprenait que Shdoud avait trouvé la mort, non loin de Damas. Le régime a prétendu qu’il était décédé des suites d’une mauvaise blessure à la jambe.
Les sources rebelles sont, évidemment, très loin de parvenir à ces conclusions, arguant qu’avec un blessure à un membre inférieur, une simple amputation aurait suffit à stopper l’emprise de la mort. Il paraît donc clair que le « mauvais exemple » donné par cet officier doive servir d’avertissement à l’ensemble des cadres de l’armée syrienne.
Tout manquement à la répression sera suivie d’une mort certaine.
M.B, avec Source : mmedia.me Article original.
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