La coalition anti-Etat islamique d’Obama prend forme; les USA vont armer les rebelles syriens
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« Un rafale sur la base d’Al-Dhafra le 15 septembre 2014 en Arabie ». Taieb Mahjoub (AFP)

La France a annoncé avoir conduit vendredi matin ses premières frappes aériennes dans le nord-est de l’Irak, détruisant un dépôt logistique des djihadistes de l’Etat islamique (EI), selon un communiqué de la présidence.

Ce matin à 09h40 (07h40 GMT), nos avions Rafale ont mené une première frappe contre un dépôt logistique des terroristes de l’organisation Daech (acronyme arabe du groupe Etat Islamique) dans le nord-est de l’Irak. L’objectif a été atteint et entièrement détruit, selon le texte du communiqué.

D’autres opérations se poursuivront dans les prochains jours, précise le texte.

Le président François Hollande avait annoncé jeudi lors d’une conférence de presse avoir autorisé les frappes, soulignant qu’il n’y aurait pas de troupes au sol et que la France ne frapperait pas en Syrie.

Le Parlement sera informé dès la semaine prochaine par le Premier ministre des conditions de l’engagement de nos forces aux côtés des forces armées irakiennes et des Peshmerga pour affaiblir Daech et restaurer la souveraineté irakienne, conclut le communqué.

Le président américain Barack Obama avait salué jeudi la décision de la France de mener des frappes en Irak, jugeant que la coalition contre les jihadistes de l’EI prenait forme.

Les Rafale français avaient entamé lundi des missions de reconnaissance dans le ciel irakien, depuis la base aérienne d’Al-Dhafra dont la France dispose depuis 2009 à 30 km au sud-ouest d’Abou Dhabi, la capitale des Emirats arabes unis.

L’engagement des premières opérations interviendra dans un délai court, une fois les cibles identifiées, avait déclaré jeudi François Hollande lors d’une conférence de presse à l’Elysée, précisant avoir fixé deux lignes rouges pour l’intervention française: ni troupes au sol ni engagement hors des frontières de l’Irak, et notamment donc en Syrie.

Armer les rebelles syriens

Le Congrès américain a adopté jeudi le plan de soutien du président américain Barack Obama destiné aux rebelles syriens afin de les aider à combattre les djihadistes de l’Etat islamique (EI), qui gagnent du terrain au nord de la Syrie.

Le Sénat a adopté par 78 voix contre 22 ce premier volet de la stratégie anti-djihadistes présentée par Obama la semaine dernière. Le président américain s’est d’ailleurs exprimé dans la foulée de ce vote, saluant la réponse rapide du Congrès.

Mais le plan approuvé par la Chambre des représentants mercredi, ne donne pas carte blanche au gouvernement pour équiper et entraîner les rebelles syriens: il impose à l’administration de soumettre au Congrès tous les 90 jours un rapport sur son exécution, le nombre de combattants formés, la sélection des groupes syriens bénéficiaires de l’aide, et l’utilisation des armes et équipements livrés.AFP
« Le président des Etats-Unis Barack Obama à Tampa, le 17 septembre 2014 »
AFP

Il n’inclut cependant pas de crédits supplémentaires pour financer l’opération, et stipule clairement que cela ne constitue en aucun cas une autorisation pour le déploiement de soldats américains dans le conflit.

Les républicains de la Chambre des représentants ont sciemment fixé une date de péremption au 11 décembre, afin de forcer l’administration Obama à revenir devant le Congrès d’ici là pour clarifier sa stratégie contre l’EI.

Equation Hamas-EI

Plus tôt cette semaine, le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a exhorté les Etats-Unis à reconnaître que le Hamas, au pouvoir à Gaza, est une menace comparable à celle que pose l’Etat islamique.

Lors d’une rencontre avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry à Washington, Lieberman lui a dit que « les activités terroristes du Hamas contre Israël, ainsi que contre la population de Gaza, ne sont pas différentes de celles de l’Etat islamique ».

Le ministre israélien a ensuite comparé la lutte contre le Hamas à la lutte internationale contre le terrorisme de l’EI, faisant valoir que « tant que le Hamas contrôlerait Gaza il n’y aurait pas de paix possible entre Israël et les Palestiniens, ni de sécurité dans la région ».

Washington estime que l’EI dispose de 20.000 à 31.000 djihadistes dont de nombreux occidentaux qui laissent planer des menaces d’attentats à leur retour chez eux.

L’Australie a indiqué cette semaine qu’elle avait déjoué une attaque terroriste d’envergure en arrêtant 15 personnes qui prévoyaient de décapiter des civils au hasard.

AFP

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Kreuzer

« Décapiter des civils au hasard » (en Australie, pour commencer…), c’est la dernière trouvaille de ces tarés de mahométans fanatiques qui pullulent en Europe.
C’est la preuve, en passant, que , loin de les empêcher de sortir du territoire (français, par exemple, politique idiote choisie par nos gouvernants —conforme à toutes leurs lubies ,qui passeront difficilement pour une politique digne de ce nom—), nos ministres devraient se dépêcher d’expulser tous les candidats jihadistes, avec leurs nombreuses familles. Il ne manque pas de pays d’accueil: leurs pays d’origine, les pays (nombreux) qui soutiennent et financent ces terroristes.
Il serait vraiment dommage que de tels talents, de telles vocations restent inemployés!