JERUSALEM, 28 juillet 2010

Les conditions posées par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour relancer des négociations directes avec Israël sont « impossibles » à accepter, a affirmé mercredi le vice-Premier ministre Sylvan Shalom.

« Les Palestiniens posent trois conditions impossibles: que les négociations reprennent au point où elles avaient abouti à la fin de 2008 alors qu’Ehud Olmert était Premier ministre, qu’elles soient basées sur un retrait total israélien (de Cisjordanie et Jérusalem-Est) et que le gel de la construction se poursuive », a affirmé M. Shalom à la radio publique.

Le président Abbas a assuré lundi qu’il était prêt à passer de la phase des pourparlers indirects avec Israël, relancés en mai sous l’égide des Etats-Unis, à celle des négociations directes, à partir du moment où plusieurs conditions étaient réunies, dont un retour aux frontières de 1967.

« Les Palestiniens ont pris l’habitude de refuser de s’assoir à la table des négociations et d’attendre que les Américains et la communauté internationale fassent pression pour obtenir des concessions d’Israël pour leur compte », a déploré M. Shalom. Selon lui, les Palestiniens ont refusé de relancer les négociations directes, gelées depuis le lancement d’une vaste opération militaire israélienne dans la bande de Gaza fin 2008, « car ils ne veulent pas discuter et être, eux aussi, amenés à faire des concessions ».

M. Shalom a fait ces déclarations à la veille d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de la Ligue Arabe au Caire, qui doivent discuter d’une éventuelle reprise des négociations directes entre Palestiniens et Israéliens.

Les Etats-Unis « poussent sans relâche » à la reprise du dialogue de paix direct entre Israël et les Palestiniens, a affirmé mardi Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine.

Le président américain, Barack Obama, avait dit le 6 juillet espérer que les négociations directes reprendraient avant la fin du gel partiel de la colonisation. Le gel partiel de la construction dans les colonies de Cisjordanie décrété en novembre dernier sous la pression des Etats-Unis par le gouvernement de M. Benjamin Netanyahu doit s’achever le 26 septembre. M. Netanyahu a affirmé que les mises en chantier reprendrait à l’expiration de ce moratoire.

Le président français Nicolas Sarkozy, qui s’est entretenu ces deux derniers jours par téléphone avec Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu, les a appelés « à une reprise rapide des négociations directes, à la prorogation du moratoire sur la colonisation et à l’arrêt des mesures affectant les équilibres à Jérusalem ».

1 COMMENTAIRE

  1. Monsieur Sylvain SHALOM semble avoir oublié la {{ {{condition principale.}} }}
    Monsieur ABBAS vient de déclarer à nouveau qu’il ne signerait aucun texte avec Israël s’il n’avait pas l’accord du HAMAS.
    Tant que Cisjordanie et Bande de Gaza resteront opposés, Israël pourra faire tous efforts ou concessions sans l’ombre d’un espoir de réussite.
    nomlas

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