Une mosquée de Mughayer, un village près de Ramallah située dans les territoires disputés a subi de graves dégâts en novembre suite à un incendie qui l’avait ravagée. Immédiatement des Juifs ont été décrétés responsables. Juifs, bien sûr, mais surtout qualifiés de « colons » extrémistes.
Le maire de Mughayer, Faraj al-Nassan, avait déclaré à l’Associated Press que les Juifs étaient les coupables. »Seuls les colons juifs feraient cela, » avait-il dit. Il avait à dessein omis de mentionner toute autre possibilité, y compris celle réelle, d’une panne électrique d’un appareil de chauffage défectueux.
Suite à la déclaration de Nassan à l’AP, la rumeur non vérifiée s’était rapidement propagée comme vérité et reprise par des dizaines de médias à travers le monde.
Yahoo! Notamment, avait publié une photographie d’un arabe tenant à la main un Coran brûlé, et décrivant l’incendie comme le résultat d’une « attaque » contre la mosquée ayant « provoqué un incendie qui aurait détruit tout son premier étage. » Yahoo ! publiait aussi la photo du maire avec comme légende « les colons juifs sont coupables de cette attaque. »
Il n’apparaissait pas seulement comme un maire de village complètement désemparé qui blâmé des Juifs. Dans leurs témoignages les villageois qui accusaient des Juifs n’émettaient pas de simples suppositions, mais rapportaient les évènements comme des faits justifiant leurs accusations.
L’incendie de Mughayer a eu lieu alors qu’une série d’attaques terroristes contre des Israéliens. De nombreux médias s’étaient empressés de titrer « escalade de violence », trop contents de pouvoir mettre les deux communautés dans le même sac, capables d’actes terroristes motivés par la même haine.
Or le Comité de veille pour l’exactitude des rapports du Moyen-Orient en Amérique (CAMERA) a révélé le mardi 16 décembre, qu’une enquête à la mosquée de Mughayer menée par les pompiers israéliens avait déterminé que «la cause de l’incendie était due à un dysfonctionnement électrique. »
Le jour de l’incendie, le journal israélien d’extrême gauche Haaretz avait rapporté que les Arabes locaux » affirmaient que la mosquée avait été incendiée par des pyromanes d’une colonie juive voisine. »
Haaretz a depuis corrigé ses dires et reconnu ces nouveaux éléments qui prouvent que « l’incendie de la Mosquée brasier n’était pas un incendie criminel, selon le rapport des pompiers. »
Le rapport de CAMERA fournit des exemples de nouvelles accusations qui attribuaient la responsabilité de l’incendie aux « colons juifs. » Il décrit également ses efforts pour publier les résultats de l’enquête et leur certitude qu’il y avait « pas de traces de matières ou de liquide inflammables sur le site, ni des graffitis racistes les lieux du sinsitre ». C’est un court-circuit causé par un appareil de chauffage qui est à l’origine de l’incendie.
Haaretz et l’AP ont publié un démenti avec les résultats de l’enquête. Mais la plupart des médias, en tête bien sûr l’Agence-France Presse, le Los Angeles Times et Reuters sont restés silencieux et n’ont pas publié de rectificatif, laissant leurs lecteurs sur cette fausse accusation de Juifs qui ne reposait sur aucune preuve tangible.
[Lori Lowenthal Marcus – JewishPressArticle original
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A quand des procès pour diffamation ? Autant contre les médias que contre les « autorités palestiniennes » !