Conformément aux nouvelles directives du Grand Rabbinat, toute personne souhaitant se marier, et dont les parents ne possèdent pas un certificat de mariage validé par un rabbinat reconnu, sera soumise « à une enquête approfondie sur son judaïsme ».

PHOTO: ARIEL JEROZOLIMSKI , JPOST

Des centaines de milliers d’Israéliens, dont beaucoup d’immigrants – originaires de pays occidentaux et de l’ex-Union soviétique – seront concernés par cette mesure. La décision a été rendue publique dimanche. Les rabbins municipaux et les responsables de l’état civil (qui relève uniquement du pouvoir du Rabbinat) devront l’appliquer sur le champ. Plus précisément, elle concernera les personnes souhaitant se marier en Israël et dont les parents n’ont pas été mariés par un rabbin en Israël, ou par un rabbin à l’étranger figurant sur la liste de rabbins orthodoxes reconnus par le Grand Rabbinat. Par ailleurs, les responsables de l’état civil seront autorisés à enquêter sur tous les demandeurs de certificats de mariage, même s’ils remplissent les critères ci-dessus.

Dans le même temps, les personnes ayant obtenu « la confirmation de leur judaïsme par un tribunal rabbinique » seront autorisés à ouvrir un dossier de mariage. Cela, même si leurs parents n’ont pas été mariés par un rabbin reconnu. Selon des sources du Grand Rabbinat, il s’agirait, dans ce cas, des demandes formulées par des convertis.

Uniformiser la procédure

Ces nouvelles mesures représenteraient une volonté de réguler les procédures d’inscription au mariage, qui tendent à varier d’un responsable d’état civil à un autre. Il s’agit également d’une réponse à une requête déposée devant la Haute Cour de justice par ITIM, le Centre d’Information de la Vie juive, le général Elazar Stern, la convertie Alina Sardiyokov et son époux Maxime, entre autres.

En tant que chef du Conseil d’administration chargé de la main d’œuvre à Tsahal, Stern a notamment dirigé un programme permettant à des soldats non-juifs de se convertir au judaïsme. Il y a deux mois, la requête a été déposée contre le Rabbinat et quatre rabbins municipaux qui ont systématiquement refusé de délivrer des certificats de mariage aux Israéliens convertis au judaïsme orthodoxe, par des tribunaux rabbiniques pourtant reconnus par l’Etat. Le rabbin Itzhak Peretz, à la tête du bureau du Grand Rabbin séfarade Shlomo Amar, estime que les nouvelles directives garantiront que les responsables de l’état civil ne pourront justement plus refuser des certificats aux individus dont la conversion est reconnue.

Pourtant, les mesures semblent élever le niveau d’attentes du Grand Rabbinat dans sa conception de la judéité d’un individu. Et, si dans le passé, toute personne demandant un certificat de mariage pouvait l’obtenir sur le champ, la réunion d’un tribunal rabbinique sera désormais systématique. La présence de la mère, voire de la grand-mère maternelle, des demandeurs sera également requise. La même procédure sera d’ailleurs organisée pour ceux qui n’auront pas été mariés par le rabbinat et qui demandent un divorce.

Enfin, les dépenses engendrées par l’enquête rabbinique – dont le témoignage de spécialistes ou l’examen de certificats – reviendront aux personnes soumises à la procédure. Les tribunaux rabbiniques pourront également exiger des « dépenses supplémentaires, dont certaines pour le bénéfice de l’Etat ». Le Rabbinat souligne cependant la volonté de ne pas conduire plus d’une enquête par demandeur. Celle-ci sera, par ailleurs, définitive quant à la reconnaissance ou non de la judéité des personnes concernées.

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Abraham9

Il est temps que le Rabbinat d’Israël et de la Diaspora reviennent aux dispositions qui prévalaient dans l’Enseignement de Moïse et qu’ils mettent en parenthèse la réforme du scribe Ezra. Cette réforme qui date depuis 24 siècles a fait son temps. Le matriarcat instauré pouvait être utile lorsque les pogroms sévissaient où le viol de nos femmes et filles était monnaie courante. Aujourd’hui avec l’indépendance financière des femmes, de la liberté de leur corps due à l’utilisation des moyens de contraceptifs et l’avortement la réforme imposée depuis l’an 338 avant notre ère est obsolète. Elle est deplus mortellement dangereuse pour le judaïsme ; Seul le rétablissement de PATRIARCAT pourrait revitaliser le Judaïsme.