Le CRIF « très ému du retour de l’enfant du pays »
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a fait part mardi à l’AFP de sa « très,très grande émotion » à l’annonce du retour en Israël du franco-israélien Gilad Shalit.
« Je pense très très fort à sa famille, j’ai envoyé un SMS à son père, a déclaré le président du Crif, Richard Prasquier. C’est une très grande émotion qui a parcouru l’ensemble de la communauté juive en France, comme en Israël ».
« Gilad Shalit est devenu l’enfant de tout le pays, en Israël. On peut aussi le dire pour nous, en France, puisqu’il est à la fois Français et Israélien ».
« Il faut penser à sa reconstruction qui sera longue, après cinq années passées dans des conditions d’incarcération intolérables puisqu’il n’a eu aucun contact avec sa famille », a-t-il ajouté.
Le soldat israélien Gilad Shalit a été libéré mardi et transféré en Israël après plus de cinq ans de détention par le mouvement Hamas à Gaza, en échange de centaines de prisonniers palestiniens.
M. Prasquier « trouve choquants les amalgames » entre la « situation (de Shalit), celle d’un otage et celle des prisonniers palestiniens qui, eux, ont bénéficié de toute les assurances internationales en matière de détention, qui ont pu suivre des études ».
« Gilad Shalit n’a pas été arrêté, a souligné le président du Crif. Il a été kidnappé. Ceux qui l’ont pris en otage sont des criminels. Or, ils disent qu’ils vont continuer de le faire, parce que c’est très rentable ».
« Reste qu’aujourd’hui, c’est le sentiment de réjouissance qui domine, même si l’on sait qu’il lui faudra faire un gros travail pour se reconstruire », a conclu M. Prasquier.
PARIS, 18 oct 2011 (AFP)
Shalit : « La victoire de l’espoir sur la résignation », selon l’UEJF
La libération mardi du soldat franco-israélien Gilad Shalit, après cinq ans de détention par le mouvement islamiste palestinien Hamas, est « la victoire de l’espoir sur la résignation », s’est félicité mardi l’Union des étudiants juifs de France (UEJF).
« Cette libération est la victoire de l’espoir sur la résignation », s’est réjoui Jonathan Hayoun, nouveau président de l’UEJF. « Elle doit renforcer et encourager tous ceux qui sont engagés pour la libération d’otages, en particulier des huit otages français encore captifs à travers le monde », a-t-il ajouté.
Saluant cet « instant de bonheur et de soulagement pour tous ceux qui se sont battus contre son oubli et pour sa libération », l’UEJF estime toutefois dans un communiqué que l’accord qui a conduit à l’élargissement « teinte notre enthousiasme et notre joie de voir Gilad Shalit libéré, de tristesse, en souvenir des victimes d’attentats et de leurs familles. »
« Parmi le millier de prisonniers palestiniens qui vont être libérés, certains d’entre eux ont élaboré ou perpétré des attentats ayant coûté la vie à plusieurs dizaines de civils israéliens », a relevé l’UEJF.
PARIS, 18 oct 2011 (AFP)
Un « bouillonnement de joie » pour le Consistoire juif de France
Joël Mergui, président du Consistoire juif de France, a fait part mardi d' »un bouillonnement de joie » dans toute la communauté juive après la libération de Gilad Shalit, qu’il a surnommé « l’otage de l’inhumanité ».
« C’est un immense bonheur, a-t-il déclaré à l’AFP. Nous saluons le courage de l’Etat d’Israël qui a montré la réalité de la valeur de la vie dans la conscience juive, quel que soit le prix – très cher aujourd’hui – à payer ».
« Demain, nous célébrons la fête de la joie dans notre calendrier. Une fête qui aura plus de sens encore avec la libération de Gilad Shalit ».
Joël Mergui a toutefois souligné que « dans toute cette liesse, il y a un sentiment d’amertume, à la pensée de toutes les victimes qui sont tombées sous les coups des terroristes qui sont libérés aujourd’hui ».
Le président du Consistoire a rendu « hommage au président Sarkozy et aux élus qui ont lutté contre l’oubli de Gilad Shalit ».
« Mardi soir, il y aura une veillée dans toutes les synagogues et nos pensées iront à la bonne santé de Gilad, aux victimes des terroristes et à la libération que nous espérons des huit autres Français encore détenus en otages ».
PARIS, 18 oct 2011 (AFP)
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