BEYROUTH, 24 juillet 2010 (AFP)
Les organisateurs de l’expédition de deux bateaux libanais d’aide pour Gaza ont assuré samedi que les préparatifs progressaient, précisant toutefois que le départ n’était pas prévu avant « des semaines ». « Les préparatifs ont avancé », a affirmé à l’AFP l’un des organisateurs du voyage du bateau « Julia », sous le couvert de l’anonymat.
« Le départ n’est pas prévu avant des semaines », a-t-il précisé, évoquant des « obstacles d’ordre technique ». « Ce n’est pas pour demain ou dans deux jours », a-t-il encore dit.
De son côté, la porte-parole de la seconde expédition baptisée « Jouneh star », Rima Farah, a affirmé à l’AFP que les préparatifs « se poursuivaient ». « Nous n’avons pas peur des menaces israéliennes », a-t-elle déclaré, précisant que le « Jouneh star » avait accosté mardi au port de Tripoli (nord).
Les autorités portuaires de Tripoli ont affirmé à l’AFP que la destination finale du bateau n’était pas précisée. Un responsable gouvernemental libanais a affirmé sous le couvert de l’anonymat qu’il existait « beaucoup de problèmes au niveau des documents » des deux bateaux, sans autre précision. Israël a menacé vendredi d’intercepter tout navire qui partirait du Liban pour se diriger vers la bande de Gaza.
« Il nous est parvenu des informations ces derniers jours sur un projet d’envoyer une nouvelle flottille pour forcer le blocus autour de Gaza. Il s’agit d’une provocation superflue et nous considérons qu’empêcher le départ d’une telle flottille relève de la responsabilité du gouvernement libanais », a prévenu le ministre israélien de la Défense Ehud Barak. Les déclarations de M. Barak constituent la dernière mise en garde en date d’Israël contre toute tentative de briser le blocus maritime imposé par Israël au territoire palestinien.
L’ONU a recommandé vendredi d’acheminer l’aide à Gaza par les voies terrestres existantes. « Il existe des routes établies pour que l’aide entre par voie terrestre. C’est de cette manière que l’aide devrait être envoyée aux habitants de Gaza », a déclaré le porte-parole des Nations unies, Martin Nesirky. Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, a qualifié samedi « d’inacceptable » la recommandation de l’ONU.
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