Le Parlement turc s’est prononcé mardi en faveur d’une prolongation d’un an à partir de septembre de la mission des troupes turques servant au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Il s’agit de la cinquième prolongation de la mission turque depuis son approbation initiale en septembre 2006.
La Finul a été mise sur pied en 1978 afin de surveiller la frontière entre le Liban et Israël. Sa mission a été prolongée après la guerre de 2006 opposant l’État hébreu et les militants libanais chiites du Hezbollah. La Force dispose actuellement de 13 000 hommes provenant de plusieurs pays et déployés dans le sud du Liban. La Turquie est le premier pays musulman à avoir fourni des renforts à la Finul renforcée. La contribution turque s’élève à un millier d’hommes ainsi que plusieurs navires de guerre déployés au large du Liban pour empêcher le ravitaillement en armes du Hezbollah par la mer.
La Turquie s’est engagée dans une diplomatie active au Proche-Orient avec l’arrivée au pouvoir en 2002 du Parti de la justice et du développement (AKP), une formation issue de la mouvance islamiste. Elle a tissé d’étroits liens avec les pays arabes et l’Iran mais ses rapports avec Israël sont au point mort depuis le raid d’un commando israélien contre un convoi maritime d’aide humanitaire à Gaza, le 31 mai 2010, qui a coûté la vie à neuf Turcs.
Ankara, 5 juil 2011 (AFP)
![]() |
![]() |







































