BEYROUTH, 23 juillet 2010 (AFP)
Plus de 800 druzes venus de 37 pays, dont une délégation d’Israël, ont appelé au resserrement des liens au sein de leur communauté ésotérique, à la clôture jeudi au Liban du premier congrès international de cette minorité religieuse.
« En tant que minorité, notre but est de rassembler les druzes et préserver notre communauté, loin de tout fanatisme », a affirmé à l’AFP Kamil Sarieddine, président du comité de l’immigration au sein du Conseil communautaire druze au Liban.
Les druzes, minorité musulmane hétérodoxe du Proche-Orient, sont disséminés notamment entre la Syrie (400.000), le Liban (200.000) et Israël (100.000), d’après des responsables au sein de cette communauté.
« Lorsqu’on est membre d’une aussi petite secte, il est important de garder le contact », affirme Sayyed Rachid, un étudiant de 23 ans venu du Canada. « Les druzes de l’étranger doivent préserver l’héritage de la communauté », a pour sa part indiqué Najat Mahmoud, une mère de famille de 59 ans qui vit en Australie.
Pour Walid Joumblatt, un influent leader druze libanais, « la protection des druzes en tant que minorité passe par l’arabisme ». « Nous sommes Arabes avant d’être Druzes », a-t-il assuré. Les druzes sont une secte de l’ismaélisme, un courant minoritaire de l’islam chiite, qui relève à la fois du mysticisme musulman et de la pensée coranique. Ils croient également en la réincarnation. Seuls les « initiés » de la secte connaissent l’essence de ce courant religieux.
Une délégation de 35 druzes israélo-arabes a été exceptionnellement autorisée à se rendre au Liban pour assister à ce congrès qui s’est tenu pendant trois jours. Le Liban et la Syrie sont techniquement toujours en guerre avec Israël et interdisent à quiconque possédant un passeport israélien ou n’importe quel passeport portant un tampon israélien de franchir leurs frontières.
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