WASHINGTON, 20 juin 2010 (AFP)
La diplomatie américaine a annoncé vendredi une aide supplémentaire de 60 millions de dollars à l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), soulignant par ailleurs son inquiétude pour le financement de l’agence.
« Les 60 millions de dollars contribueront à améliorer le système de santé et la vie de 4,7 millions de Palestiniens » réfugiés, a précisé la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton. Cette annonce, qui intervient à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés (20 juin), s’ajoute aux 95 M USD déjà promis par les Etats-Unis depuis le début de l’année. En tout, les Etats-Unis devraient verser 210 M USD à l’UNRWA en 2010, dont 120 M au budget général de l’agence, 75 M aux programmes d’urgence en Cisjordanie et à Gaza, 20 M pour des programmes au Liban, et 10 M pour la construction de nouvelles écoles à Gaza.
Washington avait versé 267 millions de dollars à l’UNRWA en 2009. Le budget annuel de l’UNRWA, dont la situation financière est très difficile, s’établit à environ 600 millions de dollars.
« Nous sommes profondément préoccupés » par les « profonds problèmes de financement » de l’agence, a déclaré Eric Schwartz, le sous-secrétaire d’Etat chargé des Migrations et des Réfugiés. L’administration Obama essaie de « faire en sorte que les autres gouvernements qui ont exprimé leur inquiétude pour le sort des réfugiés palestiniens fournissent plus généreusement de l’aide », a-t-il ajouté sans autres détails.
Selon Mme Clinton, les Etats-Unis sont de loin le principal contributeur mondial à l’aide aux réfugiés, avec 1,74 milliard de dollars alloués en 2009. Les réfugiés sont « un symbole de tous les défis que nous avons à affronter », a déclaré Mme Clinton. Quelque 2,5 millions d’entre eux ont été accueillis par les Etats-Unis depuis 1980.
NDLR –
L’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA – United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East en anglais) est un programme de l’Organisation des Nations unies pour l’aide aux réfugiés palestiniens dans la Bande de Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie. Son but est de répondre aux besoins essentiels des réfugiés palestiniens en matière de santé, d’éducation, d’aide humanitaire et de services sociaux, ce qui fait que les réfugiés palestiniens sont les seuls réfugiés au monde à ne pas dépendre du Haut Commissariat aux Réfugiés.
Il fut créé suite à la première guerre israélo-arabe de 1948 par la résolution 302 (IV) de l’Assemblée générale des Nations Unies du8 décembre 1949. Le mandat de cet organisme, qui devait être temporaire, a été constamment renouvelé par l’Assemblée générale des Nations unies. Il a été étendu jusqu’au 30 juin 2008.
L’UNRWA dispense ses services dans 59 camps. Il est de loin la plus grande agence des Nations Unies, avec un personnel de plus de 25 000 personnes, dont 99 % sont des réfugiés palestiniens recrutés localement et œuvrant comme enseignants, médecins ou travailleurs sociaux. L’UNRWA est aussi la seule agence de l’ONU qui soit consacrée à un groupe spécifique de réfugiés.
Selon la définition de l’UNRWA, un « réfugié de Palestine » est une personne dont le lieu de résidence habituelle était la Palestine entre juin 1946 et mai 1948 et qui a perdu à la fois son domicile et ses moyens de subsistance en raison du conflit israélo-arabe de 1948. La définition de réfugié de l’UNRWA couvre également les descendants des Palestiniens qui sont devenus des réfugiés en 1948. En conséquence, le nombre de réfugiés palestiniens enregistrés est passé de 700 000 en 1950 à plus de 4,8 millions en 2005 et continue à augmenter du fait de l’accroissement naturel de la population1. Cette définition extrêmement large du réfugié, qui permet d’englober ainsi les descendants, est utilisée uniquement dans le cadre des Palestiniens.
TOUS LES AUTRES REFUGIES DANS LE MONDE N’ONT CE STATUT QUE POUR UNE DUREE D’UN AN MAXIMALE, QUAND ILS L’ONT!
C’est donc un insigne honneur d’être l’ennemi d’Israël, car cela permet d’avoir une rente à vie, de génération en génération.
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