Un certain nombre de dirigeants juifs aux États-Unis ont écrit au secrétaire d’État John Kerry lui demandant de faire face à l’antisémitisme croissant en Hongrie. La lettre dit : « Nous vous exhortons de maintenir la question de l’intolérance et de la discrimination dans l’agenda bilatérale américano-hongroise ».
Les signataires de la lettre incluent Abraham Foxman de la Ligue antidiffamation, Ronald Lauder dirigeant du Congrès juif mondial et du Centre Simon Wiesenthal et une série de rabbins réformistes, orthodoxes et conservateurs.

Le parti politique d’extrême droite Jobbik a considérablement augmenté ces dernières années en Hongrie et détient désormais plus de 10% des sièges au Parlement. Leurs politiques ont provoqué une série de controverses, dont un haut responsable qui, l’an dernier, a demandé l’élaboration d’une liste de Juifs posant un risque pour la sécurité nationale.

Ce mois-ci, les membres du Jobbik ont protesté contre le Congrès juif mondial ayant lieu à Budapest, affirmant que la manifestation était contre « une tentative juive d’acheter la Hongrie ».Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a prononcé un discours au CJM dénonçant l’antisémitisme, mais les dirigeants juifs ont exprimé leur déception car Orbán n’a pas critiqué le troisième plus grand parti politique du pays, qui est considéré par de nombreux analystes comme l’un des partis les plus antisémites du monde.

Ayant une communauté juive de près de 100 000 personnes en Hongrie ces derniers temps, la violence antisémite actuelle et la profanation des cimetières et des mémoriaux de l’Holocauste sont un facteur important.

Un sondage de l’ADL, l’an dernier, a révélé que 63% des Hongrois ont une opinion négative du peuple juif, contre 47% en 2009.

JNO Article original

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