(à 1372 km de distance).
Quoique différents sous bien des angles, les deux conflits les plus actifs du Moyen-Orient, lancés par les Etats-Unis dans le Nord de l’Irak contre l’Etat Islamique, et par Israël contre le Hamas dans la Bande de Gaza, ont de fortes caractéristiques communes : 
1. Tous deux sont restés les bras croisés pendant des années, alors que les fondamentalistes islamistes, l’Etat Islamique issu d’Al Qaïda en Irak et le Hamas à Gaza, ont systématiquement bâti leur force militaire pour pousser plus loin leurs conceptions agressives du monde.
L’Administration Obama a haussé les épaules, lorsqu’Al Qaïda a commencé à forger de premiers acquis et aller de l’avant en Syrie, d’abord, puis en Irak.
Mais, à part en menant quelques frappes aériennes contre « des dunes de sable vide” à Gaza, le gouvernement de Binyamin Netanyahu a négligé d’intervenir, quand le Hamas construisait un vaste stock de roquettes et un empire terroriste souterrain, tel que l’a reconnu publiquement, l’ancien directeur de l’AMAN, Amos Yadlin, la semaine passée.
Quand, à la mi-2013, le Commandant de l’Etat Islamique, Abu Bakr al Baghdadi a réalisé un mouvement tactique déterminant en transférant la totalité de ses forces de Syrie en Irak, Washington n’a rien fait – même quand, en janvier 2014, les Islamistes se sont emparés, presque sans résistance, de la province occidentale irakienne d’Anbar et d’une série de villes importantes, dont Falluja, Ramadi et, plus tard, Tikrit.
Les divisions blindées de l’armée irakienne, plutôt que de résister aux islamistes impitoyables balayant tout l’intérieur du pays, ont tourné les talons, en abandonnant aux forces conquérantes l’énorme butin de guerre d’un armement américain lourd, à la pointe, en quantités monumentales.
Et, de la même façon, le Président Barack Obama n’a pas vu de raison pressante d’intervenir – même si, il était alors évident que ce butin était, non seulement, destiné à soumettre Bagdad, mais à être injecté dans le cadre de la guerre syrienne et l’arsenal de l’Etat Islamique, afin de se préparer à se jeter sur ses prochaines proies : la Jordanie, l’Arabie Saoudite, et, jusqu’à un certain poinr, Israël également.
Le Président américain a commencé à sortir de sa royale indifférence, lorsque les Fous d’Allah ont commencé à marcher sur les portes d’ERbil, la capital de la République semi –autonome kurde d’Irak (KRG)
Vendredi 8 août, un petit nombre d’avions de chasse et de drones américains sont tardivement entrés en action, de façon à faire fléchir leur avance. Selon le communiqué du Pentagone : deux chasseurs FA-18, qui ont décollé du porte-avions USS George HW Bush, stationné dans le Golfe, larguant des bombes de 250 kg à guidage laser contre « une pièce d’artillerie mobile » qui bombardait les forces kurdes défendant Erbil, « où est basé du personnel américain ».
Un peu moins d’une heure plus tard, quatre F-A-18 ont frappé un convoi stationné de sept véhicules et une position de mortier près d’Erbil, les balayant en leur balançant huit bombes.
Des bidons d’eau et des tonnes de nourriture empaquetée ont aussi été parachutés au bénéficie des centaines de milliers de réfugiés qui ont fui les villes du nord de l’Irak fauchées par les Islamistes, sans rien d’autre que les vêtements qu’ils portaient sur eux.
2. Les Etats-Unis semblent tomber dans la même erreur de jugement qu’ont faite les planificateurs israéliens de la guerre, au cours de l’opération Bordure Protectrice, d’une durée d’un mois, c’est-à-dire de penser que des frappes aériennes soient en mesure d’effacer un péril terroriste islamiste.
Pourtant, les occasions d’apprendre cette leçon n’ont pas manqué, pour Washington, que ce soit en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen et, en définitive, à Gaza.
3. Le Président Obama refuse qu’une seule botte américaine ne remette le pied en Irak, et plus spécifiquement des forces spéciales, parce que cela renverserait ce qu’il considère comme le joyau parmi ses réalisations de politique étrangère, le retrait de l’armée US d’Irak.
Pour des raisons très différentes, les dirigeants israéliens se sont abstenus d’envoyer des forces spéciales très en profondeur à l’intérieur de la Bande de Gaza, pour éliminer le haut-commandement du Hamas et les principaux stocks de roquettes.
Du fait de ces facteurs communs, ces deux campagnes sont destinées à partager un résultat similaire : l’Etat Islamique va continuer à aller de l’avant en Irak, et le Hamas va continuer à tirer des roquettes contre la population israélienne, pour contraindre Jérusalem à céder à ses exigences. Aucun de ces deux conflits, en tout cas, ne semble sur le point de se terminer dans un avenir proche.
4. Un autre trait commun moins évident se trouve à Erbil. Deux puissants patrons, les Etats-Unis et Israël étaient responsables de la formation, de l’entraînement et du financement des Peshmergas, en tant qu’armée nationale de la République kurde semi-autonome.
Tous deux maintiennent des missions militaires et de coopération en matière de renseignement dans la capital du KRG, et on peut supposer qu’ils conseillent les généraux kurdes sur la stratégie à adopter de façon à repousser l’avancée des Islamistes.
Pourtant cette percée menaçante se poursuit sans relâche, et l’armée kurde a montré, ici ou là les premiers signes de craquement, en opérant des « replis stratégiques » face aux Jihadistes surarmés, d’une façon qui n’est pas sans rappeler l’effondrement de l’armée irakienne, lors des tous premiers rounds de l’offensive de l’Etat Islamique. Le pessimisme est apparu tel à certains moments, que les Etats-Unis et Israël se sont préparés à évacuer leur personnel.
Cela devient de plus en plus évident que les avions de guerre et les drones américains ne sont pas les armes appropriées pour stopper les Jihadistes d’Al Qaïda, tout comme les frappes aériennes israéliennes n’ont jamais été particulièrement efficaces contre le Hamas, et qu’elles ne mettront pas un terme à la guerre de harcèlement que les fondamentalistes islamistes ont lancé vendredi 8 août.
5. Les fondamentalistes islamistes, combattant sur des champs de batailles séparés de 1327 kms, ont gagné un avantage tactique à la fois contre les armées américaine et israélienne. Le Président Obama et le Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahu ferait mieux de réviser sérieusement leurs tactiques, avant qu’il ne soit trop tard.
debka.com Article original
Adaptation : Marc Brzustowski.
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Objective, les guerres d’Israël sont toujours justes. Toujours. La seule chose que je reproche amèrement à chacune de ces guerres, c’est la vie perdue par toujours trop de nos enfants, depuis le premier mort d’entre eux. L’honneur d’Israël, c’est que ce n’est jamais lui qui veut la guerre, jamais lui qui menace ses voisins de les détruire et de les rayer de la carte, jamais lui qui s’attaque sciemment aux populations civiles. Il ne faut jamais l’oublier lorsque, sous la contrainte, Israël sort son épée.
On ne peut pas non plus se précipiter à l’attaque dès qu’un déséquilibre se fait sentir quelque part.
Ce qui qui m’agace chez les « faiseurs de leçons », ceux qui trouvent toujours à redire sur la politique d’Israël quand elle fait preuve de retenue, c’est qu’ils lui demandent non seulement d’être une espèce de superman invincible, doté de tous les pouvoirs mais aussi qu’elle prévienne tous les coups et qu’elle soit toujours prête à utiliser sa force indéniable et pour cogner la première.
Avant d’attaquer, il faut être sur de s’engager dans une guerre juste.
Je ne pense pas qu’il faille voire necessairement des critiques. C’est surtout le constat que le grand responsable de tout cela, c’est aussi un monde qui est reste statique avec toujours la meme pretention de dominer avec ses regles inadaptables et dogmatiques, je m’explique:
-1 les conventions de Geneve n’ont plus rien a voire dans ces conflits.
-2 LA NOTION DE TERRORISME DOIT ETRE REDEFINIE. Il y a une grande difference entre un groupuscule terroriste et des grandes organisation terroristes qui agissent a la guise de certains etats ou religion, dans le cas present. C’est pourquoi, il est evident que les etats arabes qui alimentent ces islamistes doivent etre la premieres cibles de l’aviation. Faire autres choses ne serait qu’envoyer de la chaire a canon. C’est le monde arabe qui doit etre sommer de faire son menage chez lui a defaut d’en subir les consequences. Sans cela, beaucoup de gens perdront inutillement la vie, tout cela pour satisfaire le double jeu arabe et les abjectes poligiques qui pourront dire on a essayer mais……..
C’est bien a cause de cela qu’Israel est soumis a tant de pression. Israel est au milieu d’un choc des civilisation. D’un cote on essait de limiter les moyens de nuire, de l’autre on egorge, on crucifit, on tue au maximum, on fait des gosses pour les elever dans la haine de l’autre et pour brandir leur cadavre pour crier victoire.
« Les critiques ne devraient pas être données tandis que les canons retentissent toujours. » Shai Hajaj
Défiez vous de vos impressions s’adressant à un « auteur » et soignez-donc votre urticaire tenace plutôt que de faire des suppositions hasardeuses. Ici, on ne fait que retransmettre une évaluation de la situation de blocage tenace qui affecte au moins deux régions, dont le Sud d’Israël. Notamment un sondage embarrassant est publié dans les journaux israéliens disant que 20% au moins des habitants du Sud, dont les kibboutzim frontaliers pensent « émigrer » plus au nord ou au centre, et n’ont pas confiance dans ce que leur dit l’armée du RAS au Sud.
Si c’est bien le cas, hors stress de guerre compréhensible, c’est toute une conception de la dissuasion qui va à vau-l’eau, à moins d’opérations ultérieures plus en profondeur…
Après, que vos humeurs et guéguerres sur Internet soient plus importantes pour vous que l’état des lieux sur le terrain, et un état de conflit le plus plus long au sud d’Israël depuis 2005, à vous de voir…
S’il n’y avait qu’une erreur… !
On peut se demander ce qui pourrait contenter l’auteur qui semble atteint d’un urticaire politique tenace !
Une erreur s’est glissée dans le texte : Pour des raisons très différentes, les dirigeants {{américains}} se sont abstenus d’envoyer des forces spéciales très en profondeur à l’intérieur de la Bande de Gaza, pour éliminer le haut-commandement du Hamas et les principaux stocks de roquettes.
Le risque est de perdre un nombre important de soldats ! Ils attendaient l’armée israélienne avec sans doute de nombreux pièges pour faire un carnage. Je ne suis pas spécialiste, mais mieux vaut les épuiser en envoyant des bombes sur des objectifs précis. Tant qu’ils refusent le cessez-le-feu et envoient des roquettes sur Israël, personne ne déniera la légitime défense. Les tunnels sont détruit, leur arsenal diminue et leurs chefs finiront peut-être par se faire lyncher par le peuple si ce n’est éliminer par Tsahal car ils seront bien obligés de sortir de leur bunker desquels ils sont « prisonniers ». L’usure est surtout pour eux. Il faut seulement avoir la patience dont fait preuve le gouvernement israélien.