WASHINGTON, 3 juin 2010 (AFP)
Le président des Etats-Unis Barack Obama a affirmé jeudi que « le statu quo est intenable » au Proche-Orient, mais a refusé de condamner l’arraisonnement par Israël d’une flottille humanitaire à destination de Gaza tant que les faits ne seront pas établis.
« Nous devons savoir quels sont les faits », a expliqué M. Obama au micro de CNN qui l’interrogeait sur son éventuelle condamnation de l’abordage sanglant d’un bateau turc par les forces israéliennes dans les eaux internationales lundi dernier. « Mais il n’est pas prématuré de dire aux Israéliens et au Palestiniens, ainsi qu’à toutes les parties dans la région, que le statu quo est intenable », a précisé M. Obama, selon des extraits de l’entretien publiés par la chaîne avant sa diffusion en soirée.
« Il faut parvenir à une situation dans laquelle les Palestiniens disposent de vraies opportunités et les voisins d’Israël prennent acte de ses inquiétudes légitimes pour sa sécurité, et s’engagent pour la paix », a encore dit le président. Mardi, le porte-parole de la Maison Blanche s’était abstenu de condamner le raid israélien, mais avait indiqué qu’il montrait qu’une paix au Proche-Orient était plus nécessaire que jamais.
« Les Etats-Unis, avec les autres membres du Conseil de sécurité de l’ONU, ont dit très clairement que nous condamnions tous les actes qui avaient mené à cette violence », a rappelé M. Obama. « C’était une situation tragique. Il y a eu des pertes de vies humaines qui n’étaient pas nécessaires. Donc, nous appelons à une enquête efficace sur tout ce qui s’est passé », a-t-il ajouté.
« Il existe une situation dans laquelle Israël éprouve des inquiétudes légitimes lorsque des missiles pleuvent sur ses villes le long de la frontière entre Israël et Gaza », a rappelé le président. « D’un autre côté, il existe un blocus qui empêche les gens à Gaza d’avoir des emplois, de créer des entreprises, de commercer et d’avoir des perspectives d’avenir. Je pense qu’il est important que nous sortions de l’impasse actuelle », a encore dit M. Obama.
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