ROME, 25 juin 2010 (AFP)
Le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini a été invité à se rendre à Gaza par son homologue israélien Avigdor Lieberman avec d’autres ministres des Affaires étrangères européens mais n’a encore pas donné de réponse, a indiqué vendredi le ministère italien.
Cette initiative, si elle se concrétisait, marquerait un infléchissement du blocus diplomatique imposé par Israël au territoire palestinien depuis que le Hamas en a pris le contrôle en juin 2007.
Lors d’une entrevue avec M. Frattini à Rome jeudi, « le ministre des Affaires étrangères israélien Avigdor Lieberman a évoqué de manière préliminaire auprès du ministre Frattini l’hypothèse d’une visite à Gaza avec d’autres ministres européens », a indiqué le ministère italien des Affaires étrangères. M. Frattini « a pris bonne note de la proposition israélienne et s’est réservé de donner une réponse une fois qu’il aura consulté les partenaires européens et internationaux », a ajouté le ministère.
Le communiqué ministériel a souligné qu’il « n’y a donc pas eu d’acceptation ni de décision prise par le ministre Frattini » pour le moment. Interrogés, les porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères et du Premier ministre n’étaient pas en mesure de confirmer cette proposition ni d’en préciser la teneur.
Selon les médias israéliens, M. Lieberman a invité M. Frattini à conduire une délégation de ses homologues, notamment français, britannique, allemand et norvégien pour qu’ils puissent constater d’eux-mêmes la situation alimentaire à Gaza, sous blocus israélien.
Depuis juin 2007, Israël n’a permis qu’exceptionnellement à des hauts responsables étrangers d’accéder à Gaza. Le 20 juin, il a ainsi interdit le passage au ministre allemand du Développement Dirk Niebel qui souhaitait rencontrer des représentants de l’Onu, suscitant des critiques de Berlin.
Le ministère des Affaires étrangères avait justifié cette décision en affirmant qu’autoriser des visites ministérielles légitimerait le contrôle du Hamas sur la bande de Gaza. Les responsables européens qui se sont rendus ces dernières années dans le territoire ont évité tout contact avec les autorités du Hamas, considéré par l’Union européenne (UE) et Israël comme une organisation « terroriste » Israël a néanmoins autorisé en mars les visites à Gaza du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et de la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères Catherine Ashton.
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