Matthew Gould tente de dissiper les craintes. Selon lui, le Royaume-Uni est loin de reconnaître l’indépendance de la Palestine
L’ambassadeur britannique s’est exprimé lors d’une réunion des Européens en faveur d’Israël, menée au siège de l’Agence juive, à Jérusalem. Une visite inédite pour un ambassadeur de son pays.
Sous mandat britannique, l’Agence juive était le noyau stratégique de la résistance juive contre les Britanniques.
La question de la reconnaissance de la Palestine a été soulevée suite à l’annonce de la visite de William Hague. Le ministre britannique des Affaires étrangères rencontrera, cette semaine, une délégation palestinienne.

Selon Gould, « il ne s’agit nullement d’une étape vers la reconnaissance d’un Etat ». Et de préciser que le but est de réengager le dialogue. « Il s’agit d’un conflit qui ne pourra être résolu que par un règlement négocié », assure le diplomate.
Autre sujet abordé : l’antisémitisme au Royaume-Uni. Si Gould a tenté de minimiser la gravité de la situation, il a concédé que 120 cas de violences antisémites avaient été déplorés l’année dernière. Le pays qu’il représente, clame-t-il toutefois, n’est fondamentalement pas antisémite ou hostile aux Juifs. »
Et de compléter : « Le Royaume-Uni s’oppose à des désinvestissements, sanctions et autres boycotts économiques. » Selon lui, « dans tous les cas, ces actions s’avèrent inefficaces ». Preuve à l’appui : le commerce entre la Grande-Bretagne et Israël a augmenté de 30 % l’an dernier, tandis que les exportations israéliennes vers le Royaume-Uni ont grimpé de 40 %.
JPost.fr
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