L’ex-Premier ministre de l’organisation terroriste à Gaza estime qu' »Israël ne comprend que la force ». Lui aussi et surtout, apparemment.

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Hazem Bader (AFP/File)

Les chances de voir le Hamas reprendre les négociations au Caire sont « minces », ont estimé des responsables israéliens après que l’ex-Premier ministre de l’organisation terroriste à Gaza Ismaïl Haniyeh a rejeté samedi toute négociation « directe » avec Israël, selon un rapport de la chaîne israélienne Aroutz 10.

Amos Gilad, haut responsable du ministère de la Défense, a précisé qu’aucune date n’avait été fixée pour la reprise des pourparlers dans la capitale égyptienne.

Gilad a également indiqué que le Hamas ne s’était pas réarmé et n’avait pas profité de la trêve pour creuser de nouveaux tunnels . Cette déclaration fait suite à un rapport publié par Al-Jazeera cette semaine affirmant que le Djihad islamique avait repris ses activités terroristes souterraines à Gaza, y compris à la frontière d’Israël.

« Le Hamas n’acceptera jamais d’abandonner ses armes . Mais à l’heure qu’il est, il n’est pas en train de se réarmer ou de creuser des tunnels, a affirmé Gilad sur Aroutz 2.

Jeudi, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Tzahi Hanegbi avait expliqué que le Hamas aurait de nouveau recours à la violence s’il ne parvenait pas à tirer des gains politiques des pourparlers au Caire.

Haniyeh : Israël ne comprend que la force

« La guerre à Gaza nous a enseigné une leçon importante, l’ennemi ne comprend que le langage de la force », a déclaré Haniyeh.

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AFP

Jeudi, Moussa Abou Marzouq avait estimé que « le Hamas pourrait être amené » à négocier directement avec Israël. MM. Haniyeh et Marzouq sont tous deux adjoints du chef du Hamas Khaled Mechaal, en exil au Qatar. Le premier vit dans la bande de Gaza tandis que le second est au Caire. Israël a déjà rejeté l’hypothèse de M. Abou Marzouq, tandis que M. Haniyeh a affirmé samedi qu’il n’y aurait « pas de négociations directes avec l’ennemi sioniste », appelant l’Autorité palestinienne et son président Mahmoud Abbas « à revoir leur stratégie de négociation ».

Palestiniens et Israéliens doivent prochainement reprendre les négociations indirectes au Caire pour pérenniser le cessez-le-feu entré en vigueur fin août dans la bande de Gaza. Ces discussions doivent notamment régler les questions les plus épineuses laissées en suspens à l’issue de 50 jours de guerre, dont celle de la démilitarisation du Hamas, réclamée par Israël pour donner son feu vert à la reconstruction de l’enclave.

A ce sujet, M. Haniyeh, un des plus hauts responsables du Hamas dans la bande de Gaza, a affirmé que  » les armes de la résistance sont une ligne rouge « . « On ne peut en faire une monnaie d’échange pour la reconstruction, les armes de la résistance sont légitimes et le seront jusqu’à la libération de la Palestine », a-t-il lancé lors d’un discours public à Gaza.

(AFP)

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michel boissonneault

israel ne comprend que la force…. pourtant dans les petites écoles d’israel l’enseignement est tout sauf
la violence ni l’enseignement et la manipulation des armes contrairement dans les écoles de gaza…
donc lorsqu’un membre du hamas fait une déclaration alors pour moi il y a très peu de crédibilité
et la vérité est que le hamas refuse toute forme de négociation car dans leur constitution est de ne jamais
reconnaître les juifs peu importe ou ils se trouvent sur la planète