SAINT-AMAND-MONTROND (Cher), 5 mai 2010 (AFP)
La municipalité de Saint-Amand-Montrond (Cher) a inauguré mercredi une « Esplanade des Justes » en hommage aux défenseurs des familles juives pendant l’Occupation et pour tourner la page Maurice Papon, maire de la ville pendant 12 ans, a constaté un correspondant de l’AFP.

Une stèle a été dévoilée sur l’esplanade, située en centre-ville, afin d’honorer les 17 Justes du Cher connus, dont deux de la localité. Un message de Simone Veil, ancienne ministre, membre de l’Académie française et rescapée d’Auschwitz, a été lu ensuite dans la salle des fêtes en raison de la pluie.
« Il fallait rendre leur fierté aux Saint-Amandais qui ont connu un passé glorieux pendant la guerre », a déclaré à la presse Thierry Vinçon (UMP), maire depuis 2008 de cette commune de 11 500 habitants. Pour autant, « on ne peut pas gommer Maurice Papon », l’ancien haut fonctionnaire de Vichy condamné en 1998, pour complicité de crimes contre l’humanité, a-t-il souligné. Maire de Saint-Amand-Montrond entre 1971 et 1983 et également député du Cher, Papon avait abandonné sa fonction de maire quelques années après le début des procédures judiciaires à son encontre.
Seul fonctionnaire français poursuivi pour « complicité de crimes contre l’humanité » pour sa responsabilité dans la déportation de Juifs pendant la Seconde guerre mondiale, Maurice Papon, décédé en 2007, à 96 ans, avait été renvoyé devant les assises en 1996, après 16 ans de procédure. Au terme d’un procès de six mois, il avait été condamné à dix ans d’emprisonnement. Incarcéré en octobre 1999, il avait été libéré trois ans plus tard pour raison de santé.
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