La révolution égyptienne et le mythe d’Israël

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Comment la révolution égyptienne démystifie le mythe d’Israël comme cause de l’instabilité au Moyen-Orient. Du point de vue israélien, l’un des éléments les plus frappants de la révolution qui a lieu en Egypte, en Tunisie et dans d’autres parties du monde arabe est combien tout cela ne nous concerne pas.


Pour les dizaines de milliers de protestataires qui ont parcouru les rues égyptiennes pendant le week-end, en bravant le couvre-feu et en réclamant le départ du président Hosni Moubarak, Israël et les palestiniens ne font tout simplement pas partie du programme.

Et ce fut la même chose pendant la Révolution de Jasmin en Tunisie au début du mois, et de même lors des démonstrations qui ont lieu par intermittence en Jordanie, au Yémen, en Algérie et au Maroc. Pas de cris de mort à Israël, pas de panneaux “lever le siège de Gaza”, pas de chants contre les projets de logements à Ariel.

Et tous ceux qui répondraient à cela en demandant quelle sorte de peuple égoïste penserait que tout le concerne, qu’il est le centre de tous les développements régionaux, il suffit de se reporter simplement à ce que disent depuis des années le Président des USA Barak Obama, le Président US de l’Administration des Chefs d’Etat-Major des Armées, Mike Mullen, le chef de la politique étrangère de l’UE Catherine Ashton et le Président français Nicolas Sarkozy : à savoir que la question israélo-palestinienne est la principale source de trouble et d’agitation au Moyen Orient.

Même si on élimine cette source d’antagonisme, cet argument perdure : la stabilité serait plus facile à obtenir dans la région si on retirait Israël de la Rive Occidentale, et si on arrêtait la construction d’un nouveau complexe d’appartements à Guilo.

Réellement ? En vérité ? Imaginons qu’il y a deux ans, Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité Palestinienne ait accepté les bras ouverts l’offre du Premier Ministre Ehud Olmert d’un état palestinien sur près de 95 pour cent du territoire, avec un échange de terre pour le reste, la moitié de Jérusalem et un consortium international pour le contrôle du “Holy Basin” (Périmètre Sacré), est-ce que Mohamed Bouazizi en Tunisie ne se serait pas immolé par le feu, est-ce que des flots de gens ne seraient pas en train de marcher maintenant en Egypte contre le régime autocratique de Moubarak.

Herb Keinon, The Jerusalem Post

Traduction pour Info’SION, Edith Brenner

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